THE MEANING OF THE INDIGNANTS FORUM: NO TO SERVITUDE FOR WHO IS NOT FREE IS NOT MAN! LE FORUM DES INDIGNÉS: NON Á LA SERVITUDE CAR QUI N’EST LIBRE, N’EST HOMME!




Jean Eyeghe-Ndong, at the center, former Gabonese Prime Minister
Jean Eyeghe-Ndong, au centre, ancien Premier Ministre
(photo MOE)




English Version


On July 17, 1851, Victor Hugo, the great French writer, armed only with his pen, refused the revision of the Constitution submitted to the vote of the Assembly by Louis Bonaparte to allow him to be re-elected President of the Republic. The eminent poet and writer published a sharp edged pamphlet in which he explains his refusal. He writes:

"After Napoleon the Great, I do not want to Napoleon the Small!" It will give the following title to a collection of poems against the dictatorship: " Natural and Necessary Tendencies of Napoleon the Little."

Dear readers, for daring to stand up against tyranny in his country and to the hereditary power which were rampant in the mid-19th century, Victor Hugo will be persecuted and forced to spend 20 years of his life in exile, away from his family.

Like Victor Hugo and others who only had their arguments and courage to oppose to the “omnipotent” hereditary dictatorship that seemed endless, the grouping of Indignants of Gabon, declared or not, stands, takes a stance to remind everyone that freedom is not threatened in Gabon; it has already been utterly destroyed and must be reconquered!

Dear readers, for this blog, the Forum of the Indignants of Gabon responds to the need to secure and fertilize the Gabonese human freedom and therefore impede the conditioning within which the Bongo regime would like to continue to lock them. That forum contributes to the background work which suggests that freedom is obtained from struggle, awareness and knowledge of self. Indeed for the Bongo regime, there can be no freedom but the one that is declared by them, within their prescribed perimeters and parameters. This somewhat peculiar freedom that the regime imposes on the Gabonese people, is one that promotes permissiveness and debauchery. Those who like the Indignants of Gabon, want a social moral and political code that is tangible in the country, are subject to demonization and discredit. Simply put, in the Bongos’ Gabon, freedom boils down to what is decided by the powers that be. Period!

Like Victor Hugo who said that he did not want Napoleon the small, the Indignants of Gabon are saying that they do not want Bongo the son in place of Bongo the father. Just like Victor Hugo, they do not want to enroll in this hereditary and disastrous logic for our country. To all those who respond that their efforts are only theological sermons, wishful thinking, the indignants reply that the reality is that a human being, even in Gabon, can be said to be free to the extent that nothing compels them to do anything and that this goal is noble and achievable by whomever has courage and endurance. For the Indignants of Gabon, freedom is a value because it is a conquest and is ill-suited for falsehood.

In his pamphlet: "Napoleon the Small" Victor Hugo wrote:

What can he do? All
What does he do? Nothing
With this full power
In eight months a man of genius
Would had changed the face of France
Europe may be.
But then, he took France
And do not do anything with it.
God knows that the President is busy:
He rages, he touches everything, he runs after projects;
Because he cannot create, he decrees, he seeks
To counter his nullity; the consequence is
Perpetual motion, but alas!
This wheel is running on empty.

The man who, after seizing power
Married a foreign princess
Is an advantageous careerist.
He loves vanity, glitz, big words,
What sounds, what shines, all the trappings of power.
He has money going for him, premiums, banks, stock exchange, safe.
He has quirks, he must satisfy them.
When one measures the man and finds him so small
and then measures success and finds it enormous
it is impossible that the mind does not experience a few surprises.
We will add cynicism to that, because France, he tramples on it,
He laughs at it, he braves it, denies it, insults it and mocks it!

Sad sight is the gallop through the absurd,
Of a mediocre man going at full speed!

Dear readers, you will have no trouble recognizing that these lines are absolutely applicable to Ali Bongo. One would think that two centuries ago, Hugo was describing his small majesty of Gabon.



Version française


Le 17 juillet 1851, Victor Hugo, le grand écrivain français, armé seulement de sa plume, avait refusé la révision de la Constitution soumise au vote de l’Assemblée par Louis Bonaparte pour lui permettre d’être réélu à la présidence de la République. L’éminent poète et écrivain publie un pamphlet dans lequel il est tranchant sur les raison de son refus. Il écrit :

"Après Napoléon-le-Grand, je ne veux pas de Napoléon-le-Petit !" Il donnera le titre suivant à un recueil de poèmes flagellatoires à la dictature: « Pendant Naturel et Nécessaire de Napoléon-le-Petit ».

