WHO MANAGES GABON’S TREASURY? QUI GÈRE LA TRÉSORERIE DU GABON?




English version

When one looks at the way Gabon is ruled, it is hard to say that the country’s institutions are managed by the best individuals it produces; the most innovative, inventive, sophisticated, and creative minds available in Gabon.

We are reminded of that fact again by the publication in the latest issue of La Lettre du Continent, of how the Gabonese Treasury is managed. It is less a case of an institution being managed for the good of the country, but for the benefits of a few people, if not of a single family.

In this article, La Lettre du Continent writes that Prime Minister Raymond Ndong Sima finds it difficult to respond positively to the various social demands, for the simple reason that the prime minister has no access or prerogatives to the management of the country finances. Without money, the promises made by Raymond Ndong Sima to various unions and social partners about salary increases and improvement of working conditions, remain dead letters. This article in the latest edition of the LCD also adds that Luc Oyoubi and Rose Ossoucah-Raponda, respectively Minister of Economy and Budget, have only in fact cosmetic roles aimed at the international institutions, but without any real power on managing Gabon’s financial issues. But then, in this context, who therefore controls the finances of Gabon?

LDC says that Gabon’s finances are held from Maixent Accrombessi’s office, Ali Bongo’s Chief of Staff, who uses a network called "light brothers" (Freemasons) to control all Gabonese public finances. This device has at its head, Yves-Fernand Manfoumbi, who is Director General of Budget, but also a member of the Grand Lodge of Gabon, the Masonic outfit headed by Ali Bongo. Yves-Fernand Manfoumbi responds only to Maixent Accrombessi and not to his supervisor, Rose Ossoucah-Raponda. Ditto for the Customs boss, Michel Odinga, who also is a member of that Masonic Lodge. Same scenario for Jean Michel Otandault, General Director of Financial Control, also a member of the Grand Lodge of Gabon. Finally, Yolande Okolatsogo, who is affiliated ethnically to Ali Bongo, and Serge Mickoto, the Director of the Gabon Investment Fund, which is the brother of Ali Bongo.

The mission of this device, according to LDC, is for Accrombessi to take control of all the financial workings of the country. The question that all Gabonese must ask is whether this approach can lead to good governance of the funds of the country? The reason for which this device has been established seems to be the organization of a plunder in opacity of Gabon's resources.


Version française

Quand on regarde la façon dont le Gabon est gouverné, il est difficile d’affirmer que les institutions du pays sont gérées par les meilleurs individus que produit la société, par les gens les plus novateurs, inventifs, sophistiqués, et créatifs disponibles au Gabon.

Ce fait est encore prouvé par la publication dans le dernier numéro de La Lettre du Continent, de la façon dont le Trésor Public gabonais est administré. Il s'agit moins d'une institution gérée pour le bien du pays, qu’une destinée à procurer des avantages à quelques personnes, si ce n'est à une seule famille.

Dans cet article, La Lettre du Continent écrit que le Premier Ministre Raymond Ndong Sima peine à donner une suite favorable aux divers revendications sociales, pour la simple et bonne raison que le chef du gouvernement n’a aucun accès ni prérogative, sur la gestion des finances du pays. Sans argent, les promesses que fait Raymond Ndong Sima aux divers syndicats et partenaires sociaux, au sujet de la revalorisation des salaires, de l’amélioration des conditions de travail, restent lettres mortes. Cet article dans la dernière édition de la LCD ajoute aussi que Luc Oyoubi et Rose Ossoucah-Raponda, respectivement Ministre de l’économie et du Budget, n’auraient en fait que des rôles cosmétiques pour satisfaire les institutions internationales, mais sans réel pouvoir sur la gestion des questions financières du Gabon. Mais alors, dans ce contexte, qui contrôle donc les finances du Gabon?

La LDC écrit que les finances du Gabon sont tenues depuis le bureau de Maixent Accrombessi, le Directeur de Cabinet d’Ali Bongo, qui se sert d’un réseau dit de «frères lumières» (francs-maçons) pour contrôler toutes les finances publiques du Gabon. Ce dispositif a pour tête de prou, Yves-Fernand Manfoumbi, qui est Directeur General du Budget, mais surtout membre de la Grande Loge du Gabon, l’obédience maçonnique que dirige Ali Bongo. Yves-Fernand Manfoumbi ne répond qu’à Maixent Accrombessi et non à son supérieur hiérarchique, Rose Ossoucah-Raponda. Idem pour le patron des Douanes, Michel Odinga, qui lui aussi est membre de la même loge maçonnique. Même scenario pour Jean Michel Otandault, le Directeur General du Contrôle Financier, lui aussi membre de la Grande Loge du Gabon. Finalement, Yolande Okolatsogo, qui elle est affiliée ethniquement à Ali Bongo; et Serge Mickoto, le Directeur du Fond Gabonais d’Investissement, qui lui est le beau-frère d’Ali Bongo.

La mission de ce dispositif, selon la LDC, est pour Accrombessi de maitriser tous les rouages financiers du pays. La question que tout Gabonais doit se poser est de savoir si cette façon de faire peut conduire à la bonne gouvernance des fonds du pays? La raison pour laquelle ce dispositif a été mis en place semble être l’organisation d’un pillage dans l’opacité des ressources du Gabon.

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