HALT NO ONE MARCHES! HALTE ON NE MARCHE PAS!


A parlementarian prevented from marching by the police
Une parlementaire empêchée de marcher par la police




English version

The march was one of dignity, initiated by a group of movements of civil society, inviting all people of goodwill to join them in denouncing violence against women in general, but also to denounce extortion and even murder committed by the police in complete impunity. Dear readers, even this minimum was denied to them by Ali Bongo!

The official reason given by the regime to justify blocking the march which was nothing but peaceful: none! But it does not matter; the regime no longer needs to give justification? They simply decided that Gabonese who do not necessarily pay allegiance to them, did not have the right to march, for any reason whatsoever, period!

The message Dear Gabonese: "we'll crush you, if you are not happy, you can go complain wherever you want!"

For police violence, therefore of the regime, the process is the same: State’s lies, criminalization of the victims to justify racketeering, scams, or otherwise murders; concealing evidence as in the cases of Mboulou Beka or Beranger Ndoutoume Obame, perjury by false experts like the infamous pathologist for Mboulou Beka and the human flesh of pachyderm discovered in Oloumi, etc. We're not crazy, we have lived it before; the regime is involved in racketeering, the police is violent toward citizens going as far as killing them and the justice system ignores and stifles the calls of victims' families. The march for dignity could not be allowed to proceed.

Dear readers, in this landscape devastated by 50 years of Bongo’s regime, the police crime toward the citizen is never accidental; it is never a coincidence; but rather the logical outcome of a state that has for the citizen only neglect and contempt. Crime by police is the completed expression of state totalitarianism which conditioned the fact that heavily armed officers can act violently toward their peers who are only modest citizens like them. It is this state that prevents these officers to reflect at the fateful moment when they lift the baton, which gives them time to seize their weapons, adjust and shoot to death or crush the chest and throat of their prey the ordinary citizens, while the sponsor of ritual crimes is not worried. The implicit message of impunity for police crimes is simple: "not only do citizens have no right in front of us, but we can go to the point of killing and we will be assured of impunity." The terror of the dictatorship is never accidental; it is here to spread dismay, desolation in the hearts and minds of the bereaved families, to make us give up any ambition of rebellion and emancipation. Before this terror, if you wish to be treated as human beings, then obediently take down your pants and bend over. The message of Ali Bongo is clear, he will spare no one, he is here to terrorize us.

Dear readers, is it still necessary for us to say that the strategy of the Bongo’s State, far from seeking to punish the guilty, is only trying to avoid its responsibilities by applying the most abject bullying on the victims. The recurrent police stops of private citizens, despair still growing among the Gabonese people, the dismal social conditions prevalent in the country, unemployment, hard life; it is dear readers, a real social war that is waged on Gabonese citizen. But we know the Gabonese people attached to the collective dignity, to social equality, but also to equal consideration. The Gabonese people say "we are not game to cops, we are human beings!" But the State reacts by deciding to break and sabotage any citizen self-organization. But can they stifle thousand decibels of the Gabonese people who can no longer bare to suffer?

Far from having renounced its past behavior, the Bongo’State continues to strengthen its monitoring and repression of citizens, amid increasingly deplorable social conditions. Harassment of people, their humiliation, are the everyday reality of citizens and will lead to the inevitable explosion. The Bongos, after 50 years of rule, are convinced that they turned the Gabonese people into eunuch; they are wrong !




Version française

La marche en était une de dignité, initiée par un collectif de mouvements de la société civile, invitant toutes les bonnes volontés de les y joindre, pour ensemble dénoncer les violences faites aux femmes en général, mais aussi pour dénoncer le racket et même les meurtres commis par la police dans la plus totale des impunités. Chers lecteurs, même ce minimum, Ali Bongo le leur a refusé!

