SINCE WE ARE FORBIDDEN TO DEMONSTRATE, LET US THINK! PUISQU’ON NOUS INTERDIT DE MANIFESTER, PERMETTONS NOUS DE PENSER!

Image: Gabonreview



English version

Before the absurdity of those governing Gabon, who would stifle all individual and collective freedoms that aim to strengthen citizenship; since those who run Gabon believe that the physical space is forbidden to our human expression; then let us use our intellectual and moral strength, our ability to think, to pay a citizen tribute to Bruno Mboulou Beka.

We are launching, in our columns, the idea of honoring the memory of this Gabonese martyr by the publication of texts coming from you, dear readers, which would grasp the full extent of the sacrifice of this compatriot, which would sound appropriate, which would touch our souls and hearts, and awaken the conscious and determined people who lie dormant within us.

Dear readers, send us your texts in "Word" format of no more than one page. We will translate them into English and publish them verbatim immediately after reception. We will turn them into a collection to be published in appendix to this blog. Grab your pens, go!

To pay tribute to Bruno Mboulou Beka, and stimulate creativity among our readers, we suggest the reading of Rudyard Kipling's famous poem, written in 1910 whose title is "If". The poem invites to Stoicism, calls those undergoing challenges to have courage, and tells us that even in uncertain circumstances; we must overcome to become master of our lives and our future. Against this, the regime, as dictatorial as it is, can’t do anything!



If—

By Rudyard Kipling



If you can keep your head when all about you 
Are losing theirs and blaming it on you, 
If you can trust yourself when all men doubt you,
But make allowance for their doubting too; 
If you can wait and not be tired by waiting,
Or being lied about, don’t deal in lies,
Or being hated, don’t give way to hating,
And yet don’t look too good, nor talk too wise:

If you can dream—and not make dreams your master; 
If you can think—and not make thoughts your aim; 
If you can meet with Triumph and Disaster
And treat those two impostors just the same; 
If you can bear to hear the truth you’ve spoken
Twisted by knaves to make a trap for fools,
Or watch the things you gave your life to, broken,
And stoop and build ’em up with worn-out tools:

If you can make one heap of all your winnings
And risk it on one turn of pitch-and-toss,
And lose, and start again at your beginnings
And never breathe a word about your loss;
If you can force your heart and nerve and sinew
To serve your turn long after they are gone, 
And so hold on when there is nothing in you
Except the Will which says to them: ‘Hold on!’

If you can talk with crowds and keep your virtue, 
Or walk with Kings—nor lose the common touch,
If neither foes nor loving friends can hurt you,
If all men count with you, but none too much;
If you can fill the unforgiving minute
With sixty seconds’ worth of distance run, 
Yours is the Earth and everything that’s in it, 
And—which is more—you’ll be a Man, my son!



Version française

Devant l’absurdité des gouvernants du Gabon, qui voudraient étouffer dans l’œuf toutes les libertés individuelles et collectives allant dans le sens du renforcement de la citoyenneté ; puisque ceux qui dirigent le Gabon estiment que l’espace physique est interdit à notre expression humaine ; servons nous alors de notre force intellectuelle et morale, de notre capacité de penser, pour rendre un hommage citoyen à Bruno Mboulou Beka.

Nous lançons, dans nos colonnes, l’idée d’honorer la mémoire de ce martyr Gabonais par la publication de textes venant de vous, chers lecteurs, qui saisiraient toute la portée du sacrifice de ce compatriote, qui sonneraient justes, qui feraient vibrer nos âmes et nos cœurs, et réveilleraient les personnes conscientes et déterminées qui sommeillent en nous.

Chers lecteurs, envoyez-nous vos textes en format « Word » de pas plus d’une page manuscrite. Nous les traduirons en anglais et les publierons in extenso aussitôt reçus. Nous en feront un recueil qui sera publié en marge de ce blog. A vos plumes, partez !

Pour rendre hommage à Bruno Mboulou Beka, et stimuler la créativité de nos lecteurs, nous vous proposons la lecture du célèbre poème de Rudyard Kipling, écrit en 1910 ET traduit de l’anglais par le Français André Maurois en 1918, dont le titre Anglais est le simple « If » ; mais qui a été traduit en français par : « Si…Tu seras un Homme, mon fils ». Ce poème invite au stoïcisme, appelle celui qui subit une épreuve au courage et nous dit que même dans des circonstances incertaines, on doive se relever pour redevenir maitre de sa vie et de son devenir. Contre cela, le régime, aussi dictatorial qu’il soit, n’y peut rien !




SI… TU SERAS UN HOMME, MON FILS


Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie 
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir, 
Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties 
Sans un geste et sans un soupir ; 

Si tu peux être amant sans être fou d’amour, 
Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre, 
Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour, 
Pourtant lutter et te défendre ; 

Si tu peux supporter d’entendre tes paroles 
Travesties par des gueux pour exciter des sots, 
Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles 
Sans mentir toi-même d’un mot ; 

Si tu peux rester digne en étant populaire, 
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois, 
Et si tu peux aimer tous tes amis en frère, 
Sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi ; 

Si tu sais méditer, observer et connaître, 
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur, 
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître, 
Penser sans n’être qu’un penseur ; 

Si tu peux être dur sans jamais être en rage, 
Si tu peux être brave et jamais imprudent, 
Si tu sais être bon, si tu sais être sage, 
Sans être moral ni pédant ; 

Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite 
Et recevoir ces deux menteurs d’un même front, 
Si tu peux conserver ton courage et ta tête 
Quand tous les autres les perdront, 

Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire 
Seront à tous jamais tes esclaves soumis, 
Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire 
Tu seras un homme, mon fils.

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