RITUAL CRIMES ARE BLEACHED BY THE GABONESE JUDICIAL SYSTEM. LES CRIMES RITUELS SONT LAVÉS À L’EAU DE JAVEL PAR L’APPAREIL JUDICIAIRE GABONAIS







English Version


Already known for its mysterious and unorthodox workings, the Gabonese legal universe is becoming downright mystifying when one considers the systematic bleaching of cases involving important individuals on whom there are serious suspicions of sponsorship of ritual murders.

The legal universe is vast and diffuse. It is not just the corporatist coterie of black or red robes lined with ermine. The judicial system is a public service to the people through its various parts. The judicial system has on one of its ends the police, hence the term Judicial Police, and on the other, the prisons. In between, there are courts, lawyers, assessors, officials, politicians, the parliament that passes laws etc…

The police in a functional republic have a mission to discover violations and crimes, to find the perpetrators, to entrust them to the courts for trial and sentencing. But in Gabon, we are witnessing a "magic" consisting of making the justice system, in its security (police) and administrative (jurors) forms, engage in a systematic cleaning of all cases of ritual crimes, stripping them of all their incriminating elements and trivializing them so the sponsors are simply never worried.

During the march high jacked by Sylvia Bongo, a memorandum on ritual crimes was theatrically presented to Ali Bongo. While we are not aware of the content of this memorandum, we think that given the active cooperation of the NGO ALCR (Association for the Fight Against Ritual Crimes) for that march, this memorandum was enumerating many instances of ritual crimes that have occurred in recent years in Gabon. Therefore, it is totally unacceptable that after the march, after all the cases that have been documented by the Gabonese press, including the state media which cannot be suspected of any intelligence with the opposition, that Madam Attorney General of Gabon tells us that in the Gabonese judicial system, there are only three cases of ritual crimes under consideration. This is a pair of slaps to the intelligence of the Gabonese people and to the pain of families which are being inflicted an additional psychological torture. All complaints following the hundreds of bodies found in the country are likely to remain unanswered.

But where it gets to be folklore, despite the seriousness of the subject and the horror of these crimes, is when the judicial system transforms historical facts with accounts as tough as steel, into exercises of legal laundry with bleach, where coroner reports are rewritten despite the fact that minutes are already sealed; where witnesses are forced to testify to say the opposite of what they had said previously; and where ultimately, the system belies a forensic pathologist and more than a hundred witnesses describing what they have found as morphologically recognizable human organs, by arguing that these organs were just pieces of pachyderm meat. The Gabonese judicial system has even found a way to explain the disappearance of a heart on a corpse found with the chest opened, by the world's first medical description of a heart of the victim that has simply "fell" in his abdomen. No, they are bold!

But why the Gabonese system goes through all this trouble to remove anything that might be a case of ritual crimes? We asked a friend about this blog who is in a position to respond, for being a keen observer of the Gabonese body politics. This friend of the blog went where others are reluctant to go. He told us that what appears externally as a social irresponsibility and a series of criminal lies, is totally logical for those who are within the existing system, as ritual crimes are nowadays the "energy" that feeds the profiteering, cronyism and political banditry at the highest levels of the state. What is perceived externally as an unbearable runaway number of abuses on innocent victims, is considered internally by the college of sponsors who is also the principal part ruling the country, as the glue needed to create powerful esoteric links which are their only means, they believe, of obtaining, maintaining and sustaining power.

Dear readers, Rigobert Ikamboyat Ndeka is a link in the supply chain of human organs to the central consumption that is the heart of power. You understand that this man cannot be convicted because it is the whole system that would be in danger. The government pretends to be powerless against ritual crimes simply because the sponsors are the same ones who should prevent these crimes, so the easiest way is to sanitize the cases brought before the justice system, because human organs are necessary ingredients to this regime. How would you imagine that this system could go to war against its own barbarism?


Version Française


Déjà connu pour son fonctionnement mystérieux et peu orthodoxe, l'univers juridique gabonais devient carrément mystifiant quand on constate le passage à l’eau de javel des affaires concernant les gros justiciables sur lesquels pèsent de lourds soupçons de commandite de crimes rituels.

L’univers juridique est très vaste et diffus. Ce n’est pas que le cénacle corporatiste des toges noires ou rouges bordées d'hermine. Le système judiciaire est un service public rendu au peuple par le truchement de ses différents organes. Le système judiciaire a à une de ses extrémités la police, d’où le terme: Police Judiciaire; et à l’autre les prisons. Entre les deux, il y a les tribunaux, les avocats, les assesseurs, les fonctionnaires, les politiciens, les différentes cours, le parlement qui vote les lois etc.

