COULD ALI BONGO AND HIS TEAM PRESENT AN END OF THE YEAR REVIEW? SONT-ILS CAPABLES DE PRÉSENTER UN BILAN DE FIN D'ANNÉE?

The Gabonese Presidential Palace under Ali Bongo’s equatorial snow
Le Palais Présidentiel du Gabon sous la neige équatoriale d’Ali Bongo
(Photo: Sylvia Bongo Ondimba)




English version


What is a year end review?


In most democracies, the head of state or of government has to hold a press conference near the end of the year, to present to the country citizenry a review of all government activities and their impact in the lives of the population.


But in a dictatorship such as Ali Bongo's regime in Gabon, there is no such annual review because: a) a dictator does not have to answer to the people; b) Ali Bongo has no record to speak of.


Could Ali Bongo seriously make the claim in a press conference that he respects the dignity of the Gabonese people and their right to freely elect their leaders? Could he tell the Gabonese people that he believes that they deserve the opportunity to improve their lives in an economy that is built to benefits the many, not just the powerful few? Could Ali Bongo say that the people of Gabon should be governed by a rule of law that is clear, consistently and impartially enforced and just? He knows that he could never say these things, because he does not believe them and also because even if he did say these things, no one would believe him.


Because the Bongo regime remains fundamentally based on exclusion and limitation of political pluralism, there continues to be a restriction of political participation and non-possibility of a challenge by the society or its representative institutions (opposition parties, associations, unions, etc.) The key decisions in the country are made by a small core group of people, often of foreign origins. At the end of the year, the regime must do something; it is necessary that the system communicates in one way or another with the population. So, while heads of state like Obama are making true comprehensive year end reviews before the holidays break, Ali Bongo and his team perform what they do best: offer the little people an orgy of paternalistic consumerism, believing that these small celebrations without tomorrows are the expression of the special attention that the dictatorship pays to them.


This is masterfully expressed by the picture accompanying this post, because paradox of paradoxes, while Gabonese schools are currently closed due to the refusal of governments to meet the most basic demands of teachers and students, Ali Bongo finds nothing better than to symbolize the christmas holidays by "snowing up" the Gabonese Presidential Palace. The regime says that kids loved it. But the joy of these young people, we bet, would have melted like snow ... in the equatorial sun, when they got back home and saw: no electricity, no drinking water, mosquitoes galore, parent salaries still a pittance. They certainly did not console themselves by remembering that "snow" which was so resplendent under the equatorial sun.


Under the Bongo regime, now 46 years old, the dichotomies of the political scene persist, the forms of manipulation of opinions and balance games that allow them to perpetuate their power carry on. Dear readers, they will tell you everything but the essentials, they will amuse you with platitudes to avoid talking to you seriously. The regime will operate a real “dissection" of society, slicing it systematically, seeking to identify potential spoilsport, coopt them and if they resist, eliminate them; people perceived as passives will be encouraged and exhibited as examples "of emergence." They will tell you that rigged elections were biometric, that a member of the opposition who was allowed to win an election demonstrated that political pluralism in the country is allowed. They will tell you to please the Bongos, even that poor Mandela, upon leaving prison after 27 years, would have rushed to the feet of the Bongos before going anywhere else..., bullshit of course! They will tell you anything but the basics: how the country is governed? Who has access to the country's resources ? Why ate the Gabonese people so poor?


So goes Bongos’ Gabon





Version française



Qu'est-ce qu'un bilan annuel?


Dans la plupart des démocraties, le chef de l'Etat ou de gouvernement doit tenir une conférence de presse à la fin de l'année, afin de présenter aux citoyens du pays un bilan de toutes les activités gouvernementales et leurs impacts sur les populations.


Mais dans une dictature comme le régime d'Ali Bongo au Gabon, il n'ya pas de revue annuelle car: a) un dictateur n'a pas à répondre à la population; b) Ali Bongo n'a rien à présenter comme bilan.


Ali Bongo pourrait-il sérieusement déclarer lors d'une conférence de presse qu'il respecte la dignité du peuple gabonais et son droit d'élire librement ses dirigeants? Pourrait-il dire aux populations gabonaises qu'il croit qu'ils méritent la possibilité d'améliorer leur vie dans une économie construite pour satisfaire le plus grand nombre et pas seulement de quelques privilégiés? Ali Bongo pourrait-il dire que le Gabon devraient être un état de droit clair, cohérent, impartial et juste? Il sait qu'il ne pourrait jamais prononcer ces phrases, parce que non seulement il ne les croit pas, mais aussi parce que même s'il s'amusait à prononcer ces phrases, personne ne le croirait.


Vu que le régime Ali Bongo reste fondamentalement basé sur l'exclusion et la limitation du pluralisme politique, on continue d'observer une restriction de la participation politique et la non possibilité de contestation par la société́ ou ses institutions représentatives (partis d'opposition, associations, syndicats, etc.) Les décisions essentielles du pays sont prises par un petit groupe restreint, souvent issu de l'étranger. A la fin de l’année, il faut bien faire quelque chose; il faut bien que le régime communique d’une manière ou d’une autre avec sa population. Alors, pendant que des chefs d’états comme Obama font de véritables bilans exhaustifs et chiffrés avant la trêve des fêtes de fin d’année; Ali Bongo et son équipe effectuent ce qu’ils savent faire de mieux: offrir au petit peuple désœuvré une orgie de consumérisme empreinte de paternalisme, lui faisant croire que ces petites célébrations sans lendemains sont l’expression de l’attention particulière que lui porte la dictature.


Le constat est magistralement exprimé par la photo illustrant ce billet, car paradoxe des paradoxes, alors que les écoles gabonaises sont présentement fermées à cause du refus des gouvernants à satisfaire les demandes les plus élémentaires et des enseignants et des élèves, Ali Bongo ne trouve pas mieux que pour symboliser les fêtes de noël, « enneiger » le Palais Présidentielle du Gabon. Le régime dira que cela a plu aux jeunes! Mais la joie de ces jeunes, nous le parions, aurait fondue comme… neige sous le soleil équatorial, quand rentrés chez eux: pas d’électricité, pas d’eau potable, les moustiques à gogo, les salaires des parents toujours de misère. Ils ne se consoleront certainement pas en se souvenant de cette « neige » qui fut si resplendissante sous le soleil équatorial.


Sous le régime Bongo, vieux maintenant de 46 ans, les dichotomies de la scène politique perdurent, les formes de manipulation des opinions et des jeux d’équilibres qui leur permettent de se pérenniser au pouvoir persistent. Chers lecteurs, on vous dira tout sauf l’essentiel; on vous amusera avec des banalités pour éviter de vous parler avec sérieux. Le pouvoir opèrera un véritable « cadastrage » de la société, la découpant systématiquement, cherchant à y repérer les troubles fêtes potentiels, les copter et s’ils résistent, les éliminer; les gens perçus comme passifs seront encouragés et exhibés comme des exemples «d’émergence». On vous dira que des élections truquées ont été biométriques, qu’un opposant à qui on permet en trompe l’œil de gagner une élection vient de faire la démonstration du pluralisme politique dans le pays. On vous dira même pour faire plaisir aux Bongo que le pauvre Mandela, au sortir de sa prison de 27 ans se serait précipité aux pieds des Bongo avant d’aller nulle part ailleurs…, une connerie bien sûr! On vous dira tout sauf l’essentiel: comment le pays est dirigé? Qui dispose des ressources du pays? Pourquoi les Gabonais sont-ils si pauvres?


Ainsi va le Gabon des Bongo

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