La raison officielle donnée par le régime pour justifier le blocage de la marche qui pourtant était ce qu’il y a de plus pacifique : aucune ! Mais peu importe, le régime a-t-il encore besoin de se justifier ? Il a simplement estimé que des Gabonais qui ne lui font pas forcement allégeance, n’avaient pas le droit de marcher, pour quelle que raison que ce soit, point final !

Le message, chers Gabonais : « on va vous mater, si vous n’êtes pas content, allez-vous plaindre où vous voudrez ! »

Pour les violences policières, donc du régime, le processus est le même : mensonge d’Etat, criminalisation des victimes pour justifier le racket, les arnaques, sinon les meurtres ; dissimulation des preuves comme dans les cas Mboulou Beka ou Béranger Obame Ndoutoume, faux témoignages de faux experts comme le fameux médecin légiste pour Mboulou Beka et la chair humaine de pachyderme découverte à Oloumi, etc. Nous ne sommes pas fous, c'est du vécu; le régime rackette, la police violente les citoyens jusqu'à les tuer et la justice ignore et étouffe les appels des familles des victimes. La marche pour la dignité ne pouvait donc être autorisée à se poursuivre.

Chers lecteurs, dans ce paysage dévasté par 50 ans de régime Bongo, le crime policier à l’endroit du citoyen n'est jamais fortuit ; ce n’est jamais un hasard ; mais plutôt l'aboutissement logique d'un État qui n'a pour le citoyen que désintérêt et mépris. Le crime policier est l'expression achevée du totalitarisme d'État qui conditionne des fonctionnaires puissamment armés à passer à l'acte de violenter leur semblables qui se sont que de modestes citoyens comme eux. C'est cet Etat qui dispense ces policiers de réfléchir au moment fatidique de lever la matraque, qui leur donne le temps de se saisir de leur arme, d'ajuster et de tirer à mort ou d'écraser la poitrine et la gorge de leur proie le simple citoyen, alors que le commanditaire des crimes rituels n’est nullement inquiété. Le message implicite de l’impunité des crimes policiers est simple : "non seulement vous citoyens n'avez aucun droit devant nous ; mais avec vous nous pouvons aller jusqu'à la mise à mort et nous seront assurés de l'impunité". La terreur de la dictature n’est jamais fortuite ; elle est là pour répandre la consternation, la désolation dans les cœurs et les esprits des familles endeuillées, pour nous faire renoncer à toute ambition de révolte et d’émancipation. Devant cette terreur, si vous désirez être traités comme des êtres humains, alors baissez docilement la culotte et courbez-vous. Le message d’Ali Bongo est clair, il n'épargnera personne, il est là pour nous terroriser.

Chers lecteurs, est-il encore besoin pour nous de vous dire que la stratégie de l'État Bongo, loin de chercher à châtier les coupables, consiste uniquement à fuir ses responsabilités en appliquant les brimades les plus abjectes sur les victimes. Les interpellations policières récurrentes de simples citoyens, la déshérence toujours en croissance des Gabonais, les conditions sociales lamentables qui sévissent dans tout le pays, le chômage, la vie dure ; c’est chers lecteurs, une véritable guerre sociale qui est faite au citoyen Gabonais. Mais nous savons le Gabonais attaché à la dignité collective, à l'égalité sociale, mais aussi à l’égalité de considération. Les Gabonais disent "nous ne sommes pas du gibier à flics, nous sommes des êtres humains !" Mais l'État réagit en décidant de briser et saboter toute auto-organisation citoyenne. Mais peut-on étouffer les milliers de décibels de ce peuple Gabonais qui n’en peut plus de souffrir ?

Loin d'avoir renoncé à ses comportements passés, l'État Bongo continu de renforcer tous ses dispositifs de surveillance et de répression du citoyen, sur fond de conditions sociales toujours plus déplorables. Le harcèlement des populations, leur humiliation, constituent le quotidien du citoyen et conduiront à l’inévitable explosion. Les Bongo, après 50 ans de règne, sont convaincus d’avoir rendu le peuple Gabonais eunuque; ils se trompent !

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