TRIBUTE TO ALBERT ONDO-OSSA WHO GUIDES US ON THE TRAIL OF LOCAL KNOWLEDGE. HOMMAGE À ALBERT ONDO-OSSA QUI NOUS MET SUR LA PISTE DES SAVOIRS LOCAUX

Albert Ondo-Ossa (image: Reagir)


English version

In a country where imposture has the upper hand and where mediocre people are in position of dominance, we could not fail to present to Albert Ondo Ossa, our deepest thanks for the enriching presentation he gave before the Gabonese diaspora in Paris. A presentation as we would like to see thousands in Gabon. A presentation that examined frontally the country's situation and explained to all Gabonese, lay people or not, why the country is in bad shape economically and politically.

It seems quite incredible to us that professional or political careers as extraordinary as those of many Gabonese (many unfortunately deceased) have until now never been written about. Given this lack of documentation, when a Gabonese intellectual decides to share their knowledge, we must all stand up to applaud with both hands; especially this intellectual has been the victim of at least one assassination attempt to silence him forever.

In his expose, Albert Ondo Ossa encourages his countrymen that we are, to stop the reflex of "oye, oye, support," and instead ask ourselves the fundamental question of who in Gabon is the most likely to improve the living conditions of the population. He asked us, taking the example of his 4 children who are studying in France and whose future is uncertain in the current conditions of Gabon, to do everything for that Gabon is relieved by allowing someone viable to come to the head of the country instead of the undesirable one of the moment.

Without this type of exchanges, there are risks that the knowledge of people like Albert Ondo-Ossa would disappear into the bowel of history. We need to go back in our history. Who today really knows Leon Mba? Who can cite the members of the first Gabonese government or parliament? Even some Gabonese historians could not. For most people, especially those of new generations, these questions relate to nothing. This is a pity because this ignorance is an obstacle to the eruption of a political and social awareness rooted in our history. And it is this ignorance that allows little beings from nowhere; freshly catapulted to the top of the country, to believe that they are the navel of the world. For them to think that they invented hot water; even as the history and experiences of the Gabonese people prove that there are compatriots hundred times more cultured and cerebral than they. But alas, dear readers, it must be recognized that this may be why they want to kill the Gabonese school.

Those who want to continue to dominate us, so jubilantly wish to encourage the rooting and prosperity of a type of Gabonese whose civic and political awareness is over, dead and buried. A Gabonese people unable to project themselves in the past to draw from the source and the solid foundation that allows them to have a firm grip on the contemporary political life of the country.

But Gabon is our stronghold, our bastion to all. The Gabonese people must be lord and master there; like other people are at their home. We must work to recover this sovereignty which has been taken from us. It is for this work of consciousness-raising that once again, we thank Albert Ondo Ossa!

We say loud and clear that Albert Ondo Ossa is a great Gabonese!



Version française

Dans un pays où l’imposture tient le haut du pavé et où les médiocres sont en position de dominance, nous ne pouvions manquer de présenter à Albert Ondo-Ossa nos profonds remerciements pour l’exposé enrichissant qu’il a fait devant la diaspora Gabonaise à Paris. Un exposé comme nous aimerions qu’il en ait des milliers au Gabon. Un exposé qui a examiné frontalement la situation du pays et expliqué à tous les Gabonais, profanes ou non, pourquoi le pays va mal économiquement et politiquement.

Il nous parait assez incroyable que des carrières professionnelles ou politiques aussi extraordinaires que celles de nombreux Gabonais (dont beaucoup sont malheureusement décédés) n'aient jusqu'à présent jamais suscité la rédaction d'aucun ouvrage. Devant cette pauvreté didactique, lorsqu’un intellectuel Gabonais décide de partager son savoir, nous devons tous nous lever pour applaudir des deux mains; surtout quand ledit intellectuel a déjà été victime d’au moins une tentative d’assassinat pour le faire taire à jamais.

Dans son mot, Albert Ondo-Ossa encourage ses compatriotes que nous sommes à arrêter le reflexe du « oye, oye, soutien », et au contraire à nous poser la question fondamentale de savoir qui au Gabon est le plus à même d’améliorer les conditions de vie des populations. Il nous demande, en prenant l’exemple de ses 4 enfants qui se scolarisent en France et dont l’avenir est incertain dans les conditions actuelles du Gabon, de tout faire pour que le Gabon soit soulagé en permettant à quelqu'un de valable prendre la tête du pays à la place de l’indésirable du moment.

Sans des échanges de ce type, il y a des risques que le savoir de personnes comme Albert Ondo-Ossa ne disparaisse dans les limbes de l'histoire. Nous avons besoin de remonter le cours de notre histoire. Qui aujourd'hui connaît vraiment Léon Mba? Qui peut vous citer les membres du premier gouvernement ou parlement Gabonais? Mêmes certains historiens Gabonais ne pourraient le faire. Pour la plupart des gens, et surtout ceux de nouvelles générations, ces questions ne renvoient à rien. Cela est fort dommage car cette méconnaissance est un frein à l'éruption d'une conscience politique et sociale ancrée dans notre histoire. Et c'est cette méconnaissance qui permet à des petites gens sorties de nulle part ; fraîchement bombardées à la cime du pays, de se croire le nombril du monde. De penser qu'ils ont inventé l'eau chaude; alors même que l’histoire et le vécu des Gabonais prouvent qu’il y ait des compatriotes cent fois plus cultivés et cérébraux qu'eux. Mais hélas, chers lecteurs, il faut reconnaître que c’est peut-être pour cela qu’on veut tuer l’école gabonaise.

Ceux qui veulent continuer à nous dominer, souhaitent de manière jubilatoire à encourager l’enracinement et la prospérité d’un Gabonais dont la conscience civique et politique est finie, morte et enterrée. Un Gabonais incapable de se projeter dans le passé pour y puiser la source et la fondation solide qui lui permette d’avoir une emprise ferme sur la vie politique contemporaine du pays.

Mais le Gabon est notre fief, notre bastion à tous. Le peuple Gabonais doit y être seigneur et maitre ; comme d’autres peuples le sont chez eux. Nous devons travailler à recouvrer cette souveraineté qui nous a été arrachée par des médiocres. C’est pour ce travail d’éveil des consciences qu’encore une fois, nous remercions Albert Ondo Ossa !

Nous disons haut et fort qu’Albert Ondo Ossa est un très grand Gabonais!

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