FIRED TO HAVE DARED TO TELL THE GABONESE PEOPLE THE TRUTH ABOUT ALI BONGO’S ORDINANCES. LICENCIÉ POUR AVOIR OSÉ DIRE LA VÉRITÉ AU PEUPLE GABONAIS AU SUJET DES ORDONNANCES D’ALI BONGO




English version

Following the announcement by the Ministers’ Council of a series of ordinances with immediate effect by the regime, Harold Leckat, a Gabonese lawyer, having established the unconstitutionality of these decisions, did what a good patriot in possession of a certain knowledge and certain skills had to do; he informed his compatriots of the non-constitutionality of such measures. He threatened or insulted no one, he simply disseminated knowledge. But in a dictatorship, those who have knowledge are dangerous. By educating the population, Harold Leckat was risking his career, as evidenced by the letter of dismissal he received a few days later.

Dear readers, the decision of the Constitutional Court has confirmed that Harold Leckat reading of these ordinances was correct. But his superior nevertheless told him that his writings about these orders constituted "serious misconduct", punishable by immediate dismissal without further ado. Dear reader, understand this: Harold Leckat was dismissed for being in the right, for telling the truth!

Dear readers, we can honestly ask questions about the law firm that dismisses an employee for having informed the Gabonese people on the constitutionality of certain decisions. Harold Leckat’s superiors would have preferred that the people remained ignorant on the subject. That law firm seems more interested in its survival under the dictatorship of Ali Bongo, to protect its small contracts here and there, instead of paying attention to the rights of the Gabonese people.

But Jules Obiang, who drafted the letter of dismissal, will certainly tell you as an aside that he wants Gabon to make progress, to become fully a country under the rule of law. But how to get there if he, himself, behaves this way? Can one want one thing and its opposite? This dismissal is absolutely outrageous!

But so goes the Bongo’s Gabon



Version française

Suite à l’annonce par conseil des ministres d’une série d’ordonnances à effet immédiat, par le régime, Harold Leckat, avocat Gabonais, ayant constaté la non constitutionalité de ces décisions, fit ce qu’un bon patriote en possession d’un certain savoir et de certaines compétences devait faire ; il informa ses compatriote de la non constitutionnalité de ces mesures. Il ne menaça, ni n’insulta personne, il dissémina simplement le savoir. Mais en dictature, ceux qui ont la connaissance, sont dangereux. En éduquant la population, Harold Leckat risquait sa carrière, comme le démontre la lettre de licenciement qu’il reçut quelques jours plus tard.

Cher lecteurs, la décision de la Cour Constitutionnelle vient de confirmer que la lecture d’Harold Leckat à propos de ces ordonnances était exacte. Mais son supérieur hiérarchique, lui a signifié notamment que ses écrits à propos de ces ordonnances, constituaient une « faute grave », passible de licenciement immédiat, sans autre forme de procès. Chers lecteurs, comprenez bien ceci : Harold Leckat a été licencié pour avoir été dans le vrai, pour avoir dit la vérité !

Chers lecteurs, on peut en toute franchise se poser des questions sur ce cabinet qui licencie un de ses employés pour avoir éclairé les Gabonais sur la constitutionalité de certaines décisions. Les supérieurs hiérarchiques d’Harold Leckat auraient préférés que le peuple demeura inculte sur la question. Ce cabinet semble plus intéressé à assurer sa survie sous la dictature d’Ali Bongo, à préserver ses petits contrats ici et là, au lieu de s’intéresser aux droits des Gabonais.

Mais Jules Obiang, qui a rédigé la lettre de licenciement, vous dira certainement en aparté qu’il voudrait que le Gabon évolue, qu’il devienne pleinement un Etat de droit. Mais comment y arriver si lui-même se comporte de la sorte ? Peut-on vouloir d’une chose et de son contraire ? Ce licenciement est ce qu’il y a de plus scandaleux !

Mais ainsi va le Gabon des Bongo

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