THE EXPLOSIVE SPEECH BY JOE BIDEN CALLING AFRICAN LEADERS TO RESPECT CIVIL AND POLITICAL FREEDOMS. LE DISCOURS EXPLOSIF DE JOE BIDEN APPELANT LES DIRIGEANTS AFRICAINS Á RESPECTER LES LIBERTÉS CIVIQUES ET POLITIQUES








Traduction française du discours (par ce blog)

Merci beaucoup

S'il vous plaît, merci beaucoup,

J’ai appris il y a longtemps qu’un orateur ne devait jamais commencer son discours par des excuses parce qu’il soit arrivé en retard.
Mais j’ai une bonne excuse,
C'est la faute du président,
Je suis désolé mais une réunion avec le président a été légèrement plus longue que prévue et je m'excuse d’avoir tenu un groupe de personnes aussi prestigieuses en attente.

Tout d'abord, bienvenue à Washington
C’est un honneur incroyable d'avoir à accueillir tant d’éminents dirigeants et membres de la société civile
ici à Washington pour traiter d’une question au potentiel énorme et aux conséquences énormes.
Je viens d’avoir l'occasion de rencontrer les Présidents du Ghana et de la Tanzanie, ainsi que le Président de l'Union Africaine. Il y a tant de gens à citer; pardonnez-moi si je ne vais réciter toute la litanie parce que si je fais, on n’en finirait pas.

Demain, je vais rencontrer, avec le Président, les Chefs d’Etats des 42 pays et mon personnel m'a demandé pourquoi je voulais prendre la parole à forum en premier.

La raison pour laquelle j’ai voulu le faire, est parce que le futur de l'Afrique dépend autant des membres de la société civile, que des dirigeants avec lesquels le Président et moi auront une rencontre demain.

La vérité est que cela est vrai dans mon pays aussi. C’est vrai dans tous les pays du monde. La société civile est la pierre angulaire de la démocratie. Ce n'est pas une hyperbole, mais aucune démocratie ne peut survivre sans l'active et intense participation de sa population. Vous, les leaders de la société civile permettez à vos sociétés de réussir. Vous êtes la pierre angulaire, la force vitale; aucune personne ne peut survivre sans le sang qui coule dans ses veines et aucune démocratie ne peut survivre et prospérer sans la participation active de ses citoyens. C’est aussi simple que ça !

Nous avons eu un Président Américain nommé Thomas Jefferson. Il avait dit que si vous voulez avoir une société qui soit intelligente et libre, elle doit être informée. Aucune société ne peut fonctionner sans être informée.

Mais une société civile ne peut exister, ne peut fonctionner, en absence de certains termes de base de droit reconnus par leur gouvernement. Ce sont des droits universels de liberté d’expression; la liberté de vous exprimer; la liberté d’association; la liberté de se réunir avec quiconque vous souhaitez vous réunir; et la liberté de vous assembler ; de vous assembler publiquement ; de faire clairement état des griefs et préoccupations du peuple. Ces droits sont universels et inséparables à la démocratie elle-même. Ce n’est pas seulement vrai en Afrique ; mais partout dans le monde, les Etats-Nations font face aux mêmes questions : depuis la lutte contre la corruption, à la prévention du favoritisme économique, à la création de systèmes efficaces de collecte de revenues, à l'égalité dans la distribution des services à tous les citoyens.

Toutes les sociétés ne sont pas identiques, c’est une évidence. Mais au 21e siècle, il y a des règles très claires qui, en fait, doivent être suivis si on tient à réussir.

Il n'est pas possible pour un pays de réussir, si ses citoyens n’ont pas l’occasion de participer au façonnement de son gouvernement ; d’identifier les problèmes, éradiquer les injustices et trouver des moyens pour que les différents groupes résolves leurs litiges de manière pacifique ; de créer des entreprises pour aider l’envol de l’économie ; finalement, mais à mon avis, peut-être le plus important, c’est de s'appuyer sur les talents de toute votre population, y compris les femmes et les filles.

C'est un gaspillage, c’est un gaspillage ; un célèbre journaliste ici aux États-Unis a dit que les femmes sont la moitié du ciel. Sérieusement, ceux d’entre vous qui savez quelque chose sur ma carrière, savent que j’affirme ceci avec chaque fibre de mon être. On gaspille la moitié de notre potentiel cérébral, la moitié de nos gens passionnés. Vous savez tous dans celle salle que ceci est plus facile à dire qu’à faire. Mais c'est là où vous intervenez, vous membres de la société civile.

