POLITICAL PARTIES IN GABON ARE DISCREDITED. LES PARTIS POLITIQUES AU GABON SONT DISCRÉDITÉS

Ali Bongo and Ndaot signing their accord for a partnership
Ali Bongo et Ndaot signant leur accord de partenariat
Photo : COCOM



English Version

In Gabon, it is nor uncommon to hear political "leaders" say that they want pluralism in the country, they want transparency, the rule of law and alternation in power, but the finding of the observer is scathing; a real slap: political parties, all political parties are doing everything to be self-delegitimizing; the so-called political elites do everything to discredit themselves in the eyes of voters, with the result that today the people coming out of each ballot humiliated that their votes do not count, only throw a distracted glance toward these political rags rotting in Gabon. If yesterday abstention reached record levels, this blog believes that given the way things are going, the worst is yet to come.

How many Gabonese citizens can claim to belong as activists to a political party? Not many. The number of Gabonese identifying themselves with the PDG, the party in power, however in control of the distribution of patronage, is getting ridiculously low. How many members has the party chaired by Ndaot-Rembogo? An infinitely small number, certainly. The question we might ask is why Gabonese people avoid joining political parties has one would avoid leprosy? Because the performance of these political parties in terms of consistency, vision, purpose, organization, nationalism, sovereignty and ultimately frankness and honesty, is desperately poor.

When the Gabonese people have believed in the sincerity of the leaders of Morena-Bucherons of the great era, or of the PGP of the same great era, to finally see these leaders scramble their aspirations by scuttling their own parties by a counter intuitive alliance with the regime, while leaving supporters and martyrs killed for what these parties claimed to defend feeling that they have been had, one cannot blame them for their skepticism today, once they have fallen back on hard ground. The result is that currently, the representativeness of political parties of all persuasions is at its lowest. We will not list here all the reasons for this stale state of politics in Gabon, but in summary we can say that the Gabonese people are tired to be ensnared by the figures of these snotty parties who come into politics for clearly begging to be given juicy positions, not to defend a cause. The Gabonese people have causes to defend, but not the political parties which have other objectives.

The legitimacy of the political leaders is aligned with that of the dictatorship ruling Gabon; that is to say that it goes as with the dictators in the sense that it is not because they merely have the power that they are legitimate. Their power comes from the use of force or from the passive submission they inspire. We have just had the proof of this demonstrated with the shameless performance of the board of UPG which did not hesitate to go back to the prehistory era, to exclude in the name of the Mamboundou family please, elements of the party they did not like. If you are a supporter of UPG, how can you approve of this kind of nonsense in 2014? How can you feel comfortable in this environment without becoming yourself a caricature, a ridiculous political mascot? So naturally, these political leaders are now inspiring more contempt, anger or indifference from the Gabonese people. Who benefits from this? But the regime of course! A retrograde opposition in cahoots with the dictatorship is exactly what totalitarianism needs to retain power.

In 20 years of multiparty politics, meaning in the time of a generation, one thing is certain in Gabon, parties, all combined, have shown persistently their active political intensions of becoming relics and continuously killing the legitimate aspirations of the Gabonese people. The coming months will be tumultuous, as the political uproar will go up a notch with the approach of the presidential election of 2016. We will see in all their splendor, these discredited politicians telling us how they dream of a better Gabon; but the reality of their regressive impulses cannot be masked by these progressive attempts, scattered with some good intentions. No the people will not buy it!

Dear readers, for 2016, we are served! We all know that without the rapid emergence of a reality, a force, a political climate finally meeting the aspirations of citizens, the transition to the better world the Gabonese people long for, may be pretty slow, long and painful because we may wade a long time under the Bongos!


Version française

Au Gabon, on a beau entendre des « leaders » politiques dire vouloir du pluralisme dans le pays, vouloir de la transparence, de l’Etat de droit et de l’alternance, mais le constat de l’observateur est cinglant; une véritable claque: les partis politiques, tous les partis politiques, font tout pour s’auto-délégitimer ; les soi-disant élites politiques font tout pour se discréditer aux yeux des électeurs, avec pour résultat qu’aujourd’hui, le peuple qui sort de chaque scrutin humilié que son vote n’ait pas été homologué, ne jette désormais qu’un regard distrait sur ces loques politiques qui pourrissent au Gabon. Si hier l’abstention avait atteint des taux record, nous pensons qu’au train où vont les choses, le pire reste à venir.

