THE POLICE VERSION ABOUT BERENGER OBAME NDOUTOUME’S DEATH IS FALSE. LA VERSION DE LA POLICE À PROPOS DE LA MORT DE BÉRENGER OBAME NDOUTOUME EST FAUSSE

Fidèle Ndoutoume Engonga (image: Gabonreview)


English version

Two audiovisual documents are seriously undermining the credibility of the police version of events that caused the death of Bérenger Obame Ndoutoume, a trader at the market of Mont-Bouet. Those two documents are videos that are available on the Internet and present the testimonies of the father and mother of the victim, rendering the final moments of consciousness of their son and what he did tell them about what happened, and also talk about what was said by the police to the hospital services where they took the burnt victim. It is mind boggling!

The first thing that appears is that the Gabonese judicial services did not consider it useful to audition the victim immediately after the events, things that the parents could do as evidenced by the notes they have taken. There seems to have been an attempt to cover-up from the start.

The story is as follows: Sunday 1st November 2015, Bérenger went to the market early in the morning. He paid the first group of policemen from Libreville’s police headquarters, 1000 CFA francs (the racketeering rate charged to every trader in the market, given that there are hundreds of traders, you imagine the daily jackpot of these police officers). At around 1 pm, a second group of policemen showed up and asked him 2,000 francs. As he had not yet sold anything and did not have 2,000 francs, his merchandise was confiscated by the police. He would follow his goods to the central police station where an officer will say to him: "you Gabonese, you want to show that you're above the law", which means that the Gabonese people do not generously pay the bribe (read here that law = bribe).

Since Beranger would not yield, the agent said, "under these conditions, I will destroy your goods." This outside of any legal proceedings. This agent sent his colleague to get petrol and when he returned, he sprinkled the goods with the flammable liquid. It is at this point that to protect his merchandise, Beranger laid on top of it begging the police not to burn his livelihood. The policemen drizzled him with petrol and set fire upon him and his goods. He was burned from the neck down, only the head was not reached in the third degree. The testimony continues: "Dad, if I doused myself with petrol, I would have started with the head. Dad, the policemen burned me, it is the policemen who burned me! "

This testimony is formal and convincing: contrary to the public version by the Gabonese government, through its police, Bérenger Obame Ndoutoume never entered the central police station, carrying a can of petrol to sprinkle himself with and then lit himself on fire. This version is a crude and shameful lie! This blog so abounds in the same direction as the father of the victim who says bluntly that his son was murdered inside the police headquarters in Libreville.

This event occurred not in the open court of Libreville's central police station, but in an office. The father of the victim refuses to retrieve the body for burial if the true version of events that led to his death his not made public by the authorities. The father says that the truth must be restored first!

The father of Beranger Obame Ntoutoume said: "they murdered my son in a public institution. I cry, I cry; them, they laugh. When I cry, them, they laugh! He is a human after all. He is a man. He was to celebrate his 29th birthday on the 5th of January. I want the truth. No truth, no funeral. "

Dear readers, the combined stories of the father and mother of the victim leave us with the conviction that the version given by the authorities is a lie. The truth must be officially reinstated; and for that we must support this family in its approach and put pressure on the authorities to ensure that only the truth is restored!


Version française

Deux documents audio visuels viennent gravement entamer la crédibilité de la version policière des évènements ayant provoqué la mort de Bérenger Obame Ndoutoume, commerçant au marché de Mont-Bouët. Ceux deux documents sont des vidéos qui peuvent être consultées sur internet et qui recueillent les témoignages du père et de la mère de la victime qui donnent un rendu des derniers moments de conscience de leur fils et ce qu’il a pu leur dire à propos de cet évènement, et parlent aussi de ce qu’a dit la police aux services hospitaliers où ils déposèrent le corps brulés de la victime. C’est ahurissant !

