"MY TRIBUTE TO BRUNO MBOULOU BEKA" BY G. BEKALE. “MON HOMMAGE A BRUNO MBOULOU BEKA », PAR G. BEKALE

Image: Gabonreview




English version

We publish the first tribute of one of our readers, Mr. G. Bekale, to Bruno Mboulou Beka. Several texts have already been sent to us; those of good qualities are retained, the others are sent back to the authors for improvement. We will publish the best texts in the coming posts.


To my compatriot and brother Bruno

I write this text as the sad anniversary of your loss is approaching, for duty and loyalty to the memory of your supreme sacrifice, but also the imperative to continue your action.

A 20th of December, you were murdered by elements of the security forces, on the streets in Libreville, as you were taking part in a peaceful demonstration. Those who killed you have never claimed their deed. They have not even used the excuse of a blunder to explain their monstrosity; the cowards! They have preferred to invent a false story of attack with knives by thugs; a version that the Gabonese people know to be false. We know that they killed you.

Your death is a State sponsored murder! They murdered you while you were in the peaceful exercise of your rights as a citizen. Since then, your family is asking that light be shed on the circumstances of your murder. But the authorities feeling trapped, refuse to do so.

Those who murdered you have such a desire to impose their interpretative framework that has nothing to do with the truth, upon us; that they were opposed to our desire to gather at the scene of their crime. Those who murdered you saw in you a dangerous individual because you believed in freedom.

If those who murdered you do not accept that we gather at the scene of their crime, they will never let us erect a memorial or a monument to your memory. They would like you to be forgotten.

But your day of glory will come, because you are our martyr; one of the martyrs of our freedom. The truth will be restored and the different versions of the government about your death will be officially recognized as lies.

They killed you because unlike the type of Gabonese they prefer, you were not idle, lost, devoid of memory, without ideals and without strength; you were engaged, you had a conscience that knew that we had challenges: unemployment, AIDS, ritual crimes, poverty, lack of education, and you wanted freedom.

Your sacrifice will be recognized in the future as having been one of the trigger moments of our freedom. Your body is still not in the sepulcher, because those who killed you do not want to tell the truth. We will continue to push them until this situation changes.

From where your soul is, please ask our ancestors to give us the strength to fight.

On behalf of my family and of my own, I bow with emotion and respect, to your memory.

G. Bekale



Version française

Nous publions le premier hommage d’un de nos lecteurs, Monsieur G. Bekale, à Bruno Mboulou Beka. Plusieurs textes nous ont été déjà envoyés ; ceux de bonnes qualités ont été retenus les autres ont été renvoyés aux auteurs pour amélioration. Nous publierons les meilleurs textes.


A mon compatriote et frère Bruno

J’écris ce texte alors que se rapproche le triste anniversaire de ta disparition, par devoir et fidélité au souvenir de ton sacrifice suprême, mais aussi à l'exigence de continuer ton action.

Un 20 décembre, tu as été assassiné par des éléments des forces de sécurité, dans la rue à Libreville, alors que tu participais à une manifestation pacifique. Ceux qui t’ont tué n’ont jamais revendiqué leur forfait. Ils n’ont même pas utilisé l’excuse de la bavure pour expliquer leur monstruosité; les lâches ! Ils ont préféré inventer une fausse histoire d’attaque à l’arme blanche par des voyous ; une version que les Gabonais savent fausse. Nous savons qu’ils t’ont tué.

Ta mort est un meurtre d’Etat ! Ils t’ont assassiné en plein exercice pacifique de tes droits de citoyens. Depuis, ta famille demande que toute la lumière soit faite sur les circonstances de ton assassinat. Mais les autorités se sentant coincées, refusent de le faire.

Ceux qui t’ont assassiné ont une telle volonté de nous imposer leur grille de lecture qui n'a rien à voir avec la vérité, qu’ils se sont opposés à ce que nous allions nous recueillir sur les lieux de leur crime. Ceux qui t’ont assassiné voyaient en toi quelqu’un de dangereux, car tu croyais en la liberté.

Si ceux qui t’ont assassiné ne supportent pas que nous allions nous recueillir sur les lieux de leur forfait, ils ne nous laisseront jamais ériger un mémorial ou une stèle en ta mémoire. Ils souhaiteraient que tu sois oublié.

Mais ton jour de gloire arrivera, car tu es notre martyr ; l’un des martyrs de notre liberté. La vérité sera rétablie et les différentes versions du gouvernement à propos de ton décès seront officiellement reconnues comme étant des mensonges.

Ils t’ont assassiné parce que contrairement au type de Gabonais qu'ils préfèrent, tu n’étais pas oisif, perdu, dénué de mémoire, sans idéal et sans force ; tu étais engagé, tu avais une conscience qui savait que nous avions des défis à relever: le chômage, le sida, les crimes rituels, la pauvreté, le manque d’éducation, et tu voulais la liberté.

Ton sacrifice sera reconnu dans le futur comme ayant été l’un des moments déclencheurs de notre liberté. Ton corps ne repose toujours pas au sépulcre, car ceux qui t’ont tué ne veulent pas dire la vérité. Nous allons continuer à les acculer jusqu'à ce que cette situation change.

D’où se trouve ton âme, demande à nos ancêtres de nous donner la force nécessaire au combat.

Au nom de ma famille et en mon nom personnel, je m'incline, avec émotion et respect, devant ta mémoire.

G. Bekale

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