ON THE COURTYARD SIDE, AFRICAN DICTATORS ON THE WHITE HOUSE RED CARPET, ON THE GARDEN SIDE, HELPLESS AFRICAN COUNTRIES FACING EBOLA; ARE AFRICANS INCAPABLE? CÔTÉ COUR, LES DICTATEURS SUR LE TAPIS ROUGE DE LA MAISON BLANCHE, CÔTÉ JARDIN L’IMPUISSANCE DES ÉTATS AFRICAINS FACE AU VIRUS EBOLA. LES AFRICAINS SONT-ILS DES INCAPABLES?

Ali Bongo and his spouse on the White House’s red carpet, before the summit’s dinner.
Ali Bongo et son épouse sur le tapis rouge de la maison Blanche avant le dîner du sommet.
(Photo : Reuters)




English version


The US-Africa summit that just concluded in Washington was an opportunity for the world to measure, if necessary, the extent of the African tragedy just by watching on television screens. Indeed, it would have been enough to watch the American news channel CNN, to see live on one half of the screen the African Heads of State at the summit in Washington, and on the other half, the ambulance bringing an American citizen who contracted the Ebola virus in Africa, from the airport where a special medical aircraft had taken him, to Emory University Hospital in Atlanta, USA.


Nearly 900 Africans have died from the Ebola outbreak, without Africans able to react decisively to save their lives. But it only took for two American citizens to contract the virus in Africa for their country to send to them an air ambulance, with on board an experimental serum that have proven effective against this virus, to bring these patients to their countries of origin, where hospitals of exceptional caliber could save their lives. Frankness compels us to recognize that in the face of such images, we Africans must be ashamed.


The rout of African health systems by the Ebola virus, is only the tip of the iceberg that clearly shows the inability of African regimes, but mostly the ineffectiveness of speeches by African governments facing health threats. It only takes a virus to put African countries on the ground. They have no combat strategy or health infrastructure to deal with the virus. Yet these heads of states use public money to buy pleasure aircraft and castles in the West. Do not they know that health is fundamental to the equilibrium of a nation?


We remember that not too long ago, the Malian army was cut to pieces by a Tuareg rebellion. We saw the Seleka do the same in the Central African Republic. We had evidence that State armies in Africa were only protective soldierly of the power and their families, not the countries or territories. African armies were unable to fight, they had neither real war arms or military leaders with combat strategic knowledge. It was found that these were armies that only served to celebrate the day of independence, and whose powers were used to fool the people into thinking that they were ready to subdue them.


Similarly, this worst outbreak of the Ebola virus that the continent has ever seen, comes to confirm the incapacity of African governments, their lack of preparation, the fact that hospital teams are unprepared to care for patients suffering from this virus in conditions which minimize the propagation of contamination. Again, it is the international response that has to bear the responsibility of saving African lives on its shoulders. Doctors Without Borders, the International Red Cross etc., are active in the affected area; no reaction of solidarity from within the African neighborhood. No African country has deigned to make its resources available to help the sick.


Knowing that the Ebola virus is transmitted by direct contact with secretions or body fluids of a patient, that is to say, their sweat, saliva, urine, excrement, blood, vomit, etc., it would have been possible for African countries to develop a popular education system that would have reduced the extent of the contamination. But it still has to be the international organizations that educate African populations. And we hear some African ask: "why didn’t the Americans give us the serum? Even if this is a relevant question, to merely ask it demonstrates our dependence, because the first question we should be, "what are our leaders doing? What steps did they take to ensure our health care?


The absence of rapid implementation of effective isolation measures to prevent the spread of the virus and the inability of governments to respond quickly, now feeds the distrust of the people vis-à-vis the authorities which are suspect in the eyes of inhabitants who do not wish to rely on anyone but themselves. Who can blame them?


The role of a government is to protect its citizens first. Americans have protected theirs first, as it should. What did the Africans do?