Combien de Gabonais peuvent se réclamer d’appartenir en tant que militants à un parti politique ? Pas grand monde. Le nombre de Gabonais se reconnaissant du PDG, le parti au pouvoir qui pourtant contrôle la distribution des prébendes, tourne au ridicule. Combien de partisans compte le parti que préside Ndaot-Rembogo? Un nombre infiniment petit, assurément. La question qu’on peut se poser est de savoir pourquoi les Gabonais évitent de s’affilier aux partis politiques comme on évite la lèpre? Parce que les performances de ces partis politiques en matière de constance, de vision, d’objectif, d’organisation, de nationalisme, de souveraineté et ultimement de franchise et d’honnêteté, laissent désespérément à désirer.

Quand les Gabonais ont cru en la sincérité des dirigeants du Morena-Bucheron de la grande époque, ou du PGP de la même grande époque, pour finalement voir ces dirigeants brouiller leurs aspirations en sabordant leurs partis par une alliance contre nature avec le pouvoir, tout en laissant les partisans et les martyrs disparus pour ce que ces partis prétendaient défendre, avoir le sentiment de s’être fait roulés dans la farine, on ne peut pas leur reprocher leur scepticisme aujourd’hui, une fois retombés durement sur terre. La conséquence est qu’actuellement, la représentativité des partis politiques, toutes obédiences confondues, est au plus bas. Nous n’allons pas mégoter ici sur toutes les raisons de ce saumâtre état de la politique au Gabon, mais en résumé nous pouvons affirmer que les Gabonais en on mare de se faire prendre au piège par les figures de partis morveux qui n’entrent en politique que pour aller manifestement quêter des postes juteux, et non pour une cause à défendre. Les populations Gabonaises ont des causes à défendre, mais pas les partis politiques qui eux ont d’autres objectifs.

La légitimité même de ces leaders politiques s’aligne sur celle de la dictature qui dirige le Gabon; c'est-à-dire qu’elle en va comme avec les dictateurs en ce sens que ce n’est pas parce qu’ils détiennent le pouvoir qu’ils en sont pour autant légitimes. Leur pouvoir ne tient qu’à la force ou à la soumission passive qu’ils inspirent. La preuve nous venons de l’avoir avec la performance éhontée du directoire de l’UPG qui n’a pas hésité à retourner à la préhistoire, pour exclure au nom de la famille Mamboundou s’il vous plait, des éléments de ce parti qui ne lui plaisaient pas. Si vous êtes sympathisant de l’UPG, comment pouvez-vous vous solidariser de ce genre d’âneries en 2014? Comment pouvez-vous vous sentir à l’aise dans ce milieu sans que vous aussi ne deveniez une caricature, une ridicule mascotte politique ? Alors naturellement, ces leaders politiques n’inspirent plus que le mépris, la colère ou l’indifférence des Gabonais. A qui profite cette situation? Mais au régime bien sûr! Une opposition rétrograde et de mèche avec la dictature est exactement ce dont le totalitarisme a besoin pour se maintenir au pouvoir.

En 20 ans de multipartisme, c'est-à-dire le temps d’une génération, une chose est sûre au Gabon, les partis, tous confondus, ont démontré avec persistance leur active intensions de devenir des reliques politiques et de continuellement faire agoniser les aspirations légitimes du peuple Gabonais. Les prochains mois s’annoncent tumultueux, car l’effervescence politique va monter d’un cran à l’approche de l’élection présidentielle de 2016. Nous verrons agir dans toute leur splendeur, ces hommes politiques discrédités qui viendront nous raconter combien ils rêvent d’un Gabon meilleurs ; mais la réalité de leurs pulsions régressives ne pourra être masquée par ces tentatives progressistes de dernières minutes, clairsemées de quelques bonnes intentions. Non le peuple ne marchera pas!

Chers lecteurs, pour 2016, nous voilà servis ! Nous savons tous que sans l’éclosion rapide d’une réalité, d’une force, d’un climat politique répondant enfin aux aspirations des citoyens, la transition vers le monde meilleur dont les Gabonais ont soif, risque d’être sacrément lente, longue et douloureuse, car nous risquons de patauger encore longtemps sous les Bongo !

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