La police judiciaire dans une république fonctionnelle, a pour mission de découvrir les infractions et crimes, d'en rechercher les auteurs, de les confier aux tribunaux pour jugement et sentence. Mais au Gabon, nous assistons à une « magie » qui consiste à faire que le système judiciaire, dans ses formes sécuritaires (police) et administratives (les jurés), se livre désormais à un nettoyage systématique de toutes les affaires de crimes rituels, en les dépouillant de tous leurs éléments incriminant et en les banalisant de manière à ce que les commanditaires ne soient purement et simplement jamais inquiétés.

Lors de la marche de récupération de Sylvia Bongo, un mémorandum sur les crimes rituels aurait été théâtralement remis à Ali Bongo. Si nous n’avons connaissance du contenu de ce mémorandum, nous pouvons penser que vu la coopération active de l’ONG ALCR (Association de Lutte Contre les Crimes Rituels), à cette marche, ce mémorandum faisait l’énumération de nombreux cas de crimes rituels répertoriés au Gabon ces dernières années. Il est par conséquent totalement inadmissible, qu’après cette marche, qu’après tous les cas qui ont été documentés par la presse gabonaise, y compris la presse d’Etat dont on ne saurait soupçonner la moindre intelligence avec l’opposition; que madame le procureur de la république gabonaise viennent nous dire que dans le système judiciaire gabonais, seuls trois cas de crimes rituels soient à l’examen. Ceci est une paire de gifles aller-retour à l’intelligence des gabonais et à la douleur des familles à qui le pouvoir inflige un supplément de torture psychologique. Toutes les plaintes déposées faisant suite à des centaines de corps retrouvés dans tout le pays, resteront vraisemblablement sans suite.

Mais là où ça devient folklorique, malgré la gravité du sujet et l’horreur de ces crimes, c’est quand ce système judiciaire transforme des faits avérés avec témoignages en acier trempé, en des exercices de blanchissage au javel juridique, où on fait réécrire à des médecins légistes des procès-verbaux déjà pourtant scellés; où on fait re-témoigner des gens pour qu’ils disent tout le contraire de ce qu’ils avaient déjà dit; et où finalement, on fait mentir un médecin légiste et plus d’une centaines de témoins en leur disant que ce qu’ils ont constaté comme étant des organes humains morphologiquement reconnaissables, ne sont que des morceaux de viande de pachyderme. Le système judiciaire gabonais a même trouvé le moyen d’expliquer la disparition d’un cœur sur un cadavre retrouvé avec la cage thoracique ouverte par cette première médicale mondiale voulant que le cœur de la victime soit simplement « tombé » dans son abdomen. Non, il faut le faire !

Mais pourquoi le système gabonais se donne tout ce mal à éliminer tout ce qui pourrait constituer un cas de crime rituel ? Nous avons posé la question à un ami de ce blog qui est en position d’y répondre, pour être un observateur averti du milieu politique gabonais. Cet ami du blog est allé là où d’autres hésitent encore à aller. Il nous a dit que ce qui apparait en externe comme une irresponsabilité sociale et une série mensonges criminels, soit totalement logique pour qui est à l’intérieur du système en place, car les crimes rituels sont aujourd’hui « l’énergie » qui alimente l’affairisme, le clientélisme et le banditisme politique au plus haut sommet de l’Etat. Ce qui est perçu en externe comme un emballement insupportable de violence envers d’innocentes victimes, est compris en interne, par le collège des commanditaires qui est aussi la principale composante dirigeante du pays, comme la glue nécessaire à la création de puissants liens ésotériques qui sont les seuls moyens, croient-ils, d’obtention, de maintien et de pérennisation du pouvoir.

Chers lecteurs, Rigobert Ikamboyat Ndeka est un maillon de la chaine d’approvisionnement des organes humains à la centrale de consommation qu’est le cœur du pouvoir. Vous comprenez donc que ce monsieur ne peut pas être trouvé coupable car c’est tout le système qui serait en danger. L’Etat fait semblant d’être impuissant face aux crimes rituels simplement parce que les commanditaires sont ceux-là même qui devraient sanctionner; alors le plus simple est d’aseptiser les cas portés devant le système judiciaire, car les organes humains sont de nécessaires ingrédients à ce pouvoir. Comment voulez-vous que ce régime aille en guerre contre sa propre barbarie?

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