WHY ALWAYS THIS REFLEX TO INTIMIDATE AND MUZZLE?? POURQUOI TOUJOURS CE REFLEXE D’INTIMIDER ET DE MUSELER ?

Léon Paul Ngoulakia (photo : Marcel Libama)



English version

Dear readers, this post is not intended to portray anybody as a victim in a personal way, but to sound the alarm about the reflex that the regime has to prevent the pluralistic expression of the fundamental right of freedom of expression.

It gets tiring and tedious to always have to talk about the arbitrary arrests, the untimely bans on citizens to organize marches, the impediments to hold meetings in particular provinces. No, this is too much.

Whether one is called Marc Ona Essangui, Jean Ping, Zacharie Myboto, Faustin Boukoubi or Leon Paul Ngoulakia; whether one is a member of civil society, the PDG or the opposition, they should have the same civil rights in Gabon. When we learn that the communication that Leon Paul Ngoulakia was about to deliver was interrupted by hooligans, we must all condemn this kind of blunders in the strongest terms.

The issue is not whether to support the political approach of Mr. Ngoulakia, approach which for us remains unclear. Nevertheless, the right to express oneself should be extended to all Gabonese, whether we agree with what is said or not. This is fundamental! When Gabonese, from across the political spectrum, are left to the mercy of partisan vengeance, of the violent disapproval forms reserved for those who criticize the regime; we get assassination attempts on Albert Ondo-Ossa; poisoning of people like André Mba Obame; the killing of patriots such as Bruno Mboulou Beka; and one day, perhaps, it will be you who will be in the crosshair of theses Gabonese Tontons Macoutes.

Faced with this kind of autocratic phenomena, we cannot continue to let the authorities do and say anything, being careful to keep quiet and stay back as if nothing had happened!

Faced with a popular opinion already very skeptical about the ethical and managerial values of this regime, it is certain that repression is its last defense and ultimate refuge, to maintain the status quo. No, it must be said and hammered: the responsibilities of the resounding failure of the regime do not rest on the civil society or the opposition, but rather on Ali Bongo; on his inability to establish a clear line of governance for the country's future, a line made of ethics, morals, good and sound management of public funds. It is not the many intimidations that will make us forget this fact!

Given the authoritarian excesses we are observing from the militias, thugs and security forces belonging to the regime, we would like to remind all that it is the responsibility of the head of this ensemble to call his troops to order, to control them, to channel them and ultimately exclude the unruly! When such a situation persists, this means that it is intended by the regime and therefore it shall be responsible for all these acts.

By choosing to be deaf, by choosing to entrust his lieutenants with the job of denigrating, humiliating, stalking, threatening and even killing if necessary, potential or actual enemies, Ali Bongo demonstrates his inability to lead Gabon.



Version française

Chers lecteurs, ce billet n’a pas pour objet de faire passer qui que ce soit en victime de quoi que ce soit de manière personnelle, mais de tirer la sonnette d’alarme sur le reflexe qu’a le régime d’empêcher l’expression plurielle du droit fondamental qu’est celui d’expression.

Il devient fatiguant et lassant d’avoir toujours à revenir sur les arrestations arbitraires, les interdictions intempestives d’organiser des marches citoyennes, les empêchements d’organiser des meetings dans telle ou telle province. Non c’en est trop.

Qu’on s’appelle Marc Ona Essangui, Jean Ping, Zacharie Myboto, Faustin Boukoubi ou Léon Paul Ngoulakia ; que l’on soit membre de la société civile, du PDG ou de l’opposition, on devrait avoir les mêmes droits civiques au Gabon. Quand nous apprenons que la communication que s’apprêtait à faire Léon Paul Ngoulakia a été interrompue par des loubards, nous devons tous condamner ce genre d’errements avec la dernière énergie.

Il n’est pas question de soutenir ou non la démarche politique de Monsieur Ngoulakia, démarche qui pour nous reste nébuleuse. Il reste que le droit de s’exprimer devrait s’étendre à tout Gabonais, qu’on soit d’accord avec ce qui est dit ou non. C’est fondamental ! Quand des Gabonais, de quelque bord politique que ce soit, sont livrés en pâture à la vindicte partisane, aux formes de réprobation violentes réservées à ceux qui dénoncent le régime ; nous en arrivons aux tentatives d’assassinats sur Albert Ondo-Ossa ; aux empoisonnements de gens comme André Mba Obame ; aux assassinats de patriotes comme Bruno Mboulou Beka ; et un jour peut-être, c’est vous qui serez dans le viseur de ces tontons macoutes en version gabonaise.

Face à ce type de phénomènes autocratiques, nous ne pouvons continuer de laisser les autorités faire et dire n’importe quoi, en prenant bien soin de nous taire et de nous mettre en retrait, comme si de rien n’était !

Face à une opinion populaire déjà très sceptique quant aux valeurs éthiques et managériales de ce régime, il est certain que la répression soit son dernier rempart et ultime refuge, pour maintenir le statu quo. Non, il faut le dire et le marteler: les responsabilités de l’échec retentissant du régime ne reviennent ni à la société civile, ni à l’opposition, mais bel et bien à Ali Bongo; à son incapacité à dégager une ligne de gouvernance claire pour l’avenir du pays, ligne pétrie d’éthique, de morale, de bonne et saine gestion des fonds publics. Ce ne sont pas les multiples intimidations qui nous feront oublier cette réalité !

Devant les dérives autoritaires que nous observons de la part des milices, loubards et forces de l’ordre au service du régime, nous aimerions rappeler qu’il revient au chef de cet assemblage d’effectuer les rappels à l’ordre dans ses troupes, de les contrôler, de les canaliser, et finalement d’exclure les indisciplinés! Quand une telle situation perdure, c’est qu’elle est voulue par le régime et donc il doit être tenu responsable de tous ces actes.

En choisissant de faire la politique de la sourde oreille, en choisissant de confier à ses lieutenants le soin de dénigrer, d’humilier, de traquer, de menacer et même de tuer au besoin, tous les ennemis potentiels ou avérés, Ali Bongo démontre son incapacité à diriger le Gabon.

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