NUMBER OF HOSPITAL BEDS RELATED TO THE POPULATION, SINCE 1960 IN GABON. NOMBRE DE LITS D’HÔPITAUX PAR RAPPORT À LA POPULATION, DEPUIS 1960 AU GABON


Mouila’s hospital

Hopital de Mouila



English version

Dear readers, we have reviewed the evolution of the number of primary classrooms compared to demand, from 1960 to the present day. Here we come to do the same with the number of hospital beds available.

One convention wants that one of the indices of a people's accessibility to health care to be the number of hospital beds available per 1000 inhabitants. In this calculation, since the number of inhabitants is fixed over time, it is then possible to measure whether, over a given period of time, a country has made efforts to increase accessibility or not. For example, for Saudi Arabia, an oil country like Gabon, in 1960 there were 0.7 beds per 1000 inhabitants and in 2016 there were 2.1 beds, or 3 times more; for a population that rose from 4 million in 1960 to 30 million today. This means that Saudi Arabia did mathematically built three times as many hospitals as its population growth required between 1960 and 2016.

As for Gabon, the archives of the World Bank updated on March 21, 2017, tell us that the country had 5.7 hospital beds per 1000 inhabitants in 1960. It underwent a meteoric progress of construction of dispensaries in all localities and nurses and midwives being sent in the regions after independence, bringing the rate to 9.9 beds per 1000 inhabitants in 1970 (practically one bed per 100 inhabitants). These were mainly the Leon Mba years with Yves Evouna as Minister of Public Health, Population and Social Affairs. This was implemented through a well-executed five-year plan that the World Bank records tell us was based on a state operating budget of only 7 billion CFA francs at the time. Ten per cent of this budget, or 700 million CFA francs, were allocated to health and social services per year.

It is with this annual budget of 700 million CFA francs, that the State was able to provide free medicines throughout the country, to build clinics and to set up the Social Welfare Fund with 5 clinics of very good quality with doctors trained in France, in Libreville, Port-Gentil, Lambaréné, Mouila and Kango. As of 1964, Gabon had set up five general hospitals: Libreville (511 beds), Port-Gentil (230 beds), Oyem (150 beds), Mouila (220 beds) and the fifth The Schweitzer Hospital in Lambaréné, which was a rather special case because it was created long before independence. In addition to these hospitals, the country had 27 medical centers; 6 leprosy treatment centers, 2 sleeping sickness treatment centers, one polyclinic, 9 urban clinics, 59 rural dispensaries, and 11 private clinics. In every prefecture, today's provinces, there was a mobile unit of care. So in total there are 9 motorized units. The equipment of these units consisted of 6 ambulances, 10 trucks, 60 Land-Rovers, 10 buses, and 6 outboards. Finally, there were national vaccination campaigns that went to every corner of the country and vaccinated everyone free of charge at the expense of the state.

The progress was so dazzling that by 1966, according to the World Bank, Gabon had a total of 3667 hospital beds, a ratio of one bed for every 170 inhabitants. A record; But in Gabon today, who still remembers Mr. Yves Evouna who set up this project as of independence!

What was the situation of Gabon afterwards? As early as 1975, only 8 years after the arrival of Omar Bongo, the work of destruction began. The ratio fell to 6 beds per 1000 inhabitants. Then in 1980, to 3 beds for 1000 inhabitants. In 2008, as Omar Bongo was about to die, Gabon had 1.3 beds for every 1,000 inhabitants; the health system built in the post-independence years, had been totally destroyed.

Dear readers, these people do not want to take stock; it does not matter, we will do it for them.

We will not give up!




Version française

Chers lecteurs, nous avons fait le bilan de l’évolution du nombre de salles de classe du primaire par rapport à la demande, depuis 1960 à nos jours. Nous venons ici, faire la même chose avec le nombre de lits d’hôpitaux disponibles.