Cher lecteurs, pour avoir osé se dresser contre la tyrannie dans son pays et le pouvoir héréditaire y sévissant au milieu du 19ième siècle, Victor Hugo sera persécuté et contraint de passer 20 ans de sa vie en exil, loin des siens.

Comme Victor Hugo et les autres qui n’avaient que leurs arguments et leur courage à opposer à « l’omnipotente » dictature héréditaire qui semblait sans fin, le regroupement des Indignés du Gabon, déclarés ou non, se dresse, se met debout pour rappeler à tous que la liberté n’est pas menacée au Gabon; elle est anéantie et doit être reconquise!

Chers lecteurs, pour ce blog, le Forum des Indignés Gabonais répond au besoin de sécuriser et fertiliser la liberté humaine des gabonais et par conséquent, faire obstacle aux conditionnements dans lesquelles le régime Bongo voudrait continuer à l’enfermer. Ce forum participe au travail fond qui veut que la liberté s’obtienne à la force du poignet, de la conscience et de la connaissance de soi. En effet pour le régime Bongo, il ne peut exister de liberté que celle instaurée par eux, dans les périmètres et paramètres encore déterminés par ce même pouvoir en place. Cette liberté un peu particulière que le pouvoir impose au Gabonais, est celle qui fait la promotion du laxisme et de la débauche. Ceux qui comme les indignés du Gabon, veulent d’une morale sociale et politique tangible dans le pays, sont soumis à la diabolisation et au discrédit. Tout simplement, au Gabon des Bongo, la liberté se résume à ce qu’en décide le pouvoir en place. Point barre!

Comme Victor Hugo qui disait ne pas vouloir de Napoléon-le-petit, les Indignés gabonais disent ne pas vouloir de Bongo fils à la place de Bongo père. Comme Victor Hugo, ils ne veulent pas s’inscrire dans cette logique héréditaire et désastreuse pour notre pays. A tous ceux qui leur répondent que leurs efforts ne sont que des prêches théologiques, des vœux pieux; les indignés répondent que la réalité reste qu'un un être humain, même gabonais, peut être dit libre, dans la mesure où rien ne le contraint à faire quoi que ce soit et que cet objectif soit noble et atteignable à celui qui s’arme de courage et d’endurance. Pour les indignés gabonais, la liberté est une valeur parce qu'elle est une conquête et s’accommode mal de la fausseté.

Dans son pamphlet : «Napoléon-le-petit» Victor Hugo écrit ce qui suit:

Que peut il ? . Tout
Qu'a t' il fait ? . Rien
Avec cette pleine puissance,
en huit mois un homme de génie
eut changé la face de la France,
de l'Europe peut être.
Seulement voilà, il a pris la France
et n'en sait rien faire.
Dieu sait pourtant que le Président se démène:
il fait rage, il touche à tout , il court après les projets;
ne pouvant créer , il décrète ; il cherche
à donner le change sur sa nullité ; c'est
le mouvement perpétuel; mais , hélas !
Cette roue tourne à vide.

L'homme qui, après sa prise de pouvoir
à épousé une princesse étrangère
est un carriériste avantageux .
Il aime la gloriole, les paillettes, les grands mots ,
ce qui sonne, ce qui brille, toutes les verroteries du pouvoir.
Il a pour lui l'argent, l'agio, la banque, la bourse, le coffre-fort .
Il a des caprices, il faut qu'il les satisfasse.
Quand on mesure l'homme et qu'on le trouve si petit
et qu'ensuite on mesure le succès et qu'on le trouve énorme ,
il est impossible que l'esprit n'éprouve pas quelques surprises.
On y ajoutera le cynisme car, la France, il a foule aux pieds,
lui rit au nez , la brave, la nie, l'insulte et la bafoue !

Triste spectacle que celui du galop, à travers l'absurde,
d'un homme médiocre échappé !

Chers lecteurs, vous n’aurez eu aucun mal à reconnaitre dans ces lignes, les caractéristiques applicables à Ali Bongo. On aurait cru que deux siècles auparavant, Hugo décrivait sa petite majesté du Gabon.

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