TESTIMONY REGARDING THE SITUATION OF GABONESE SCHOLARSHIP STUDENTS IN MOROCCO. TÉMOIGNAGE Á PROPOS DE LA SITUATION DES ÉTUDIANTS BOURSIERS GABONAIS AU MAROC






English version


Dear readers, we received this testimony from a Gabonese student in Morocco and faithful reader of our blog, telling us of the quite unnecessary suffering that the Gabonese students in that country are forced to experience. This is about the capacity of these students to live and study properly because their scholarships are not paid according to the announced chronology. In fact, the last two installments have not been paid to them and their numerous requests with the Gabonese authorities are faced with a set of promises that never end. Below is the text of our compatriot.



DIVERSION OF FUND OR CAMOUFLAGED ERROR? The ANBG SENDS FALSE DOCUMENTS TO THE EMBASSY IN MOROCCO


The story takes place in Morocco, a country which has for a long time received many Gabonese scholarship students. Winter is in full swing, yes Morocco has a relatively cold winter, and students are trying to go about their business. The end of the school year is fast approaching and with it the final exams too, with their share of stress. But that is not so much what concerns at the moment, these Gabonese students; the future ELITE of the country. Not what concerns the elite in this crucial period of the end of the year is much more tangible: THE SCHOLARSHIPS!

The financial situation of these students is indeed on the razor's edge, since for more than three months now their scholarships have not arrived. A previous delay of the delivery of the grants had already wreaked havoc, decimating the meager savings that a student can have from their parents sending what they can from the home country. But with this new delay, questions remain in light of the new provisions of "bank transfer" announced by the authorities to great fanfare. The fear of not being listed on the mysterious lists is on everyone's lips. The incomprehensible silence of the embassy on the other hand, sharpens gossips and rumors which are being peddled, students in their minds can now only expect the worst.

While the debate on public affairs must be "public", students receive on the sly, as an aside, scholarship listings, requesting for some students who are late to provide their bank statements as they are told: the scholarships will be paid. The emotion is palpable in both Gabonese student’s side as well as tenants of the surrounding stores where students exhaust their cash reserves and negotiate the magnanimity of tenants by promising next payment because: the scholarship payments are on their way, the money is coming. But inexorably, time passes and no scholarship on the horizon. May arrives and burns quickly. No money. At the Embassy there are no news, the instructions are clear. At the Embassy, therefore, a standardized response is formally given to the students concerned about the non-payment of scholarships: "We do not manage scholarships!". In consolation, a contact phone number is given to students to call directly the ANBG (National Agency of Scholarship of Gabon); it is inactive.

The new ambassador finally arrives. After more than a year of vacation, the position of Ambassador is finally occupied. A new ray of hope? Perhaps indeed, because only a few days after his meeting with student representatives, a headline appeared online: "A transfer order" is in preparation.

The ANBG has transferred the scholarship money since June 3, they say, justifying the delay by the waiting of the RIB of some other students. Once again, the announcement received, calm returns and the year-end exams helping, the students return do what they are there for: studies!

But Disneyland never opened its doors in Gabon, the fairy tale quickly becomes a nightmare. As time passes, no scholarship payment. Time passes, but it passes a lot slower than the savings of our students; and a new twist emerges:

The expected and announced "transfer" by the government is not there. Worse, we are informed that the document provided as proof of transfer is a fake! So what to do? Between an embassy claiming non jurisdiction on the issue, an ANBG left in silence, disgruntled owners for unpaid rents, bills to pay, exams to pass?

Nothing! In the land of lions of the atlas, the Gabonese students in final exams can go nowhere to claim their rights. Then, the following of the series will be in an upcoming episode probably after final exams, for those who would have not yet been thrown into the street!



Version française


Chers lecteurs, nous avons reçu ce témoignage d’un étudiant gabonais au Maroc, et fidèle lecteur de notre blog; venant nous faire part des souffrances tout à fait inutiles que sont forcés de vivre les étudiants gabonais dans ce pays. Il est ici question des capacités de ces étudiants à vivre et étudier convenablement, car les bourses ne leur sont pas versées selon la chronologie annoncée. En fait, les deux dernières bourses ne leur ont pas toujours été versées et leurs nombreuses requêtes auprès des autorités gabonaises se heurtent à un petit jeu de promesses qui n’en finissent plus. Ci-dessous, le texte de notre compatriote.



