ALI BONGO’S INTERIOR MINISTER TRIES TO JUSTIFY THE POLICE STATE. LE MINISTRE DE L’INTERIEUR D’ALI BONGO TENTE DE JUSTIFIER L’ÉTAT POLICIER

Photo: Gabonreview




English version

While the Gabonese Police collects cases of abuse, while its agents are known for their pronounced taste for alcohol and asking for payment of bribes to peaceful traders, the interior minister in an interview on Radio Gabon, came to confirm that this police was only at the image of those who run Gabon.

The name of Beranger Ntoutoume Obame and the images of brutalized naked women traders, have become synonymous with the worst abuses of the Gabonese police. Since then, tongues have loosened, and many Gabonese are openly expressing their disgust with what the police subjects them to.

In his interview, Pacôme Moubelet-Boubeya talks about trivialities instead of what is essential. He said for example that corrupt police officers are only one small part of this police force. This statement is false because all Gabonese know that:

1. Appalling working conditions often dictate within the police force an unbridled corruption to make ends meet. The principle by which the Gabonese Police officers extort money from motorists at road side checks before letting them go, has become so common that it is now routine. It is a widespread practice, not the fact of a handful of agents.

2. Meager wages often force police officers to resort to bribes with the approval of their superiors with whom they share the spoils. Racketeering is not an isolated practice, but a business encouraged by the police hierarchy.

3. All announcements of investigations remain without follow-up, proving that these investigations are fictitious because no one is ever arrested (ritual crimes, economic crimes, etc.)

4. The arrests of innocent people like Annie Meye, while the real criminals are left free. The Gabonese police reassures no one because its attitude towards the citizen is more than worrisome.

Another lie by Pacôme Moubelet-Boubeya is his assertion that international standards require a rate of 1000 police officers per 100,000 people, which would give 18,000 policemen to the Gabonese population excessively valued at 1.8 million. In fact no country in the world reaches 1000 police officers per 100,000 inhabitants. The University of Sherbrooke in Canada published a study on the number of police officers per 100,000 inhabitants in all countries of the world. You can see the figures of this study by clicking here.

With supervision like this, it is not surprising that the Gabonese police are in a state of falling apart!



Version française

Alors que la police gabonaise accumule des bavures, alors que ses agents sont connus pour leur alcoolisme et gout prononcé pour exiger le paiement de pots de vin aux paisibles commerçants, le ministre de l’intérieur dans une interview sur Radio Gabon, est venu confirmer que cette police n’était qu’à l’image de ceux qui dirigent le Gabon.

Le nom de Beranger Obame Ndoutoume et les images des femmes commerçantes nues et brutalisées, sont devenus synonymes des pires abus de la police gabonaise. Depuis, les langues se délient et nombreux sont les Gabonais qui expriment ouvertement leur écœurement face à ce que la police leur fait subir.

Dans son interview, Pacôme Moubelet-Boubeya parle de futilités au lieu de l’essentiel. Il dit par exemple que les policiers véreux ne forment qu’une infime partie de cette police. Cette affirmation est fausse car tous les gabonais savent que :

1. Des conditions de travail épouvantables imposent souvent au sein des forces de police une corruption débridée pour arrondir les fins de mois. Le principe par lequel les agents de la police gabonaise extorquent de l’argent aux automobilistes lors des contrôles routiers, avant de les laisser repartir, est devenu tellement courant qu’il est désormais banal. C’est une pratique généralisée et non le fait d’une poignée d’agents.

2. Les maigres salaires obligent souvent les policiers à recourir aux pots-de-vin avec l’aval de leur hiérarchie avec laquelle ils partagent le butin. Le racket n’est pas une pratique isolée, mais un business encouragé par la hiérarchie policière.

3. Toutes les annonces d’ouverture d’enquêtes restent sans suite, prouvant que ces enquêtes sont fictives car jamais personne n’est interpellée (crimes rituels, crimes économiques etc.)

4. Les arrestations d’innocents comme Annie Meye, alors que les vrais criminels sont en libertés. La police Gabonaise ne rassure personne car son attitude envers le citoyen est plus qu’inquiétante.

Un autre mensonge de Pacôme Moubelet-Boubeya est son affirmation que les standards internationaux exigent un taux de 1000 policiers pour 100000 habitants, ce qui donnerait 18000 policiers pour la population Gabonaise exagérément évaluée à 1,8 million. En fait aucun pays au monde n’atteint 1000 policiers pour 100000 habitants. L’université de Sherbrooke au Canada a publié une étude du nombre de policiers pour 100000 habitants dans tous les pays du monde. Vous pouvez consulter les chiffres de cette étude en cliquant ici.

Avec une tutelle comme celle-ci, comment s’étonner que la police gabonaise soit dans un état de décrépitude !

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