THE BONGOS CONTINUOUS HOLD-UP ON THE REAL ESTATE OF THE STATE OF GABON. LE HOLD-UP EN CONTINUE DES BONGO SUR LE PATRIMOINE IMMOBILIER DE L’ÉTAT GABONAIS

Photo: RFI



English Version


It is the Gabonese independent publication, La Une, which gives us the scoop; buildings of the barracks for housing the troops of the Republican Guard, formerly known as the Presidential Guard, are now under the control of Josephine Nkama, aka Patience Dabany, the false-true mother of Ali Bongo, who would be in the process of evicting the soldiers from these premises, in order to transform this public property into ill-gotten gains in the form of apartments for rent, for more illicit enrichment.


Truth compels us to admit that we are not surprised to learn that another large piece of national real estate has passed into the hands of the Gabonese monarchs. In fact, anyone who would make a serious investigation in Gabon, to enumerate public properties which were illegally and fraudulently appropriated by the Gabonese monarchs and their cronies, would find that today the Gabonese State owns virtually nothing of value. What in surface belongs to the state has often in fact already been transfered into private wealth. We understand your surprise at this statement, but unfortunately this is the reality. We give you some examples to illustrate this point.


In a normal country, open to the transparent management of public affairs, there is always a service of State wealth management (property and other assets). Who can give the Gabonese people the last date on which the real estate of the State was inventoried in a comprehensive and updated manner? This has never been done. This mess is created on purpose to maintain the Gabonese people in a state of permanent ignorance of their heritage, and thereby allow appropriations and illegal occupations of buildings and administrative goods, secretly among friends. We even have seen friends of the regime, relatives, appropriating public buildings and carry out illegal sales of property assets, following administrative "omissions" caused by the gravediggers of the state.


The greatest asset that the Gabonese people own is their soil; all that is below and above it. So when the Elf affair revealed that Omar Bongo, family and friends, received a portion, a significant percentage of every barrel of oil mined out of the ground in Gabon, we could begin to measure the damage that these people were doing to our collective assets. When you land in Libreville, you literally arrive into the Bongos property. Indeed, Libreville’s Airport, or ADL, is a corporation in which the Gabonese government has only a 25% stake. Guess to whom the remaining 75% shares belong? Therefore the hangars, buildings, landing rights, taxes etc.., are paid to the royal family. Since 1960, Libreville airport which was later named Léon Mba, was under the tutelage of ASECNA. But in 1988, Omar Bongo, all alone by presidential decree, decided to remove ASECNA from this management and to appoint a new company, the ADL. So by signature, Omar Bongo privatized our airport for his own benefit and that of his friends.


When you exit the airport, almost all buildings along the waterfront, going in the direction of Cape Estérias or toward Owendo, belong exclusively to the presidential clan and their cronies such as the Kabi group, Lemboumba etc. Many of these buildings were once part of the assets of the state. How is it that today they are privately owned? In the center of the city of Libreville, in the neighborhood of Montagne Sainte, were the GR barracks discussed in this post are located, to enlarge the Presidential Palace, several public buildings such as the former Palace the National Assembly, the old stadium Reverend Pere Lefebvre a little further away, and many buildings of St Pierre Parish and the School Monfort which was relocated to Bessieux College, were destroyed; knowing that these works on the Presidential Palace had been financed with public funds, that the GR barracks were built with public funds, by what miracle has Josephine Nkama found herself the owner of the buildings that you and I have paid for? The same question arises for buildings ranging from the Komo cinema to the building called of 9 Etages; how this huge real estate on both sides of the road, that Leon Mba left to the Gabonese State, has become the property of the Bongo? Who could answer this question?


You see dear readers, we do nothing and the Bongos take ownership of everything including our freedom. As the saying goes: one who says nothing consents! Given the lethargy of the Gabonese people to defend their sovereignty, are the Bongo wrong to apropriate our collective heritage in a so gargantuan manner?



Version française


C’est la publication indépendante gabonaise, La Une, qui nous en donne le scoop; les édifices de la caserne servant de logement à la troupe de la Garde Républicaine, anciennement connue sous le nom de Garde Présidentielle, seraient passés sous le contrôle de Joséphine Nkama, alias Patience Dabany, la fausse-vraie mère d’Ali Bongo, qui serait en train de vider les soldats de ces lieux, en vue de transformer ce patrimoine public, en bien mal acquis sous la forme d’appartements en location pour un enrichissement encore plus illicite.