DÉTOURNEMENT DE FOND OU ERREUR CAMMOUFLÉE ? L’ANBG ENVOIE DE FAUX DOCUMENTS Á L’AMBASSADE AU MAROC


L’affaire se déroule en terre chérifienne, donc au Maroc ; territoire d’accueil depuis longtemps déjà de nombreux étudiants boursiers gabonais. L’hiver bat son plein, oui le Maroc a un hiver relativement froid, et les étudiants s’efforcent de vaquer à leurs occupations. La fin de l’année scolaire approchant à grands pas et avec elles les examens finaux aussi, avec leur lot de stress. Mais ce n’est pas tant ce qui préoccupe dans le moment, le fleuron estudiantin gabonais; la future ELITE du pays. Non ce qui préoccupe cette élite en cette période cruciale de fin d’année est bien plus tangible: LA BOURSE !

La situation financière de ces étudiants est en effet sur le fil du rasoir car depuis plus de trois mois leur bourse n’est toujours pas arrivée. Un précédent retard prononcé de la bourse avait déjà fait des ravages, décimant les maigres économies qu’un étudiant puisse avoir de ces parents lui expédiant ce qu’ils peuvent depuis le pays. Mais avec ce nouveau retard, la question reste entière au vu des nouvelles dispositions « virement bancaire » annoncées par les autorités à grand renfort de publicité. La peur de ne pas être répertorié sur les mystérieuses listes est sur toutes les lèvres. L’incompréhensible mutisme de l’ambassade d’autre part, aiguise les ragots et fait se colporter la rumeur, aiguisant les esprits qui ne peuvent désormais que s’attendre au pire.

Alors que le débat sur la chose publique doit être « public », les étudiants reçoivent en catimini, en aparté, les états de bourses demandant, aux passages, à certains étudiants retardataires de fournir leurs relevés bancaires car leur dit-on, la bourse arrive. L’émotion est palpable tant chez les étudiants Gabonais que chez les tenanciers des épiceries environnantes ou les étudiants épuisent leurs réserves et négocient la magnanimité des tenanciers en leur promettant paiement prochain car: la bourse arrive; la bourse est là. Mais inexorablement, le temps passe et point de bourse à l’horizon. Le mois de mai arrive se consume rapidement. Pas de bourse. A l’ambassade point de nouvelles; les consignes sont claires. A l’Ambassade donc, une réponse standardisée est donnée formellement aux étudiants préoccupés par le non-paiement des bourses : « Nous ne gérons plus les bourses !». En consolation, un numéro de téléphone contact est donné aux étudiants pour appeler directement l’ANBG (l’Agence Nationale des Bourses du Gabon); celui-ci est inactif.

Le nouvel ambassadeur arrive enfin. Après plus d’un an de vacation, le poste d’Ambassadeur est enfin occupé. Une nouvelle lueur d’espoir ? Peut-être en effet, car quelques jour seulement après sa rencontre avec les représentants étudiants, une photo apparait en ligne: « Un ordre de virement » serait en préparation.

L’ANBG aurait viré les bourses depuis le 3 Juin, dit-on ; justifiant leur retard par l’attente des RIB de certains autres étudiants. Une nouvelle fois, cette annonce reçue, le calme revient et les examens de fin d’années aidant, les boursiers retournent faire ce pourquoi ils ont eu leur bourse : les études!

Mais Disneyland n’a jamais ouvert ces portes au Gabon ; le conte de fée devient vite un cauchemar. Le temps passe, pas de bourse. Le temps passe, mais il passe beaucoup moins vite que les économies de nos étudiants bien entendu; et un nouveau retentissement surgit:

Le « virement » tant attendu et annoncé par les autorités n’est pas là. Plus grave, on est informé que le document fourni comme preuve de virement est un faux! Alors que faire ? Entre une ambassade se disant incompétente sur la question, une ANBG qui reste dans le mutisme, des propriétaires mécontents car les loyers sont impayés, des factures à régler, des examens à passer?

Rien !!! Au pays des lions de l’atlas, les étudiants gabonais en examens ne peuvent aller revendiquer leur droit à qui que ce soit. Alors la suite du feuilleton dans un prochain épisode sans doute après les examens finaux, pour ceux qui n’auront pas encore été jetés dans la rue!

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