THE BALL OF THE RIDICULOUS: THE HUMILIATING GABONESE POLITICAL LANDSCAPE. LE BAL DU RIDICULE: L’AVILISSANT PAYSAGE POLITIQUE GABONAIS

Photo: COCOM



English Version

The spectacle being currently displayed by the Gabonese political scene could not be more ridiculous. On one side there is UPG which is engaged in a burlesque parody of a political party; on the other we have leaders or rather "owners" (as has been made clear to us by the UPG) of micro parties, running at Ali Bongo to accompany him to the presidential election of 2016; an election whose results will naturally be adjusted similarly as frequencies are adjusted on a radio, by care of Mborantsuo who however, does not seem to bother all these micro parties which claim to represent the Gabonese people.

In view of what is happening in Gabon, this blog can say without flinching that the country is increasingly disoriented away from the path of democracy and taking the disturbing appearance of an aberrant pseudo-monarchy, where many of the leaders intoxicated by their respective plots of power, revise the constitution as they see fit, consider their parties are family estates, hold elections that are decided in the offices of the regime, instead of by the people; in short, they make sure to bring the country down instead of making it flourish.

What Gabonese in full possession of their mental faculties, can say that the small group that has signed political accords with Ali Bongo, that is to say people like Seraphin Ndaot, Davin Akouré, Leon Ababe, Jean Valentin Leyama, Mary Augustine Houangni-Ambourouet, Hervé Ossamané-Onouviet, Bonaventure Nzigou-Manfoumbi, Jean Pierre Ndong-Abessolo, etc., acted with the aim of enhancing the vitality of the Gabonese people? Who can defend the thesis, without appearing crazy, that these people around Ali Bongo, displayed a mental predisposition, a psychological aptitude, leading them to take actions for democracy and freedom? No dear readers, all these people talk about democracy and freedom for the Gabonese people during the day; and stuff the ballot box, and scuttled individual liberties at night. That's the Gabonese political reality today; one must deeply want democracy and freedom to be able to fight for them. But if deep down, as we see in Gabon, some people do not want them; then all actions taken for supposedly establish them will only be tricks and illusions with the aim of distracting the people and putting them to sleep a little more.

Dear readers, it is the opinion of this blog that these individuals around Ali Bongo only take part in slowing down of the establishment of the rule of law in Gabon and the establishment of democracy in our country. It is all of us who understand their ploy, who must take responsibility to reverse this situation, to frustrate their designs. We can do this through information, education and mainly by the politicization of the population. That is to say that through our diverse areas of expertise, we the people should take an interest in the most passionate way into how the power that be manage public affairs. So we need to deconstruct the bias of the view that the people are weak people and the dictatorship is strong, by using the agility of formal and informal means of communication (social networks, blogs, independent newspapers etc...). If people of other countries are capable of this, we can too.

Dear readers, let us not be confused about our objectives and let us not pursue the wrong target. Some say a little quickly that the problem is that the Gabonese opposition is not united. That this is certainly true, but a truth that is not going to change because we cannot imagine the UPG-family, or some other suspects parties accepting a unitary dynamics, it is almost impossible and this will be verified. We must therefore proceed differently, to convince the Gabonese people in their homes, away from parasitic political parties, that the problem of Gabon, their problem is not the ridiculous posturing of each of these people claiming to be political leaders but having no real relevance, but rather the refusal of alternation in power which reduces people to poverty and cripples the future of their children; that their real problem is the fraudulent elections with a window dressing opposition, so that the Bongo ad infinitum remain in power, without a note of hope for their children in this country. The real problem for the Gabonese people is that having power means to have access to stipends, to financial resources; and it is the distribution of these sinecures that poses some to go sign with Ali Bongo rags they do not care about. The distribution of money to the opposition is already under way and will continue because it is the Bongo’s method.

There, these are the real problems of Gabon. It is on this that we must build. The Ndaot, Akoure, Houangni-Ambourouet, etc.., are unimportant; they will have no an impact on the future of Gabon. They are there to receive their emoluments. Let us put our energies elsewhere and let us fight as citizens, away from the freeloaders and servants who serve a master, as unfortunately this kind proliferates in the Gabonese political microcosm.


Version française

Le spectacle que renvoi en ce moment la scène politique gabonaise ne saurait être plus ridicule. D’un côté on a l’UPG qui se livre à un show burlesque de parodie de parti politique; de l’autre on a des leaders ou plutôt des « propriétaires » (puisque c’est le précédent que vient de nous faire comprendre l’UPG) de micros partis, accourant chez Ali Bongo, pour l’accompagner à l’élection présidentielle de 2016; une élection dont les résultats seront naturellement ajustés comme on ajuste les fréquences d’un poste radio, par les bons soins de Mborantsuo qui du reste, ne semble pas déranger tous ces micros partis qui se réclament de représenter le peuple Gabonais.