Version Française


Le sommet US-Africa qui vient de se conclure à Washington a été l’occasion au monde entier de mesurer, si besoin était, l’ampleur de la tragédie africaine, en regardant les écrans de télévision. En effet, il aurait suffi de regarder la chaine américaine CNN, pour voir en direct sur une moitié de l’écran les Chefs d’Etats Africains en plein sommet à Washington, et sur l’autre moitié, l’ambulance ramenant un citoyen Américain ayant contracté le virus Ebola en Afrique, de l’aéroport où un avion spécial médicalisé l’avait transporté, vers le centre hospitalier universitaire d’Emory à Atlanta, aux USA.


Près de 900 Africains sont morts de cette épidémie d’Ebola, sans que les Africains ne puissent réagir de manière décisive pour leur sauver la vie. Mais il a suffi que 2 citoyens Américains contractent le virus en Afrique, pour que leur pays leur envoie un avion médicalisé, avec à son bord un sérum expérimental ayant démontré son efficacité contre ce virus, pour extirper ces malades vers leur pays d’origine, où des hôpitaux de calibre exceptionnel se chargeront de leur sauver la vie. La franchise nous oblige à reconnaitre que face à de telles images, nous les africains devons-nous faire tout petits.


La déroute des systèmes de santé africains face au virus Ebola, n’est que la pointe de l’iceberg qui montre de façon claire l’incapacité des régimes africains, mais surtout l’inefficacité des discours tenus par les gouvernants africains face à la menace sanitaire. Il suffit d’un virus pour mettre les pays africains par terre. Ils n’ont ni stratégie de combat, ni infrastructure sanitaire, pour faire face au virus. Pourtant ces Chefs d’Etats utilisent l’argent public pour s’acheter des avions de plaisance et des châteaux en occidents. Ne savent-ils pas que la sante est fondamentale à l’équilibre d’une nation ?


On se rappelle qu’il n’y a pas longtemps, l’armée Malienne avait été taillée en broche par une rébellion Touareg. On a vu la Seleka faire la même chose en Centrafrique. On a eu la preuve que les armées d’Etats en Afrique étaient surtout des soldatesques protectrices de pouvoir et de familles et non de pays ni de territoires. Que les armées africaines étaient incapables de se battre, qu’elles ne disposaient ni d’armements de guerre véritables, ni de chefs militaires dotés connaissances stratégiques de combat. On s’est aperçu que c’était des armées qui servaient seulement à célébrer les journées des indépendances, et dont les pouvoirs se servaient pour faire croire aux populations qu’ils étaient prêts à les mater.


De manière similaire, cette pire épidémie du virus Ebola que le continent n’ait jamais connue, vient nous mettre face à l’incapacité des gouvernements africains, à leur manque de préparation, à des équipes hospitalières non préparées à prendre en charge les patients atteint par le virus dans des conditions qui minimisent la propagation par contamination. Encore une fois, c’est la réponse internationale qui doit supporter sur ses épaules la responsabilité de sauver les vies Africaines. Médecin Sans Frontière, la Croix Rouge Internationale s’activent dans la zone affectée ; aucune réaction de solidarité au sein même du voisinage africain. Aucun pays Africain n’a daigné mettre ses ressources à contribution pour venir en aide aux malades.


Sachant que le virus Ebola ne se transmet que par contact direct avec les sécrétions ou les fluides corporels d’un malade, c'est-à-dire leur sueur, salive, urine, excrément, sang, vomis, etc., it aurait été possible pour les pays Africains de mettre sur pied un système d’éducation populaire qui aurait diminuer l’ampleur de la contamination. Mais il faut encore que ce soit les organisations internationales qui viennent éduquer les populations africaines. Et on entend certains africains demander : « pourquoi les américains ne nous donnent pas le sérum ? » ; même si cette question est pertinente, le simple fait de la poser démontre notre dépendance car la première question à nous poser doit être : « que font nos responsables ? Quelles mesures ont-ils pris pour assurer notre santé ?


L’absence de mise en place rapide et efficace de mesure d’isolement a facilité la diffusion du virus et l’incapacité des gouvernements à réagir promptement nourrit désormais la défiance des populations vis-à-vis des autorités qui sont suspectes aux yeux des habitants qui ne souhaitent plus compter que sur eux-mêmes. Qui peut leur en vouloir ?


Le rôle d’un gouvernement est de protéger en premier ses citoyens. Les américains ont protégé les leurs en premier, comme il se doit. Qu’ont fait les africains ?

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