THE BODY IS BRUNO MBOULOU BEKA TRANSPORTED TO OYEM WITHOUT ANY ANSWERS FROM THE REGIME. LE CORPS DE BRUNO MBOULOU BEKA EST TRANSPORTÉ À OYEM SANS QUE LE RÉGIME N’AIT À RÉPONDRE DE RIEN

Photo: A. M.



English version

The body of Bruno Mboulou Beka, this Gabonese citizen coldly murdered by Ali Bongo’s militias on 20 December 2014 during a peaceful march, was placed on a bus bound for Oyem this Tuesday, 15 December 2015.

If we do not know the terms of this transfer, meaning why today and not six months, eight months, or even two weeks ago; we can already say with certainty that the investigation promised by Sidonie Ouwe provided none of the elements requested by the family since 20 December 2014.

But it is clear that Sidonie Ouwe could not confirm what is obvious; which is that Bruno Mboulou Beka, like the people massacred in Port-Gentil, was coldly shot dead by Ali Bongo forces for having the temerity to express his will to be free. The regime will fail to make the Gabonese people forget this compatriot whose only fault was to have thought he could be free.

Congratulations to the members of Bruno Mboulou Beka family who have since 20 December 2014, voiced their wish that the whole truth about this assassination be made public, despite the threats and risks.

The body is repatriated to Oyem, but the death of Bruno Mboulou Beka and the related events have demonstrated once again to the Gabonese people the consequences of living under tyranny and the calamities that will continue to befall us if we do nothing.

The Mboulou Bruno Beka family demands justice; but justice will never come from the regime. It is our responsibility to provide to them, by all means, the justice they are entitled to get.


Version française

Le corps de Bruno Mboulou Beka, ce Gabonais froidement assassiné par les milices d’Ali Bongo le 20 Décembre 2014 lors d’une marche pacifique, a été placé dans un autocar en partance pour Oyem ce Mardi 15 Décembre 2015.

Si nous ne connaissons pas les modalités de ce transfert, c'est-à-dire pourquoi ce jour et pas il y a 6 mois, 8 mois, ou même 2 semaines ; nous pouvons déjà vous affirmer avec certitude que l’enquête promise par Sidonie Ouwé n’a fourni aucun des éléments réclamés par la famille depuis le 20 Décembre 2014.

Mais il est clair que Sidonie Ouwé ne pouvait confirmer ce qui est évident; c'est-à-dire que Bruno Mboulou Beka, comme les morts de Port-Gentil, ait été froidement abattu par les forces d’Ali Bongo, pour avoir eu la témérité de manifester sa volonté d’être libre. Le régime ne parviendra pas à faire oublier aux Gabonais, ce compatriote dont la seule faute fut d’avoir cru qu’il pouvait être libre.

Bravo aux membres de la famille de Bruno Mboulou Beka qui ont depuis le 20 Décembre 2014, fait entendre leur souhait que toute la vérité soit faite sur cet assassinat, et ce malgré les menaces et les risques.

Le corps est certes rapatrié à Oyem, mais la mort de Bruno Mboulou Beka et les évènements afférents ont démontré encore une fois aux Gabonais les conséquences de vivre sous la tyrannie et le malheur qui va continuer à s’abattre sur nous, si nous ne faisons rien.

La famille de Bruno Mboulou Beka, réclame justice ; mais la justice ne viendra jamais du régime. Il nous appartient de leur procurer, par tous les moyens, cette justice qu’ils sont en droit d’obtenir.

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