THE VOLUNTARY SABOTAGE OF GABONESE EDUCATION. LE SABOTAGE VOLONTAIRE DE L’ÉDUCATION GABONAISE

A school in Lambaréné in 1957
Un établissement scolaire à Lambaréné en 1957






Jean Marc Ekoh, was minister of Education of Gabon in 1962
Jean Marc Ekoh, fut ministre Gabonais de l’Education en 1962




English version

Between 1960 and 1980, Gabonese education was excellent and guaranteed to all children in Gabon, nationals as well as foreigners, not only total gratuity, but also a quality that had nothing to envy to what was done elsewhere.

In Gabon, when a student came out of Nfoul, Angone, Saint Gabriel, Raponda, Bessieux, Immaculée, Monfort, Léon Mba, etc., there was no need to even ask whether this Student was well-trained. After the baccalauréat, young Gabonese students went systematically to French universities where they rarely had any difficulties. These students received scholarships paid without delay. This was the reality of the Gabonese students, at a time when Gabon was not as rich as it is today in terms of annual revenus compared to the small population.

What was also remarkable was the place of the teacher in post-independence Gabonese society. The great Gabonese such as Dieudonné Pascal Ndouna Okogo (Depenaud), André Mintsa and Jean Marc Ekoh, among others, were all very great teachers, not only on the Gabonese scale, but on that of the French Equatorial Africa, whose capital was Brazzaville.

But as the Omar Bongo regime went on, as megalomania gained this man, clientelism became the main mode of governance. This clientelism soon infected educational circles. While Gabon had been self-sufficient in its production of teachers, the regime fundamentally devalued this vocation and massively imported teachers from other African countries, often with inconsistent results.

After the 1980s, the all-round commoditization of education appeared, and the government's financial backing for this sector became very indeterminate. The scholarships were now distributed based on who one knew, etc. The logic of this situation was the gradual deterioration of the Gabonese education system and the introduction of unequal access to education. The Bongo regime decided to install a private, financially elitist and inegalitarian system of education in-house; and allow children from the masses to cope with a public system with over-crowding and lack of infrastructure.

The results today are breathtaking. The Gabonese public education system from primary school to university, is completely broken. This has reached a level where Gabonese students are sitting on tree trunks in classrooms.

For this blog, all this has not been a natural evolution, but rather something wanted and planned. The regime wanted, in order to perpetuate itself, to make the Gabonese people totally dependent on its wills. To achieve this, education had to cease to be democratic and in the long run reserved to a small group considered to be its rightful claimants. The decay and sabotage of Gabonese education aims mainly at the reproduction of the social inequalities created by the appropriation of power by the Bongo regime. It is this same desire to maintain the status quo, which explains the indecent persistence of the regime to mobilize force against CONASYSED.

This blog says no; the problem is not CONASYSED but Ali Bongo. We must not give up!



Version française

Entre 1960 et 1980, l’éducation Gabonaise était excellente et garantissait à tous les enfants au Gabon, nationaux comme étrangers, non seulement la totale gratuité, mais aussi une qualité qui n’avait rien à envier à ce qui se faisait ailleurs.

Au Gabon, quand un élève sortait de Nfoul, d’Angone, de Saint Gabriel, de Raponda, de Bessieux, de l’Immaculée, de Monfort, de Léon Mba etc., on ne se posait même pas la question de savoir si cet élève était bien formé. après le baccalauréat, les jeunes Gabonais allaient systématiquement dans les universités françaises où ils n’avaient que rarement des difficultés. Ces étudiants recevaient des bourses payées sans retard aucun. Ceci fut la réalité des élèves Gabonais, à une période où le Gabon n’était pas aussi riche qu’il ne l’est aujourd’hui en termes de revenus annuels par rapport à la faible population.

Ce qui était remarquable aussi, fut la place de l’enseignant dans la société Gabonaise post indépendance. Les grands Gabonais tels que Dieudonné Pascal Ndouna Okogo (Depenaud), André Mintsa ou encore Jean Marc Ekoh, parmi tant d’autres, étaient tous de très grands enseignants, non pas seulement à l’échelle Gabonaise, mais à celle de l’Afrique Equatoriale Française, dont la capitale était Brazzaville.

Mais à mesure que se prolongeait le régime Omar Bongo, à mesure que la mégalomanie gagnait cet homme, le clientélisme devint le mode de gouvernance par excellence. Ce clientélisme ne tarda pas à contaminer les milieux éducatifs. Alors que le Gabon avait été autosuffisant dans sa production d’enseignants, on a vu le régime dévaluer fondamentalement cette vocation et importer massivement des enseignants d’autres pays Africains, avec des résultats souvent non probants.

Après les années 80, on a vu apparaitre la marchandisation tous azimuts de l'éducation et le suivi financier du gouvernement pour ce secteur devint très aléatoire. Les bourses étaient désormais distribuées à la tête du client etc. La logique de cette situation fut la détérioration progressive du système éducatif Gabonais et la mise en place d’un inégal accès à l'éducation. Le régime Bongo décida de s’accommoder d’un système éducatif privé et financièrement élitiste et inégalitaire en interne ; et laisser les enfants issues des masses se débrouiller avec un système public aux effectifs pléthoriques et infrastructure manquantes.

Les résultats aujourd’hui, sont à vous couper le souffle. Le système éducatif public gabonais du primaire à l’université, est complètement sinistré. On en est arrivée à un niveau où les élèves Gabonais s’asseyent sur des troncs d’arbres dans les salles de classe.

Pour ce blog, tout ceci n’a pas été une évolution naturelle, mais plutôt quelque chose de voulue et planifiée. Le régime a voulu, pour se pérenniser, rendre les Gabonais totalement dépendant de ses volontés. Pour ce faire, il fallut que l’éducation cesse d’être démocratique et soit à la longue réservée à un petit groupe considéré et se considérant comme des ayants droit. Le pourrissement et sabotage de l’éducation gabonaise vise principalement la reproduction des inégalités sociales créées par l'appropriation du pouvoir par le régime Bongo. C'est cette même volonté de maintien du statu quo, qui explique la persistance indécente du régime à mobiliser la force contre la CONASYSED.

Ce blog dit non ; le problème n’est pas la CONASYSED mais Ali Bongo. Nous ne devons rien lâcher !

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