Une convention veut que l’un des indices d’accessibilité d’un peuple aux soins de santé soit le nombre de lits d’hôpitaux disponibles pour 1000 habitants. Dabs ce calcul, vu que le nombre d’habitants soit fixe dans le temps, on peut alors mesurer si sur une période donnée, un pays a fait des efforts d’augmenter cette accessibilité ou non. Par exemple, pour l’Arabie Saoudite, pays pétrolier comme le Gabon, en 1960 il y avait 0,7 lits pour 1000 habitants et en 2016 il y avait 2,1 lits, soit 3 fois plus ; pour une population qui est passée de 4 millions en 1960 à 30 millions aujourd’hui. Ce qui veut dire que mathématiquement, l’Arabie Saoudite a construite 3 fois plus d’hôpitaux que nécessitait sa croissance démographique entre 1960 et 2016.

S’agissant du Gabon, les archives de la banque Mondiale actualisées le 21 Mars 2017, nous disent que le pays comptait 5,7 lits d’hôpitaux pour 1000 habitants en 1960. Il connut une avancée fulgurante de construction de dispensaires dans toutes les localités du pays et d’un envoie d’infirmiers et de sages-femmes dans les provinces, après l’indépendance, ce qui porta le taux à 9,9 lits pour 1000 habitants en 1970 (pratiquement un lits pour cent habitants). Ce furent essentiellement les années Léon Mba avec Yves Evouna comme Ministre de la Santé Publique, de la Population et des Affaires sociales. Ceci fut mis en œuvre grâce à un plan quinquennal bien planifié dont les archives de la Banque Mondiale nous disent reposait sur un budget de fonctionnement de l’Etat de seulement 7 milliards de francs CFA de l’époque. Dix pourcent de ce budget, soit 700 millions de francs CFA, étaient alloues à la santé et au social, par an.

C’est avec ce budget de 700 millions de francs CFA de dotation annuelle, que l’Etat arrivait à fournir gratuitement des médicaments sur toute l’étendue du territoire, et à construire des dispensaires et aussi à mettre sur pied la Caisse de Prévoyance Sociale disposant de 5 dispensaires de très bonne qualité avec des médecins formés en France, à Libreville, Port-Gentil, Lambaréné, Mouila et Kango. Dès 1964, le Gabon s’était doté grâce à ce budget, de 5 hôpitaux généraux : celui de Libreville (511 lits), Port-Gentil (230 lits), Oyem (150 Lits), Mouila (220 lits) et le cinquième était l’hôpital Schweitzer de Lambaréné qui était un cas un peu spécial car créé bien avant l’indépendance. En plus de ces hôpitaux, le pays se dota de 27 centres médicaux ; 6 centres de traitement de la lèpre, 2 centres de traitement de la maladie du sommeil, une polyclinique, 9 dispensaires urbains, 59 dispensaires ruraux, et 11 dispensaires privés. Dans chaque préfecture, les provinces d’aujourd’hui, il y a avait une unité mobile de soins. Donc au total il y a 9 unités motorisées. L’équipement de ces unités consistait à 6 ambulances, 10 camions, 60 Land-Rovers, 10 cars, et 6 hors-bord. Pour finir, il y avait des campagnes de vaccinations nationales qui allaient dans tous les coins du pays et vaccinaient gratuitement tout le monde au frais de l’Etat.

Les progrès avaient été si fulgurants qu’en 1966, nous dit la Banque Mondiale, le Gabon comptait au total 3667 lits d’hôpitaux, soit un ratio d’un lit pour 170 habitants. Un record ; mais dans le Gabon d’aujourd’hui, qui se souvient encore de Monsieur Yves Evouna qui mis en place ce projet dès l’indépendance !

Quelle a été la situation du Gabon par la suite ? Dès 1975, seulement 8 ans après l’arrivée d’Omar Bongo, le travail de destruction commença. Le ratio tomba à 6 lits pour 1000 habitants. Puis en 1980, à 3 lits pour 1000 habitants. En 2008, alors qu’Omar Bongo s’apprêtait à mourir, le Gabon avait 1,3 lits pour 1000 habitants ; le système de santé que nous avaient bâti les années post indépendances, avait été totalement détruit.

Chers lecteurs, ces gens ne veulent pas faire leur bilan ; ce n’est pas grave, nous allons le faire pour eux.

On ne lâche rien !

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