THE VEHICLE OF AN INDEPENDENT JOURNALIST IS TORCHED, A WARNING? LE VÉHICULE D’UN JOURNALISTE INDÉPENDANT EST MIS Á FEU; UN AVERTISSEMENT?




Photo: Jonas Moulenda


English version


His name is Maximin Mezui and is Managing Editor of the independent newspaper "La Une" that we publish fairly regularly on this blog. He is therefore a journalist "not-aligned" on the wishes of those in power. On the night of Monday, June 24, 2013, his car, a Mitsubishi Pajero, was torched outside his home.

In a normal country, this incident would have been rightly considered a regular crime and the public would have had every justification to allow the competent authorities to conduct their investigation quietly, knowing that it may lead to a resolution. But here we are in Gabon and not in a normal country. We are in a country where independent journalists are regularly threatened, arrested and sometimes sequestered as was the director of the newspaper "Echos du Nord" who was abducted by the police and locked in the trunk of an unmarked car and driven to an unknown destination; or Jonas Moulenda of the journal “L’Union”, a regular recipient of intimidations of every kind.

In a country where newspapers who dare to be too analytically objectives are systematically banned; in a country where a journalist who says that some stratospheric enrichments are necessarily illegal, is accused of defamation; in a country where a journalist who describes a ritual crime is threatened of death, one cannot fail to assume that the burning of Maximin Mezui’s car is the result of people trying to intimidate him, wanting to induce him to silence.

Everyone knows that it is not decidedly good to be an independent journalist non-aligned on the wishes of the regime in Gabon. When they are not being followed by individuals in unmarked cars, they are threatened by appalling SMS. Tracking and trailing people, wiretapping, are the prerogative of intelligence agencies. It is therefore no exaggeration to suggest that Gabonese journalists seeking to expose political abuse and non-compliance with human rights are the target of a regime that puts intelligence services to their trail and subjected them to psychological pressure with the aim of getting across the message that any criticism of the regime is an invitation to be harassed.

This blog does not hesitate, because of the observed facts and the antecedents of the repressive regime, to say that the fire seems to be a deliberate act by those who choose to persecute any contrary voice to the will or opinion of the dictatorship. The Bongo regime is allergic to freedom of expression, but the repression and intimidation will not stop free Gabonese people. These threats and intimidations will have precisely the opposite effect of what is sought by the regime; in that independent journalists non-aligned will double their efforts to do their work in Gabon, so that the rights of the Gabonese people to be informed; and this while battling intimidations and other threats.

So goes the Bongos’ Gabon


Version française


Il s’appelle Maximin Mezui; il est Directeur de Publication du journal indépendant « La Une » que nous relayons assez régulièrement d’ailleurs sur ce blog. C’est donc un journaliste « non aligné » sur desiderata du pouvoir en place. Dans la nuit du lundi 24 Juin 2013, son véhicule de marque Mitsubishi Pajero a été incendié par des inconnus, devant son domicile.

Dans un pays normal, cet incident aurait été à juste titre considéré comme un fait divers et le public aurait eu toutes les justifications à laisser les autorités compétentes conduire en toute quiétude leur enquête, sachant que celle-ci aboutirait éventuellement à une résolution. Mais nous sommes ici au Gabon et non dans un pays normal. Nous sommes dans un pays où les journalistes indépendants sont régulièrement menacés, arrêtés et parfois même séquestrés comme l’a été le Directeur du journal « Echos du Nord » qui fut enlevé par la police et enfermé dans le coffre arrière d’une voiture banalisée vers une destination inconnue; ou encore Jonas Moulenda de l’Union, un habitué des intimidations en tout genre.

Dans un pays où les journaux qui osent se montrer trop analytiquement objectifs sont systématiquement interdits, dans un pays où un journaliste qui affirme que certains enrichissements stratosphériques soient forcément illicites, sera accusé de diffamation; dans un pays où un journaliste qui constate un crime rituel est menace de mort; on ne peut manquer de présumer que la mise à feu du véhicule de Maximin Mezui soit le fait de personnes voulant l’intimider, voulant l’induire au silence.

Tout le monde sait qu’il ne fait décidément pas bon d’être journaliste indépendant non aligné sur les vœux du pouvoir au Gabon. Quand on n’est pas pris en filature par des individus en voiture banalisée, ce sont des menaces par SMS qui affluent, toutes aussi exécrables les unes que les autres. La filature, les écoutes téléphoniques, sont l’apanage de services de renseignements. Il n’est donc pas exagéré de penser que les journalistes gabonais cherchant à dénoncer les abus politiques et le non-respect des droits de l'homme sont la cible du pouvoir qui met les services de renseignements à leur trousse et leur fait subir une pression psychologique avec pour objectif de faire passer le message selon lequel toute critique du régime soit une invitation être harassé.

Ce blog n’hésite donc pas, devant les faits constatés et les antécédents répressifs du régime, d’affirmer que cet incendie nous semble être un acte délibéré de ceux qui choisissent de persécuter toute voix contraire à la volonté ou à l’opinion de la dictature. Le régime Ali Bongo est allergique à la liberté d’expression, mais la répression et les intimidations n’arrêteront pas les gabonais libres. Ces menaces et intimidations auront précisément l'effet contraire que celui recherché par le régime; les journalistes indépendants non alignés doubleront leurs efforts pour faire leur travail en Gabon, c'est-à-dire défendre les droits des gabonais à l’information; et ce contre intimidations et autres menaces.

Ainsi va le Gabon des Bongos

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