THE PRECRIPTION OF HARVARD’S THINKERS REGARDING THE US-AFRICA LEADERS SUMMIT.LES PRESCRIPTIONS DES PENSEURS DE HARVARD REGARDANT LE « USA-AFRICA LEADERS SUMMIT »





English Version


This is an article published in the prestigious Harvard Business review, the official publication of the Harvard Business School; concerning the US-Africa Leaders Summit. Its content was so pertinent and honest about the role that Harvard would like to see American business play in Africa, far away from the usual sentimentalism, that we decided to publish it here so you could be made aware of it. The Harvard Business Review is contrasting the way America does business in Africa, versus the way the Chinese operate.



At the U.S.-Africa Summit, Leaders Need to Signal Change


by Jonathan Berman


Washington is usually quiet in August, but an event next week has the potential to shake things up for business and foreign policy.


More than 200 U.S. and African CEOs, including the heads of General Electric, Walmart, Blackstone, Google, and Coca-Cola, will gather on August 5 to attend the first ever U.S.-Africa Business Forum. Convened by the White House, the forum is the centerpiece of a three-day U.S.-Africa Leaders Summit, which aims to strengthen ties and will bring together business leaders and more than 40 African heads of state – an unprecedented number in Washington at one time.


It’s clear why the White House has called for this business-oriented summit. Africa’s growth has been well chronicled in Harvard Business Review. More recent articles in the Wall Street Journal and New York Times summarize the case for U.S. commercial engagement in Africa.


How the U.S. government will succeed is less clear. There are a myriad of African business conferences, but even the largest of these pales in comparison to the scope and visibility of this event. Given the rise of Chinese influence in Africa, some in Washington have suggested the U.S. match the pageant of Chinese summits, with deal announcements and photo opportunities. Others have said that the U.S. must adhere to its history of pressing U.S. values at the expense of business opportunities.


Any of the successful CEOs attending would balk at these ideas. They would tell you that following your competitor’s strategy is a recipe for coming in second, and replicating what you’ve done before is a recipe for coming in last.


To succeed in this most unusual summit, U.S. officials must do the opposite: signal a break with patterns that hold the relationship back, and present an attractive alternative to the patterns of our competitors.


Can the summit mark a change in how the U.S. interacts with Africa? “I wake up every morning and wonder how I can help Africa.” That is how a senior U.S. official guiding Africa policy recently described his job motivation. Respectfully, that’s misguided. The U.S. taxpayer deserves a public servant who wakes up every morning thinking about U.S. interests. African business leaders, whom I know, understand that and expect it. The Summit will be filled with successful Africans building a continent and ready to meet us as equals. Look to see if our officials and executives are prepared for that.


Can the summit demonstrate a new orientation to the opportunities in Africa? Three-quarters of Africa’s growth in recent years has been outside of natural resources. Yet most U.S. investment in Africa is in natural resources. And contrary to what is widely asserted, the U.S. invests less in Africa’s manufacturing than Africa’s newer trading partners, including China. Can the U.S.-Africa summit signal a shift from that historic mismatch, and show the U.S. on a path of investing in what is above Africa’s ground, as well as what’s beneath it?


Can the U.S. disrupt our competitors’ models? In the race for opportunity and influence in Africa, no competitor looms larger than China, which has increased its total trade with Africa twenty-fold since 2001. The Chinese model of state capitalism has unique strengths that the U.S. will not match, such as subsidized financing at scale and freedom from the pressure to show positive quarterly results. As a result, China has contributed significantly to the continent’s development.


The Chinese are also more capable of closing summits with multibillion-dollar deal announcements. That’s a superficial manifestation of a very deep difference. The Chinese government commands its largest businesses. The U.S. government does not. And in that distinction lies the opportunity for the U.S. to overtake its competitors. The private capital model of the U.S. has the potential to create more skill, technology, and innovation in Africa than a Statist partner could. Intel’s African software developer platform and Microsoft’s continent-wide investment in entrepreneurship are the kinds of ventures we have not yet seen from China’s state-owned enterprises. Watch to see if the U.S. effectively highlights the differentiating advantages of U.S.-African collaboration.


Making these distinctions clear is at the core of winning opportunities and influence next week. The U.S. and Africa share a broad set of opportunities and values. It can be the role of this summit to clear preexisting patterns obscuring that reality.





Version Française


Voici un article publié dans la prestigieuse revue Harvard Business Review, la publication officielle de la Harvard Business School; au sujet du Sommet États-Unis-Afrique. Son contenu était si pertinent et honnête sur le rôle que Harvard aimerait voir les milieux d'affaires américain jouer en Afrique, loin du sentimentalisme habituel, que nous avons décidé de le publier ici, pour vous en mettre au courant. La revue Harvard Business Review a contrasté la façon dont les Etats-Unis font des affaires en Afrique, et la façon dont les Chinois fonctionnent.



Lors du sommet États-Unis-Afrique, les dirigeants doivent lancer un signal de changement


par Jonathan Berman


Washington est généralement calme en Août, mais un événement la semaine prochaine a le potentiel de faire bouger les choses pour les affaires et la politique étrangère.


