IF THE LATEST LOCAL ELECTIONS PROVE ONE THING, IT IS THAT GABON IS RUNNING IN CIRCLES. SI LES DERNIÈRES ÉLECTIONS LOCALES PROUVENT UNE CHOSE, C’EST QUE LE GABON TOURNE EN ROND




English version


Dear readers, the official results of the local elections are now known. Are you satisfied? Do you have the feeling of living in a democracy? We doubt it, because the reality is that despite some victories gleaned here and there, such as the one by Jean Eyeghe Ndong in the second district of Libreville, the PDG in power for 46 years, continues to do what it wants in Gabon, sometimes throwing a bone to the opposition which is content to get very little. This is not a recipe to arrive as quickly as possible to political change.


The video above shows a radiant Omar Bongo in the late 80s, saying his disdain for a multiparty system. Disdain that his son continues to show since a multiparty system in Gabon, there is none! The balm to the heart victory of Jean Eyeghe Ndong in the second district, is a thin shrub that cannot hide the immense forest that brings to us the image of a country completely controlled by the PDG and the Bongos, with no leeway left to any independent entity whatsoever!


It is true that Jean Eyeghe Ndong is a person of considerable political courage and stature, however we must recognize that even if he is one of the few people of the highest caliber within the Gabonese body politics these days, what would be his margin of maneuver as mayor of Libreville, if he becomes that, in a country totally locked down by the Bongos? But should we continue to encourage an opposition that is only concerned with the narrow benefits of a few people who may have posh jobs, or are we determine to see to it that regime change comes to Gabon? Jean Eyeghe Ndong may well have impeccable credentials; but the real question is whether as a mayor of Libreville, he would be ready, willing and able to confront Ali Bongo and the PDG? As we told you in preceding post, the time is no longer about to give politicians of the opposition a blank check. We must demand that they tell us exactly what they are going to do; what their objectives are.


The support of the opposition must cease to be a passive process; with “charismatic” leaders preaching like evangelists and the masses accepting everything they are being told and wishing for a miracle to occur. We must now be willing to ask the tough questions to the members of the opposition. We must ask them to tell us by what journey they intend to take power. If they cannot answer that question, they must be dropped! In France or the USA, or any great democracy, if anybody asks members of the opposition what they are trying to do, they would tell them that they are trying to take power from the current President or Prime Minister. When asked how they would do it, they would answer by strengthening their party, have a solid political platform that answers the concerns of the populations and then go to the election in position of strength. They know that they do not have to worry about the electoral system because this is a system that has produced change, numerous times before. But in the case of Gabon, how could anyone of the opposition discuss their willingness to ascend to power if they have not first dealt with the Constitutional Court and the Electoral Commission? These two institutions are built to rubber stamp the Bongos are winners of elections; how could any serious person tell you that they want to become President of Gabon and yet they have no answer about how they are going to deal with the Constitutional Court and the Electoral Commission, two essential levers on the way to the presidency? Any politician of the opposition who does not explain clearly his strategy, should not be taken seriously!


They will question, test and contest on that journey of discovery and in so doing both the teacher and the student will grow and mature into new insights. It is exciting, and a fundamental and natural process in the evolution of humankind. Those societies that eschew academia and that persecute their intellectuals and intelligentsia do so at their own peril. They are likely to be doomed to mediocrity and futile existences.
Our hall this evening is packed with people who have come to listen, learn and question, and that is a thrilling affirmation of our role as a university. I recall very clearly last year, how the audience delighted in the engagements, and how disappointed they were when we had to finally conclude the proceedings. I trust that this evening will provide more of the same.


When we look at the disaster of the 46 years of the Bongo presidency, we conclude that yes, the Bongos have a lot to answer for, but we the citizenry are ultimately responsible of our own lives. If Gabon continues to run endlessly in circles, maybe it is because we allow that to happen. Time has come for us to take control of our destiny.



