SHOULD ETHNIC GROUPS ALWAYS BE PUT IN COMPETITION IN GABON’S POLITICS. DOIT-ON TOUJOURS METTRE LES ETHNIES EN COMPETITION DANS LA POLITIQUE GABONAISE

René Ndemezo’Obiang introducing Jean Ping in Ntoum
René Ndemezo’Obiang introduisant Jean Ping á Ntoum



English version

Dear readers, we have chosen for this post, to translate for you a speech by René Ndemezo'Obiang made before a Ntoum’s assistance during a political meeting aimed to introduce Jean Ping to these populations. The interest for us here is not that much to talk about Jean Ping’s campaign, but the approach used by René Ndemezo'Obiang in presenting Jean Ping with an ethnic angle. Dear readers, must the politicians be always presented through an ethnic prism when they have to be introduced to people belonging to ethnic groups that are not theirs? Moreover, in his presentation, Rene Ndemezo'Obiang explains why the Fang must make a strategic retreat to support Jean Ping. For this blog, this approach is awkward because it allows those who do not want change in Gabon to say that Jean Ping is only the Trojan horse of a cabal of Fang elites who want to come to power through him.

Even though this blog should respect the choice of René Ndemezo'Obiang to express his preference for the citizen Jean Ping in the way that best satisfies him; we nevertheless believe it would be better to present candidates, all candidates, in a republican way by emphasizing what these people represent as national candidates and not in relation to a particular ethnic group. When populations are forced to look at things though ethnicity, it locks them into a lazy appreciation of national politics and in a comfort of not applying the slightest intellectual effort. The Gabonese people deserve better!

We are not saying that the ethnicity of candidates should be ignored; this would be a mistake because it's part of the reality of Africa in general and of Gabon in particular. But we refuse to focus too much on it, because it is only one dimension among others that characterize an individual. The excessive use of ethnic interpretation of things is unfortunately the result of intellectual laziness that fuels our political archaism.

When André Mba Obame ran in 2009, people like Guy Nzouba Ndama did not hesitate to say in a loudly that power in Gabon had 2 feet, one in the Haut-Ogooué province and the other in Ogooué-Lolo. Many among us found that unacceptable and simplistic. But many, behind closed doors, agreed with Nzouba and are even agreeing today. Let us progress by avoiding such obstacles that slow down our progress. When trying to get out of 50 years of authoritarianism and repression of dissent, civic learning is bound to be needed; so let us allow the Gabonese people to appreciate their ethnicity as being fluid entities and not rigid and static ones. That a Nkomi or a Fang arises, this should not cause problems since the victory of one or the other should not be perceived or presented as an ethnic victory of one group at the expense of another. René Ndemezo'Obiang could have introduced Jean Ping to the same populations in amore republican manner by avoiding some phrases and formulas of another time.

Here is translated into French by us, the substance of René Ndemezo'Obiang speech to the populations in Ntoum:


"This country is particular; in 1993 everyone had yet said it was Mba Abessole who won, isn’t it? But did he assume power? They came to say that Mba Abessole lost; Mboumbou-Miyakou came to announce ... You know how it happened.


Recently, my brother Mba Obame won this time; I call him my brother because I am of the lineage of the Effack and Essandone tribes; they said no, it's not Mba Obame who won; he was relegated to the third place. But what happens in this country, where do such things come from? When they play a trick on you once or twice, it can happen, but the third time you need to not get caught. If they got me by going right, I'm going to move to the left. You understand me?

For the upcoming vote, next year, in 2016, I call on the Nkomi son who is there; because sometimes when someone who speaks our language runs, people say but you, what do you want to do? You are here, you are there, you are everywhere; you understand? Is there a Fang who does not understand what I mean? We must retreat and let the son Nkomi be the center forward of the match that is going to be played. It is this center forward who is sitting here. But however, while he is center forward, we're here around. He does not go alone; we are on the lookout. This is what we are telling you that we need to do. This has a purpose; a goal that wants to get rid of the one who is over there today. But for that, we must seek the strongest person. We say that it is that gentleman who can solve this problem for us and it is therefore him who must be in front.

People should no longer come bother you in saying: how come elders like Ekoh, Essone-Mengue, Ndemezo, Eyeghe-Ndong, can decide that while there are Fang, it is an Nkomi son who must be candidate. No, no! We are looking for someone who can take that man down! You understand? Who can remove the man! The time for a Fang son to be put forward will happen again in the future. You understand? Because the country will move forward. But for the coming year, there is no other candidate than Jean Ping, thank you. "




Version française

Chers lecteurs, nous avons choisi par ce billet, de vous faire la traduction d’une intervention de René Ndemezo’Obiang, faite devant une assistance à Ntoum, lors d’un meeting politique ayant pour but de présenter Jean Ping à ces populations. L’intérêt ici pour nous, n’est pas tant que ça de parler de la campagne de Jean Ping, mais plutôt de la démarche utilisée par René Ndemezo’Obiang consistant à présenter Jean Ping sous un angle ethnique. Chers lecteurs, doit on toujours présenter les politiciens au travers d’un prisme ethnique quand ils doivent être introduit à des populations appartenant à des groupes ethniques qui ne sont pas les leurs ? En Plus, dans son mot, René Ndemezo’Obiang explique pourquoi les Fang doivent faire un repli stratégique pour soutenir Jean Ping. Pour ce blog, cette approche est maladroite car elle permet à ceux qui ne veulent pas du changement au Gabon de dire que Jean Ping n’est que le cheval de Troie d’une cabale de cadres Fang qui veulent arriver au pouvoir par son truchement.

