AFTER THE US-AFRICA SUMMIT, WILL AFRICA'S AUTOCRATS BE ALLOWED TO STAY IN POWER? APRÈS LE US-AFRICA SUMMIT, VA-T-ON LAISSER LES AUTOCRATES CONTINUER À USURPER LE POUVOIR?

Faure Gnassingbe and Ali Bongo. The symbols of the hereditary dictatorship
Faure Gnassingbe et Ali Bongo. Les symboles de la dictature héréditaire
(Photo : Reuters)



English version


The speeches given by Joe Biden, John Kerry and Barrack Obama at the US-Africa Summit were very encouraging. However, because African people have heard it all before, have heard similar rhetoric from western leaders before, we can legitimately ask if these nice speeches will be followed by action.


Despite the optimistic sentiments coming from Washington this past week, the reality is that many African countries are still poorly and incompetently managed and that situation is certainly contributing to the backwardness of the continent as a whole. If Africa has to make progress, the autocratic incompetent Heads of State must be removed from power. At the wrap up press conference concluding the US-Africa Summit, Barack Obama spoke in generalities about fighting corruption and protecting civil liberties in Africa; but how can somebody like Ali Bongo be counted on to lead that fight in Gabon when he is himself the principal instigator of that corruption and of the repression against civil liberties in the country? At the time Barack Obama was giving his press conference, there were students imprisoned in Gabon for having dared to ask for better study conditions.


It is a fact that in 2009, Ali Bongo had dissidents who protested his sham election, shot to death in Port-Gentil. Numerous credible reports have made it clear that he has used hundreds of billions of Gabonese public money to make himself and his cronies very rich. Gabon is a de facto one-party state with the ruling PDG occupying 114 out of a total of 120 seats in the parliament. While Ali Bongo and his cronies have amassed considerable wealth, the majority of the Gabonese people only lives up to the age of 53. The Bongo system is fundamentally rigged against the Gabonese people; how can he be expected to promote democracy, economic empowerment of the people and freedom? This would be against his interest.


If the USA want Africa to make progress, people like Ali Bongo should not be allowed to remain in power. If Africa's autocrats are allowed to remain in power, that would only mean that US leaders had once more paid lip service to the long suffering of Africans at the hand of poor leadership. The reality is that when Obama invites autocrats at the White House, poses for pictures with them, he is telling the world that he is their ally and ready to give to these autocrats legitimacy.


Five years ago, Barack Obama said in Accra, Ghana, that Africa needed strong institutions, not strong men. Many Africans thought that following such strong words, the USA would no longer cozy up to autocrats. They were wrong; it was business as usual. Obama did nothing against African autocrats such as Ali Bongo. It is therefore understandable that faced with new declaration in speeches by Barack Obama, many African nationals would be skeptical about the real intent of such speeches. They would be led to conclude that this Summit had been only an hypocritical excersice for Obama and the USA to reassert their footprint in Africa.


The reality is that any credible survey would tell American leaders that the majority of Gabonese citizens disapprove of the Bongo regime because it is a dictatorship, because it is deeply dishonest, because it is arrogance and selfish. How can the USA want to partner with such a regime as we all saw Eric Benjaminson do when he was US ambassador to Gabon? To the point that the US Ambassador became an openly corrupt entity of the Bongo regime which yielded him a cozy retirement in Oregon, still working for Ali Bongo in collaboration with the University of Oregon, for a phantom Gabonese center no one has never seen!


The people of Gabon are sick and tired of the USA and other powers dictatorship hypocrisy; saying one thing in their lectures, and cozying up to dictators when comes the time to harvest mineral resources. This must stop.



Version Française


Les discours prononcés par Joe Biden, John Kerry et Barack Obama lors du sommet États-Unis-Afrique ont été très encourageants. Cependant, parce que les Africains ont déjà entendu des propos similaires auparavant, qu’ils aient entendu la même rhétorique des dirigeants occidentaux à plusieurs reprises, on peut légitimement se demander si ces beaux discours seront suivis par des actes.