La vérité nous oblige à reconnaitre que nous ne sommes point surpris d’apprendre qu’un autre vaste patrimoine immobilier national soit passé entre les mains des monarques Gabonais. En fait, quiconque ferait une enquête sérieuse au Gabon, afin de dénombrer les biens immobiliers publics dont se sont frauduleusement et illicitement appropriés les monarques Gabonais et leurs affidés, s’apercevrait qu’aujourd’hui, l’Etat Gabonais ne possède pratiquement plus rien de valeur. Ce qui en surface appartient à l’Etat est souvent en réalité déjà passé dans les patrimoines privés. Nous comprendrons votre étonnement devant cette affirmation, mais malheureusement, c’est cela la réalité. Nous vous donnons quelques exemples pour illustrer notre propos.


Dans un pays normal, ouvert à la gestion transparence de la chose publique, il y a toujours un service de gestion du patrimoine de l'Etat (immobilier et autre). Qui peut donner au peuple Gabonais la dernière date à laquelle le patrimoine immobilier de l'Etat a fait l'objet d'un inventaire exhaustif et actualisé? Cela n’a jamais été fait. Ce cafouillis est fait exprès pour maintenir une situation permanente de méconnaissance par les Gabonais de leur patrimoine, et permettre ainsi que des appropriations et occupations illicites des bâtiments et biens administratifs se fassent en catimini, entre copains coquins. On a même vu des amis du régime, des parents, s’approprier des immeubles publics et procéder à des cessions illégales d'actifs immobiliers, suite à des « oublis » administratifs provoqués par les fossoyeurs de l’Etat.


Le plus grand patrimoine dont disposent les Gabonais est leur sol, tout ce qu’il y a en dessous et au-dessus. Alors, quand l’affaire Elf révéla qu’Omar Bongo, famille et amis, recevaient une côte part, un pourcentage non négligeable sur chaque barils qui sortait de terre au Gabon, on pouvait commencer à mesurer les dégâts que ces gens faisaient à notre patrimoine. Quand vous atterrissez à Libreville, vous arrivez littéralement dans la propriété des Bongo. En effet, L’Aéroport de Libreville, ou ADL, est une société anonyme dont l’Etat Gabonais ne possède que 25% des parts. Devinez qui se partage les 75% restant? Donc les hangars, les bâtiments, les droits d’atterrissages, les taxes etc., sont payés à la famille royale. Depuis 1960, l’aéroport de Libreville qui fut plus tard baptisé Léon Mba, était sous la tutelle de l’ASECNA. Mais en 1988, Omar Bongo, tout seul par décret présidentiel, décidait de destituer l’ASECNA de cette gestion pour la confier à une nouvelle entreprise, l’ADL. Donc par une signature, Omar Bongo privatisa notre aéroport à son profit et à celui de ses amis.


Quand vous sortez de l’aéroport, la quasi-totalité des bâtisses jonchant le front de mer, que l’on parte dans le sens du Cap Estérias ou que l’on parte vers Owendo, appartiennent exclusivement au clan présidentiel et à leurs proches tel que le groupe KABI, Lemboumba etc. Beaucoup de ces bâtisses ont pourtant d’abord appartenu au patrimoine de l’Etat. Comment se fait-il qu’aujourd’hui elles sont des propriétés privées ? Au centre de la ville de Libreville, dans le quartier Montagne Sainte abritant la caserne de la GR dont il est question dans ce billet, pour agrandir le Palais de la Présidence de la République, on a cassé plusieurs bâtiments publics comme l’ancien Palais de l’Assemblée Nationale, l’ancien stade Révérant Père Lefebvre un peu plus loin et de nombreux bâtiments de la paroisse St Pierre et de l’Ecole Monfort qu’on a relocalisé vers le Collège Bessieux ; sachant que les travaux de la présidence ont été réalisés avec les fonds publics, que les casernes de la GR ont été construites avec des fonds publics, par quel miracle Joséphine Nkama s’est-elle retrouvée propriétaire de ces bâtiments que vous et moi avons financés ? La même question se pose à propos des bâtiments allant du cinéma le Komo à l’immeuble dit du 9 Etages; comment ce gros patrimoine immobilier, des deux côtés de la route, que Léon Mba a laissé à l’Etat Gabonais, est-il devenu la propriété des Bongo? Qui pourrait répondre à cette question ?


Voyez-vous chers lecteurs, nous ne faisons rien et les Bongo s’approprient de tout y compris de notre liberté. Comme dit l’adage : qui ne dit rien consent ! Vue la léthargie des Gabonais à défendre leur souveraineté, les Bongo ont-ils tort de se servir sur notre patrimoine collectif de manière pantagruélique ?

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