Même si ce blog doit respecter le choix de René Ndemezo’Obiang d’exprimer ses préférences pour le citoyen Jean Ping de la manière qui le satisfasse le mieux ; nous pensons néanmoins qu’il serait plus saint de présenter les candidats, tous les candidats, de manière républicaine en mettant l’emphase sur ce que ces personnes représentent comme candidats nationaux et non pas par rapport à telle ou telle ethnie. Quand on impose aux populations un regard ethnique des choses, on les enferme dans une vision paresseuse du schéma politique national, et dans la facilité de se morfondre dans le moindre effort intellectuel. Les Gabonais méritent mieux !

Nous ne disons pas qu’il faille ignorer l’ethnie des candidats, ce serait une erreur car cela fait partie de la réalité africaine en général et Gabonaise en particulier. Mais nous refusons de trop la privilégier, car ce n’est qu’une des dimensions parmi d'autres, qui caractérisent un individu. L’utilisation à outrance de la lecture ethnique des choses est malheureusement le fruit d'une paresse intellectuelle qui maintient notre archaïsme politique.

Quand André Mba Obame s’est présenté en 2009, des gens comme Guy Nzouba Ndama n’ont pas hésité à dire à haute et intelligible voix, que le pouvoir au Gabon avait 2 pieds, un dans le Haut-Ogooué et l’autre dans l’Ogooué-Lolo. Nous avons été nombreux à trouver cela inadmissible et réducteur. Mais beaucoup, en aparté, étaient d’accord avec Nzouba et le sont même encore aujourd’hui. Progressons en évitant de trainer de tels boulets qui retardent nos avancées politiques. Quand on veut sortir de 50 ans d'autoritarisme et de répression de la dissidence, on a forcément un apprentissage civique à faire ; permettons donc aux gabonais d’apprécier leurs ethnies comme étant des entités fluides et non rigides et figées. Qu’un Nkomi ou un Fang se présente, cela ne devrait pas poser des problèmes puisque la victoire de l’un ou l’autre ne devrait pas être perçue ni présentée comme une victoire ethnique de tel groupe au dépend de tel autre. René Ndemezo’Obiang aurait pu présenter Jean Ping aux mêmes populations de manière plus républicaine en évitant quelques phrases et formules d’un autre temps.

Voici traduit en français par nos soins, la substance du propos de René Ndemezo’Obiang face aux populations de Ntoum :


« Ce pays est particulier ; en 1993 tout le monde avait pourtant dit que c’est Mba Abessole qui est passé, n’est-ce pas ? Mais est-ce qu’il a été au pouvoir ? Ils sont venus dire que Mba Abessole a perdu ; Mboumbou-Miyakou est venu annoncer… Vous savez comment ça s’est passé.


Hier, hier là, mon frère Mba Obame a pris cette fois ; je l’appelle mon frère car je suis de la lignée des tribus Effack et Essandone; ils ont dit non, ce n’est pas Mba Obame qui a gagné, il a été relégué à la troisième place. Mais qu’est ce qui se passe dans ce pays, cette affaire-là nous vient d’où ? Quand on vous joue un tour une fois, ou deux fois, ça peut passer, mais la troisième fois, il ne faut plus se laisser prendre. Si on m’a eu en passant à droite, je vais maintenant passer à gauche. Vous me comprenez ? 

Pour le vote qui arrive, l’année prochaine, 2016, j’appelle le fils Nkomi qui est là ; parce que parfois, quand quelqu’un qui parle notre langue se présente, les gens disent mais vous là vous voulez faire quoi ? Vous êtes ici, vous êtes là, vous êtes partout ; vous comprenez ? Quel est le Fang qui ne comprend pas ce que je veux dire ? Nous devons nous mettre en retrait et laisser le fils Nkomi comme avant-centre du match qui va se jouer. C’est cet avant-centre-là qui est assis ici. Mais seulement, quand il est avant-centre, nous sommes là autour. Il ne part pas seul ; nous le regardons faire. C’est ce que nous vous disons qu’il va falloir faire. Cette démarche a un but précis ; un objectif qui veut qu’on se débarrasse de celui qui est là-bas aujourd’hui. Mais pour cela, nous devons rechercher la personne la plus solide. Nous disons que c’est ce monsieur-là qui est capable de nous résoudre ce problème et c’est donc lui qui doit être devant. 

On ne doit plus venir vous embêter en vous disant : comment des anciens comme les Ekoh, Essone-Mengue, Ndemezo, Eyeghe-Ndong, peuvent faire qu’alors qu’il y a des Fang, c’est un fils Nkomi qu’on met candidat. Non, Non ! Nous cherchons quelqu’un qui peut enlever l’homme-là ! Vous comprenez ? Qui peut enlever l’homme-là ! L’heure d’un fils Fang se mettant devant va encore arriver dans le futur. Vous comprenez ? Parce que le pays va aller de l’avant. Mais pour l’année qui arrive, il n’y a pas d’autre candidat que Jean Ping, je vous remercie. »

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