La démocratie a pris racine. J’ai été sénateur pendant une longue période; Je fus jadis le chairman de ce que nous appelons le Comité des Affaires Etrangères ; vous savez, jeune homme, âgé de trente ans, de trente-deux ans, j'ai été Chairman du Sous-Comité des Affaires Africaines. C'était la première fois, jeune homme, que je fus profondément confronté au continent africain. Réalisation aussi par ailleurs qu’il était bien plus vaste. J’imagine que cela doit vous ennuyer quand les gens vous disent : « vous être d’Afrique, je sais ou vous vivez ». Mais ce fut quelque chose qui attira mon imagination, me tint à cœur et je crois que dès le départ, je sus que les possibilités étaient immenses. Et la démocratie, la démocratie a pris racine et maintenant elle essaie de germer et tente de s'épanouir dans des endroits où cela est très difficile.

Et pendent ce processus, il y a des forces qui s’élèvent sur le continent pour essayer d'arrêter sa progression. Dans certains pays, il y a encore des ambitions de monopolisation du pouvoir. Des visées de musèlement de la société civile. L’érection de barrières et la constriction des libertés qui donnent voix à la démocratie. Je sais que c'est difficile; à certains endroits vous êtes l'objet de harcèlements, d’intimidation, d’arrestation et même de violence, en conséquence de vos activités.

Je ne suis pas du genre que vous rencontrez et qui vous dit que nous Américains avons toutes les réponses. La vérité est que l'Amérique n'a pas toutes les réponses. Et de toute évidence, qui est clair pour tout le monde, nous ne sont pas parfaits. Loin de là! Mais nous avons travaillé avec beaucoup d’entre vous depuis plusieurs décennies. Des progrès ont été faits. Mais il y a encore tellement plus à faire.

Nous pensons qu'il soit absolument essentiel que vous soyez en mesure d'avoir des institutions transparentes, soyez en mesure de repousser les restrictions aux droits et libertés; et de recevoir cette aide d'urgence lorsque la société civile est sous la menace. C'est pourquoi le président Obama mis en place de nombreux programmes parmi lesquels l'Open Government Partnership, les démocraties communautaires et le font de sauvetage de la société civile ; ainsi que d'autres initiatives sur lesquelles nous travaillons avec vous. Quelque chose d’autre a changé ; même si certains gouvernements s'emploient à restreindre la société civile, d'autres commencent à reconnaître de plus en plus, de manière instinctive, sa nécessité et l’atout que peut représenter la société civile. Parce que tout dirigeant sage peut reconnaitre que la société civile est un atout pour résoudre les problèmes et saisir les opportunités dans de nombreux cas. Que ce soit pour évacuer les problèmes datant du colonialisme, à ceux inhérents aux dictatures. Ces nombreux problèmes ne peuvent être résolus que si les gens se décident ensembles à les résoudre.

A cet égard, je suis particulièrement heureux qu’il y ait des Ministres ici, des Chefs d’Etats ici, parce qu’ensemble, les gouvernements et de la société civile peuvent faire que ce dialogue et les idées exprimées ici aujourd'hui et dans les prochains jours, puissent alimenter les conversations que ces dirigeants auront dans le futur.

Il y a un vieux proverbe, qu’on dit émanant d’Afrique: « si vous voulez aller vite aller seul ;
Mais si vous voulez aller loin, mettez-vous ensembles ». Cela n’a jamais été aussi vrai qu’aujourd'hui.

Nous sommes prêts à aller avec vous si vous le désirez. Mais il y a un problème en particulier ; qui exige l'attention des gouvernements et sociétés civiles, et qui l’exige immédiatement ; pas seulement en Afrique, mais en Europe de l'Est, au Moyen-Orient, en Amérique latine et en Amérique centrale : c’est l’ampleur d’un outil conçu pour contrecarrer les institutions démocratiques, c’est la corruption. La corruption, les oligarques. Comme je l’ai dit, la corruption n'est pas propre à l'Afrique ; c’est un cancer en Afrique ainsi que dans le reste du monde. La corruption généralisée est un affront à la dignité des populations, et une menace directe à la stabilité de vos nations, la stabilité de toute nation. Non seulement elle le sape, mais empêche l'établissement de véritables systèmes démocratiques. Elle étouffe la croissance économique, fait fuir les investissements ; elle siphonne les ressources qui devraient être utilisées pour faire sortir les gens de la pauvreté et elle affaibli votre préparation militaire. Elle créée des vulnérabilités de manipulations et interférences de forces étrangères.