Malgré les sentiments optimistes en provenance de Washington la semaine écoulée, la réalité est que de nombreux pays africains sont encore désastreusement et de manière fortement incompétente, gérés ; et cette situation contribue au retard du continent dans son ensemble. Si l'Afrique doit faire des progrès, les Chefs d’Etats incompétents et autocratiques doivent être écartés du pouvoir. A la conférence de presse récapitulative concluant le sommet États-Unis-Afrique, Barack Obama a parlé en généralités de la lutte contre la corruption et de la protection des libertés civiles en Afrique; mais comment peut-il compter sur quelqu'un comme Ali Bongo pour mener ce combat au Gabon, quand ce dernier est lui-même le principal instigateur de la corruption et de la répression contre les libertés civiles dans le pays? Au moment même où Barack Obama donnait sa conférence de presse, des étudiants se retrouvaient emprisonnés au Gabon pour avoir osé demander de meilleures conditions d'études.


C’est un fait qu’en 2009, Ali Bongo avait fait exécuter les dissidents qui ont protesté contre son simulacre d'élection, à Port-Gentil. De nombreux rapports crédibles ont indiqué clairement qu'il a utilisé des centaines de milliards de l’argent public gabonais, à ses propres fins et à celles de ses acolytes. Le Gabon est un Etat de facto à parti unique, le PDG au pouvoir occupant 114 sur un total de 120 sièges au parlement. Bien qu’Ali Bongo et ses acolytes aient amassé une fortune considérable, la majorité du peuple gabonais ne vit en moyenne que jusqu'à l'âge de 53 ans. Le système Bongo est fondamentalement buté et axé contre le peuple gabonais; comment peut-on s'attendre qu’il se mette à promouvoir la démocratie, l'autonomisation économique des populations et la liberté? Ce serait contraire aux intérêts de ce pouvoir.


Si les USA veulent réellement que l’Afrique fasse des progrès, des gens comme Ali Bongo ne devraient pas rester au pouvoir. S’il est permis aux autocrates africains de demeurer au pouvoir, cela signifierait simplement que les dirigeants américains se soient une fois de plus, du bout des lèvres, moqués de la longue souffrance des Africains soumis à un exécrable leadership. La réalité reste que lorsqu’Obama invite les autocrates à la Maison Blanche, qu’il pose pour des photos avec eux, il dit au monde entier qu'il est leur allié et qu’il est prêt à donner à ces autocrates une certaine légitimité. Là est la réalité irréfutable !


Il y a cinq ans, Barack Obama avait déclaré à Accra, au Ghana, que l'Afrique avait besoin d'institutions fortes, pas d’hommes forts. Beaucoup d'Africains pensèrent que suite à ces profondes paroles, les États-Unis n’offriraient plus de confort aux autocrates. Ils ont eu tort; tout est resté comme d'habitude. Obama n'a rien fait contre les autocrates africains tels qu’Ali Bongo. Il est donc compréhensible que, face à une nouvelle déclaration émanant d’un discours de Barack Obama, de nombreux ressortissants africains soient sceptiques quant à l'intention réelle de ce discours. Ils seraient amenés à conclure que ce sommet n’a été qu’un exercice d’hypocrisie d’Obama et des Etats-Unis afin de réaffirmer leur présence en Afrique.


La réalité est que toute enquête crédible indiquerait aux dirigeants américains que la majorité des citoyens Gabonais désapprouve du régime Bongo ; parce que c'est une dictature, parce qu'il est profondément malhonnête, parce que c'est un régime fait d'arrogance et d’égoïsme. Comment les Etats-Unis peuvent-il s'associer à un tel régime, comme nous l’avons tous vu avec l’exemple d’Eric Benjaminson quand il était Ambassadeur Américain au Gabon? Au point que cet Ambassadeur des États-Unis devint une entité ouvertement corrompue du régime Bongo qui lui a même offert une retraite confortable dans l'Oregon, travaillant toujours pour Ali Bongo, en collaboration avec l'Université de l'Oregon, dans un centre gabonais fantôme que personne n’a jamais vu!


Les gens du Gabon en ont assez et sont fatigués que les Etats-Unis et d'autres puissances entretiennent un langage d’hypocrite concernant les dictatures; disant une chose dans leurs discours, et cajolant les dictateurs quand vient le temps de moissonner les ressources minérales. Cela doit cesser.

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