Plus de 200 PDG, américains et africains, parmi lesquels ceux de General Electric, Wal-Mart, Blackstone, Google et Coca-Cola, prendront part à partir du 5 Août à la première édition du US-Africa Business Forum. Organisé par la Maison Blanche, ce forum est la pièce maîtresse d'un sommet de trois jours entre les dirigeants des Etats-Unis et d’Afrique, qui vise au renforcement des liens et réunira des chefs d'entreprises et plus de 40 chefs d'Etat africains - un nombre sans précédent à Washington dans une même période.


La raison pour laquelle la Maison Blanche a convoqué ce sommet axé sur les affaires est claire. La croissance de l'Afrique a été bien documentée dans Harvard Business Review. D'autres articles récents dans le Wall Street Journal et le New York Times résument la nécessité d’un engagement commercial des États-Unis en Afrique.


Comment le gouvernement américain va s’y prendre pour réussir, est moins clair. Il existe une multitude de conférences d'affaires portées sur l’Afrique, mais mêmes les plus grandes de ces dernières palissent en comparaison par rapport à la portée et à la visibilité de cet événement. Compte tenu de la montée de l'influence chinoise en Afrique, certains à Washington ont suggéré que les États-Unis s’alignent sur les méthodes des sommets chinois, avec des annonces de contrats d'affaire et plein de photos. D'autres ont dit que les Etats-Unis devraient rester fidèles à leur histoire consistant à s’appuyer sur les valeurs américaines même si cela devait se faire au détriment des opportunités d'affaires.


Tous les importants PDG présents à ce sommet rechigneraient à ces idées. Ils vous diront que, suivre la stratégie de votre concurrent est une recette pour arriver en deuxième position, et que simplement reproduire ce que vous avez toujours fait historiquement, est une recette pour finir dernier.


Pour réussir dans ce sommet des plus inhabituels, les responsables américains doivent faire l'inverse: marquer une rupture avec les modèles qui maintiennent les relations dans leur état présent, et présenter une intéressante alternative aux modèles de nos concurrents.


Le sommet peut-il marquer un changement dans la façon dont les États-Unis interagissent avec l'Afrique? "Je me réveille chaque matin et je me demande comment je peux aider l'Afrique." C'est de cette manière qu’un haut responsable américain orientant notre politique africaine, a récemment décrit sa motivation au travail. Respectueusement, nous pensons que son attitude est erronée. Le contribuable américain mérite un fonctionnaire qui se réveille chaque matin en pensant aux intérêts américains. Les chefs d'entreprise africains que je connais, le comprennent et s’y attendent. Le Sommet sera plein d’Africains ayant réussi, construisant leur continent et prêt à nous rencontrer d'égal à égal. Attendons voir si nos fonctionnaires et cadres sont préparés pour cela.


Le sommet peut-il démontrer une nouvelle orientation vers les opportunités en Afrique? Les trois quarts de la croissance de l'Afrique au cours des dernières années ont été dans les secteurs hors des ressources naturelles. Pourtant, la plupart des investissements américains en Afrique sont dans les ressources naturelles. Et contrairement à ce qui est largement affirmé, les États-Unis investissent moins dans le secteur manufacturier en Afrique que de nouveaux partenaires commerciaux de l'Afrique, comme la Chine. Le sommet américano-africain peut signaler un changement de ce décalage historique, et mettre les États-Unis sur la voie d'investissement dans ce qui est au-dessus du sol africain, ainsi que ce qui se trouve en dessous?


Les États-Unis peuvent-il perturber les modèles de nos concurrents? Dans la course pour les opportunités et l'influence en Afrique, aucun concurrent ne parait plus important que la Chine, qui a vu ses échanges avec l'Afrique augmenter de vingt fois depuis 2001. Le modèle chinois de capitalisme d'Etat dispose d'atouts uniques contre lesquels les États-Unis ne peuvent rivaliser, tels que les financements subventionnés, à grande échelle et libérés de la pression de démontrer des résultats trimestriels positifs. En conséquence, la Chine a contribué de manière significative au développement du continent.


Les Chinois sont aussi plus capable de clore leurs sommets avec des annonces d’affaires de plusieurs milliards de dollars. C'est une manifestation superficielle d'une différence très profonde. Le gouvernement chinois commande ses plus grandes entreprises. Le gouvernement américain n’a pas ce pouvoir. Et cette distinction est l'occasion pour les États-Unis de dépasser ses concurrents. Le modèle de capital privé des États-Unis a le potentiel de créer plus de compétences, de technologie et d'innovation en Afrique, que ne le peut un partenaire étatiste. La plate-forme Afrique du développeur de logiciel Intel et l'échelle des investissements sur le continent de Microsoft, leur effet dans l'esprit d'entreprise sont les types de projets que nous n'avons pas encore vu les entreprises d'Etat chinoises entreprendre. Regardons pour voir si les Etats-Unis souligneront efficacement les avantages différenciateurs dans la collaboration américano-africaine.


Marquer clairement ces distinctions est au cœur de la stratégie permettant de gagner des opportunités et de l’influence la semaine prochaine. Les États-Unis et l'Afrique partagent un large éventail de possibilités et de valeurs. Le rôle de ce sommet peut être de se débarrasser des modèles préexistants occultant cette réalité.

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