La première chose qui nous parait curieuse est que les services judicaires gabonais n’aient pas jugé utile d’auditionner la victime immédiatement après les faits, choses que les parents ont pu faire comme l’atteste les notes qu’ils ont prises. Il y a comme une volonté d’étouffer l’affaire dès le début.

Le récit s’établit comme suit : Dimanche 1ier Novembre 2015, Bérenger se rendit au marché très tôt le matin. Il paya au premier groupe de policier du commissariat central de Libreville 1000 francs CFA (le tarif du racket exigé à chaque commerçant du marché, vu qu’il y ait des centaines de commerçants, vous imaginez le pactole quotidien de ces policiers). Vers 13 heures, un deuxième groupe de policiers se présente et lui demande 2000 francs. Comme il n’a encore rien vendu et qu’il n’a pas 2000 francs, sa marchandise est confisquée par ces policiers. Il va suivre sa marchandise au commissariat central où un agent va lui dire : « vous les Gabonais, vous voulez montrer que vous êtes au-dessus de la loi », ce qui veut dire que les Gabonais ne paie pas généreusement le bakchich (comprenez ici que loi=bakchich).

Puisque Béranger ne veut pas céder, l’agent lui dit : « dans ces conditions, moi je vais détruire ta marchandise ». Ceci hors de toute procédure judiciaire. Cet agent envoie son collègue chercher du pétrole et au retour de celui-ci, il aspergea la marchandise du liquide inflammable. C’est à ce moment-là que pour protéger sa marchandise, Béranger se coucha dessus en suppliant les policiers de ne pas bruler son moyen de subsistance. Les policiers l’ont arrosé de pétrole et mirent le feu sur lui et sur sa marchandise. Il fut brulé du cou aux pieds, seul la tête n’a pas été atteinte au troisième degré. Le témoignage continu : « Papa, si moi-même je m’étais versé le pétrole, j’aurais commencé par la tête. Papa, les policiers m’ont brulé, ce sont les policiers qui m’ont brulé ! »

Ce témoignage est formel et convainquant : contrairement à la version rendue publique par l’Etat Gabonais, par sa police, Bérenger Obame Ndoutoume ne s’est jamais introduit au commissariat central muni d’un bidon de pétrole pour ensuite s’en asperger et allumer lui-même le feu. Cette version est un grossier et honteux mensonge ! Ce blog abonde donc dans le même sens que le père de la victime qui affirme sans ambages que son fils ait été assassiné à l’intérieur du commissariat central de Libreville.

Cet évènement s’est produit non pas dans la cour du commissariat central de Libreville, mais dans un bureau. Le père de la victime refuse de récupérer le corps pour inhumation si la version véridique des évènements ayant conduit à sa mort n’est pas rendue publique par les autorités. Ce père affirme que la vérité doit être rétablie avant toute chose !

Le père de Bérenger Obame Ndoutoume dit ceci : « ils ont assassiné mon fils dans une institution publique. Je pleurs, je pleurs ; eux ils rient. Quand moi je pleurs, eux ils rient ! C’est quand même un humain. C’est un homme. Il devait fêter ses 29 ans le 5 janvier prochain. Je veux la vérité. Pas de vérité, pas d’obsèques ».

Chers lecteurs, les récits conjugués du père et de la mère de la victime nous laissent avec la conviction que la version donnée par les pouvoirs publics soit un mensonge. La vérité doit être rétablie officiellement ; et pour cela nous devons soutenir cette famille dans sa démarche et mettre la pression sur les autorités pour que seule la vérité soit rétablie !

Comments

Popular posts from this blog

ARGUMENTS AS WEAK AND WITHOUT SUBTANCE AS THE PERSON ENOUNCING THEM. DES ARGUMENTS AUSSI BIDONS ET SANS CONTENANCE QUE CELUI QUI LES ÉNONCE

THIS IS WHY CENTRAL AFRICA HAS SUCH A LACK OF DEMOCRACY. VOICI POURQUOI L’AFRIQUE FRANCOPHONE EST SI PEU DÉMOCRATIQUE