ALAIN CLAUDE BILIÉ BI NZE SAYS THAT HE WANTS TO HELP THE DEVELOPMENT OF THE GABONESE PRESS, SO HE CAN BEGIN WITH THE STATE PRESS. ALAIN CLAUDE BILIÉ BI NZE DIT VOULOIR AIDER AU DÉVÉLOPPEMENT DE LA PRESSE GABONAISE, QU’IL COMMENCE DONC PAR LA PRESSE D’ÉTAT

Alain-Claude Bilie-Bi-Nzé (Photo: Gabonreview)



English version

In an interview published by the excellent independent media online Gabonreview, the voluble Gabonese Minister of Communication, Alain-Claude Bilié-Bi-Nze, draws what he sees as an inventory of the Gabonese press. Without wanting to analyze point by point this interview that you can read on the website of Gabonreview, we would like to focus on the assertion by the minister that he wants the Gabonese press to radiate. In response, we want to point out to Alain-Claude Bilié -Bi-Nze that the state media that depend directly on his ministry, seem to be the perfect laboratory to demonstrate his ability to improve the Gabonese press. Independent media such as Gabonreview, Echos du Nord etc., having less need of his suggestions as they are clearly superior in quality to state media.

We can say without risk of being mistaken that the majority of readers and TV viewers with knowledge of the content of the Gabonese State press would agree with our assertion that the Gabonese State press is a big mediocracy. The State press mainly embodied by the newspaper L’Union and Gabon Television, distinguishes itself not in the mission of informing citizens in the best way possible by providing them with reliable information; but in diversion, by focusing on an abundance of insignificant entertainment to pollute the minds of the Gabonese people. We also note that Gabon Television talk shows have only one purpose: to create an illusion of open discussion for the official position of the regime to be conveyed. The substantive debate and solutions to problems being only secondary. Any article or program that tries to operate according to a more meritocratic model is routinely canceled.

This situation is not new, already in the late 60s and early 70s, Albert-Bernard Bongo asked for the cancelation of the program "Désinvolture" hosted by journalist Jean Obiang on Radio Gabon, because in this show this reporter called a spade a spade; and this was considered subversive by the regime. Today it is the program "Débat de presse" that is seen as a problem by the regime and seems destined to disappear. By contrast, programs that pit laurels to the regime are never worried; for example, how many years have they Gabonese people suffered to watch Patrick Simangoye on his show "Gabon Hebdo" come every Sunday sing Ali Bongo’s praises for nearly two hours with light weight guests; without anyone in the hierarchy finding the spectacle ridiculous and in bad taste?

If Alain-Claude Bilié-Bi-Nze wants to develop the Gabonese press, as he claims in the interview, he could start his well-ordered charity by first improving the quality of the organs of the government press. This will be demonstrating his expertise. This should not be very difficult because he could simply order the press to stop promoting the apology of mediocrity; he could ensure that this press would stop encouraging the vulgar and uncultured by raising significantly the level of Gabon Television’s programs. Alain-Claude Bilié-Bi-Nze could ask the state press to stop ignoring the events they find inconvenient and stop drowning important information in a continual stream of insignificant “news”. For example, the state media had not announced the detention of Maixent Accrombessi in Paris; but the same press relayed his return to the cheers of the regime in Libreville. Why hide one and publicise the other?

Before wanting to change the independent press, Alain-Claude Bilié-Bi-Nze should address the State press that needs more an in depth grooming. The Gabonese people no longer accept certain information that are dependent on the good will of those in power; and it is what is behind the success of organs such Gabonreview, Echos du Nord etc., and even our modest blog. Bilié-Bi-Nzé must practice that charity by beginning with brush strokes in his own settings.