Mais afin de relever ce défi de la corruption, il y a certaines choses que d’autres nations ont apprises, il y a certaines choses de base dont vous avez besoin : vous devez avoir la démocratie, de certaines choses nécessaires pour être libre du joug de la corruption ; en gros le premier et avant toute autre, et vous savez combien il est difficile de l’établir, même dans les pays où il a été établi et maintenu, est un système judiciaire transparent. Un système dans lequel les juges sont proprement évalués et où ils doivent rendre des comptes au peuple. C’est difficile dans n’importe quel pays, mais sans cela, rien d’autre ne compte. La deuxième chose, c’est que les services de sécurité et les forces de l’ordre ne doivent être loyaux à quiconque, mais au peuple. Ces services doivent être soumis à des vérifications avant les recrutements et aussi à des évaluations continuent, comme cela se fait ici aux USA. Avoir une supervision indépendante des dirigeants, capables de faire des enquêtes internes pour déterminer l’impartialité de ces forces. Nous avons des cas ici aux USA ; un de nos plus grands services de police dans une de nos grandes villes, grâce à une investigation interne, a fait l’objet de l’arrestation de 4 ou 5 de ses plus hauts gradés qui travaillaient avec des trafiquants de drogue. C’est le seul moyen d’opérer proprement.

Il y a aussi la nécessité d'avoir dans chaque département de l’appareil de l'Etat, ce que nous aux USA nous appelons, mais cela peut avoir différentes dénominations dans divers pays, un Inspecteur Général, quelqu'un qui peut se mouvoir à travers divers départements, comme ici aux États-Unis, le Département de la Défense, les Services Fiscaux, le Trésor, le Département de l'Intérieur, en étant capable d’auditer toutes les écritures, d'être capable de regarder tout ce qui se passe de manière indépendante. Des gens qui ne peuvent être licenciés.

Tout pays ayant une robuste démocratie et une corruption minimale a un système comme celui-là. C’est comme ça que vous pouvez arrêter les enrichissements illicites. C’est ainsi que vous bâtissez des institutions transparentes. Et c'est ainsi que vous renforcez l’Etat de droit. Nous avons une grande expérience dans la fourniture d’aide à d'autres pays dans ce domaine. Par exemple, le projet Plan Colombie, dans la nation de la Colombie, qui il y a quelques dizaines d’années, était sur le point de devenir un narco-Etat. Ils nous demandé de les aider à déterminer si leurs forces de police étaient corrompues. Si leurs forces de police étaient loyales au peuple. Et encore, c’est votre travail car c’est vous qui êtes la voix du peuple. Vous devez demander ces choses; si vous avez besoins de notre aide, nous vous la donneront. Nous vous soutiendrons. Encore une fois, nous ne sommes pas parfaits ; mais en exemple de ce que nous pouvons faire, nous avons ces systèmes nous permettant de nous apercevoir de là où se loge la corruption et aller la dégager. Nous sommes prêts à travailler avec vous dans toute initiative de lutte contre la corruption, parce que c’est le cancer qui érode toute crédibilité et démocratie.

Nous savons et vous savez que c'est un travail très difficile, et que dans certains endroits c’est un travail très dangereux. Il faut beaucoup d'engagement, de vision et de courage, qui sont représentés dans cette salle par vous tous. Vous êtes consciencieux, vous êtes totalement engagés à promouvoir les droits universels aux libertés d’expression, d’assemblement, etc.

Ceci est tellement important et les opportunités sont si vastes, car nous sommes à l’aube d’une ère qui pourrait voir l’Afrique prendre sa place parmi les zones économiques les plus prospères du monde, et aussi parmi les nations libres. Entre vos mains et avec votre aide, l’Afrique peut aller très loin. On y trouve aujourd’hui les économies à plus forte croissance dans le monde et franchement, la réussite du reste du monde dépend en partie à la réussite de l’Afrique.

Comme je l'ai dit, avec des gens comme vous, je suis convaincu, aussi difficile que cela puisse paraitre, que vous allez réussir !

Je vous remercie pour l’honneur que vous m’avez fait en me permettant de m’adresser à vous.

Merci beaucoup

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