Au regard de ce qui se passe au Gabon, ce blog peut affirmer sans sourciller que le pays se désoriente de plus en plus de la voie de la démocratie et prend les allures inquiétantes d’une pseudo monarchie aberrante, où bon nombre des dirigeants enivrés par leurs parcelles de pouvoir respectives, révisent la constitution comme bon leur semble, font de leurs partis des domaines familiaux, organisent des élections qui se décident dans les bureaux du régime, en lieu et place du peuple ; bref font tout pour que le pays sombre au lieu de s’épanouir.

Quel Gabonais en pleine possession de ses moyens mentaux, peut affirmer que le groupuscule qui vient de signer des accords politiques avec Ali Bongo, c'est-à-dire des gens comme Séraphin Ndaot, Davin Akouré, Léon Ababé, Jean Valentin Leyama, Marie-Augustine Houangni Ambourouet, Hervé Ossamané Onouviet, Bonaventure Nzigou Manfoumbi, Jean Pierre Ndong Abessolo etc., ait agi avec pour objectif de favoriser l'épanouissement des Gabonais? Qui peut défendre la thèse, sans passer pour fou, selon laquelle ces gens autour d’Ali Bongo, affichent une prédisposition mentale, une aptitude psychologique les amenant à poser des actions en faveur de la démocratie et de la liberté? Non chers lecteurs, tous ces gens parlent de démocratie et de liberté pour le peuple Gabonais le jour; et bourrent les urnes, et sabordent les libertés individuelles la nuit. C'est ça la réalité politique gabonaise aujourd’hui; Il faut profondément vouloir la démocratie et la liberté pour pouvoir se battre pour les avoir. Mais si au fond, comme nous le constatons au Gabon, on ne les veut pas; alors toutes les actions posées en faveur soi-disant de leur instauration ne seront que des farces et des illusions dans l'optique de déconcentrer le peuple et l’endormir un peu plus.

Chers lecteurs, il est donc de l’avis de ce blog que ces individus autour d’Ali Bongo ne font que participer au ralentissement de l’établissement de l’Etat de droit au Gabon et à l’implantation de la démocratie dans notre pays. C’est à nous tous qui comprenons leur stratagème, qu’il revient de renverser cette donne, de faire échec à leurs desseins. Nous pouvons y arriver par l’information, l’éducation et principalement par la politisation des populations. C'est à dire que grâce à nos domaines de compétence diversifiés, nous les populations devraient nous intéresser de la manière la plus passionnelle à comment les dirigeants gèrent la chose publique. Il nous faut donc déconstruire le préjugé de la faiblesse du peuple et de la force de la dictature, en utilisant l’agilité des moyens de communication formels et informels (réseaux sociaux, blogs, journaux indépendants etc.). Si les autres peuples en sont capables, nous le pouvons aussi.

Chers lecteurs, ne nous trompons pas d’objectifs et ne poursuivons pas la mauvaise cible. Certains disent de manière lapidaire que le problème de l’opposition gabonaise est qu’elle n’est pas unie. Nous disons que c’est une vérité certes, mais une vérité qui n’est pas prête de changer car on s’imagine mal l’UPG-familiale, ou certains autres partis suspects, accepter une dynamique unitaire, c’est presqu’impossible et cela se vérifiera. Il s’agit donc de procéder autrement, de convaincre les Gabonais dans leurs chaumières, loin des partis politiques parasites, que le problème du Gabon, leur problème, ce ne sont pas les ridicules gesticulations des uns et des autres se prétendant leaders politiques mais n’ayant aucune envergure, mais plutôt le refus de l’alternance qui les réduit à la pauvreté et paralyse l’avenir de leurs enfants; que leur vrai problème ce sont les élections frauduleuses organisées avec une opposition de figuration, pour que les Bongo se maintiennent ad vitam aeternam au pouvoir, sans une note d’espoir pour leurs enfants dans ce pays. Le vrai problème des Gabonais est qu’avoir le pouvoir signifie accéder aux prébendes, aux rentes; et c’est la distribution de ces prébendes qui fait courir certains à venir signer avec Ali Bongo des chiffons dont ils se moquent. La distribution des rentes aux opposants se fait déjà et continuera à se faire car c’est la méthode Bongo.

Voilà, ce sont là les réels problèmes du Gabon. C’est là-dessus que nous devons tabler. Les Ndaot, Akoure, Houangni-Ambourouet, etc., importent peu, ils n’auront aucun impact sur le futur du Gabon. Ils sont là pour toucher leurs émoluments. Mettons nos énergies ailleurs et battons-nous de manière citoyenne, loin des pique-assiettes et des domestiques qui servent un maitre, comme malheureusement il en pullule dans le microcosme politique Gabonais.

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