Version Française


Chers lecteurs, les résultats officiels des élections locales sont désormais connus. Etes-vous satisfait? Avez-vous le sentiment de vivre dans une démocratie? Nous en doutons, car la réalité reste que malgré quelques victoires glanées çà et là, comme celle de Jean Eyeghe Ndong dans le deuxième arrondissement de Libreville, le PDG au pouvoir depuis 46 ans continue de faire ce qu’il veut au Gabon, en jetant parfois un os à ronger à l’opposition qui se contente de bien peu. Ce n’est pas là une recette pour arriver le plus rapidement possible à l’alternance politique.


La vidéo ci-dessus nous montre un Omar Bongo radieux vers la fin des années 80, affirmant son dédain pour le multipartisme. Dédain que son fils continue d’afficher car de système multipartite au Gabon, il n’y en a point! La victoire baume au cœur de Jean Eyeghe Ndong au deuxième arrondissement n’est qu’un maigre arbuste qui n’arrive pas à cacher l’immense forêt qui nous renvoie l’image d’un pays entièrement contrôlé par le PDG et les Bongo, avec aucune marge de manœuvre laissée à quelqu’entité indépendante que ce soit!


Il est vrai que Jean Eyeghe Ndong est une personne dotée d’un courage politique considérable et de grande stature, mais nous devons reconnaître que, même s’il est une des rares personnes de haut calibre dans le corps politique gabonais par ces temps, quelle serait sa marge de manœuvre en tant que maire de Libreville, s'il le devenait, dans un pays totalement verrouillé par les Bongos? Mais devrions-nous continuer à encourager une opposition qui ne concerne que les avantages étroits de quelques personnes qui peuvent avoir des positions juteuses au sein de l’appareil étatique, ou sommes-nous déterminé à veiller à ce que le changement de régime s’opère au Gabon? Jean Eyeghe Ndong peut bien avoir des références impeccables, mais la vraie question est de savoir si en tant que maire de Libreville, il serait prêt, désireux et capables de faire face à Ali Bongo et au PDG? Comme nous vous le disions dans des billets précédents, le temps n'est plus à donner aux politiciens de l'opposition un chèque en blanc. Nous devons exiger qu'ils nous disent exactement ce qu'ils vont faire, quels sont leurs objectifs.


Le soutien à l'opposition doit cesser d'être un processus passif, avec des leaders " charismatiques" prêchant comme des évangélistes et les masses acceptant tout ce qui leur est raconté et attendant qu’un miracle se produise. Nous devons maintenant être disposés à poser les questions difficiles aux membres de l’opposition. Nous devons leur demander de nous dire par quel itinéraire ils auraient l'intention de prendre le pouvoir. S'ils ne peuvent pas répondre à cette question, ils doivent être abandonnés! En France, aux Etats-Unis, ou dans toute grande démocratie, si quelqu'un demande aux membres de l'opposition ce qu'ils essaient de faire, ils vont lui répondre qu'ils tentent de ravir le pouvoir à l'actuel président ou Premier Ministre. Lorsqu'on leur demande comment ils vont le faire, ils répondront: en renforçant leur parti, en se munissant d’une plate-forme politique solide qui répond aux préoccupations des populations et puis aller aux élections en position de force. Ils savent qu'ils n'ont pas à se soucier du système électoral parce que c'est un système qui a produit l’alternance à de nombreuses fois reprises. Mais dans le cas du Gabon, comment un membre de l’opposition peut-il discuter de sa volonté d'accéder au pouvoir s'il n'a pas d'abord résolu la question de la Cour constitutionnelle et de la Commission Electorale? Ces deux institutions sont bâties pour entériner les Bongos comme gagnants des élections; comment une personne sérieuse pourrait-elle vous dire qu'elle veuille devenir Président du Gabon et n'avoir pas de réponse sur la façon dont elle va traiter avec la Cour constitutionnelle et la Commission Electorale, deux leviers essentiels pour accéder à la présidence? Tout politicien de l'opposition qui n'explique pas clairement sa stratégie, ne devrait pas être pris au sérieux!


Quand nous regardons la catastrophe des 46 années de régime Bongo, nous concluons que: oui, les Bongo ont beaucoup à répondre en termes de responsabilité, mais nous les citoyens sommes ultimement responsables de nos propres vies. Si le Gabon continue de tourner sans cesse en rond, c'est peut-être parce que nous permettons que cela se produise. Le temps est venu pour nous de prendre le contrôle de notre destiné.

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