Version française

Dans une interview publiée par l’excellent media indépendant en ligne Gabonreview, le volubile ministre Gabonais de la Communication, Alain-Claude Bilié-Bi-Nzé, dresse ce qu’il considère comme un état des lieux de la presse gabonaise. Sans vouloir faire l’analyse point par point de cette interview que vous pourrez lire sur le site de Gabonreview, nous nous appesantirons sur l’affirmation de ce ministre qui dit vouloir du rayonnement de la presse gabonaise. En réponse, nous voulons faire remarquer à Alain-Claude Bilié-Bi-Nzé, que les media d’Etat qui dépendent directement de son ministère, nous semblent être les parfaits laboratoires pour démontrer ses capacités à améliorer la presse gabonaise. Les medias indépendants tels Gabonreview, Echos du Nord etc., ayant moins besoin de ses suggestions car étant de qualité nettement supérieure aux media d’Etat.

Nous pouvons affirmer sans trop de risque de nous tromper, que la majorité des lecteurs et téléspectateurs ayant une connaissance du contenu de la presse d’Etat gabonaise, seraient d’accord avec notre assertion selon laquelle la presse d’Etat gabonaise n’est qu’une grosse médiocratie. La presse d’Etat principalement incarnée par le quotidien l’Union et Gabon Télévision, s’illustre non pas dans la mission d’informer le citoyen de la meilleure façon possible en lui prodiguant des informations fiables ; mais dans la diversion, en se focalisant sur une abondance de divertissements insignifiants pour polluer l'esprit des Gabonais. On remarque aussi que les émissions débat de Gabon Télévision n’ont qu’un but, celui de créer une illusion de discussion ouverte permettant à la position officielle du régime d’être véhiculée. Le débat de fond et les solutions aux problèmes n’étant que secondaires. Tout article ou émission qui essaient d’opérer suivant un modèle plus méritocratique, sont systématiquement supprimés.

Cette situation ne date pas d’aujourd’hui car déjà à la fin des années 60 et début des années 70, Albert-Bernard Bongo avait fait supprimer l’émission « Désinvolture » animée par le journaliste Jean Obiang sur Radio Gabon, parce que dans cette émission ce journaliste appelait un chat, un chat ; et cela était jugé subversif par le régime. Aujourd’hui c’est l’émission «Débat de presse» qui pose problème au régime et semble destinée à la disparition. Par contre, les émissions qui dressent des lauriers au régime ne sont jamais inquiétées ; à titre d’exemple, pendant combien d’années les Gabonais ont-ils souffert de voir Patrick Simangoye dans son émission « Gabon Hebdo » venir chaque dimanche chanter les louanges d’Ali Bongo pendant près de 2 heures, avec des invités bidons ; sans que personne dans la hiérarchie ne daigne trouver cela ridicule et déplacé ?

Si Alain-Claude Bilié-Bi-Nzé veut le développement la presse Gabonaise, comme il le prétend dans l’interview, qu’il commence par bien ordonner sa charité en améliorant d’abord la qualité des organes de la presse gouvernementale. Cela sera la démonstration de son savoir-faire. Cela ne devrait pas être très difficile car il peut simplement ordonner à cette presse d’arrêter de faire l’apologie de la médiocrité ; il peut faire en sorte que cette presse arrête d’encourager le vulgaire et l'inculture, en relevant de manière significative les programmes de Gabon Télévision. Alain-Claude Bilié-Bi-Nzé pourrait demander à la presse d’Etat d’arrêter de passer sous silence les évènements dérangeants et d’arrêter de noyer les informations importantes dans un flot continuel de "nouvelles" insignifiantes. Par exemple, la presse d’Etat n’avait pas annoncé la garde à vue de Maixent Accrombessi à Paris ; mais cette même presse a relayé son retour sous les acclamations du pouvoir, à Libreville. Pourquoi avoir occulte l’un et médiatisé l’autre ?

Avant de vouloir changer la presse indépendante, Alain-Claude Bilié-Bi-Nzé devrait s’adresser à la presse d’Etat qui a le plus besoin d’un toilettage en profondeur. Les Gabonais n’acceptent plus une certaine information dépendent du bon vouloir du pouvoir en place ; et c’est cela qui est à l’origine du succès des organes comme Gabonreview, Echos du Nord etc., et de même notre modeste blog. Que Bilié-Bi-Nzé pratique donc la charité bien ordonnée en commençant par des coups de balais dans son propre sérail.

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