OBAMA’S SPECH AT THE US-AFRICA SUMMIT BUSINESS FORUM. LE DISCOURS D’OBAMA AU BUSINESS FORUM DU SOMMET US-AFRICA






Version française du discours (traduction de ce blog)


Merci beaucoup. Merci. S'il vous plaît prenez place.

Eh bien, bonne après-midi à tous. Au maire Bloomberg, merci - pas seulement pour cette aimable introduction, mais aussi pour Bloomberg Philanthropies qui est notre co-hôte, et pour l'excellent travail que vous faites à travers l'Afrique pour créer des emplois, et promouvoir la santé publique, d'y encourager l'esprit d'entreprise, en particulier chez les femmes. Je vous remercie beaucoup, Michael, pour votre leadership. Je tiens à remercier notre autre co-hôte - ma grande amie et infatigable Secrétaire d’Etat au Commerce, Penny Pritzker.

Je souhaite la bienvenue à tous nos partenaires qui nous rejoignent de toute l'Afrique – les Chefs d'Etat et de Gouvernements, et permettez-moi de souhaiter la bienvenue aux délégations de la Sierra Leone, du Libéria et de la Guinée, avec lesquelles nous travaillons de toute urgence pour contrôler l'épidémie d'Ebola et dont les citoyens sont dans nos pensées et nos prières aujourd'hui. Je tiens également à souhaiter la bienvenue Madame la Présidente de la Commission de l'Union Africaine, Dlamini-Zuma; au Président de la Banque Africaine de Développement, Donald Kaberuka; ainsi qu’au Président de la Banque Mondiale, le Dr Jim Kim. S'il vous plaît applaudissons tous pour eux.

Et je tiens à remercier les membres du Congrès qui sont ici et qui sont ces grands champions de l'engagement de l'Afrique et de l'Amérique. Dans une ville où on ne s’accorde pas sur grand-chose de nos jours, il existe un large consensus qu’une Afrique prospère, sûr et autonome, soit dans l'intérêt national des États-Unis.

Et surtout, je tiens à remercier chacun d'entre vous - les chefs d'entreprises, les entrepreneurs aussi bien des États-Unis que de toute l'Afrique qui créent des emplois et des débouchés pour nos populations chaque jour. Et je tiens à remercier les leaders dans mon administration qui, comme Penny, sont vos partenaires, tels que notre représentant au Commerce des États-Unis, Mike Froman; l’Administrateur de l'USAID, Raj Shah; et notre nouveau chef de la Millennium Challenge Corporation, Dana Hyde; le Président de la Banque Export-Import, Fred Hochberg; le Directeur de la Trade and Development Agency des États-Unis, Lee Zak; et notre PDG de l'OPIC, Elizabeth Littlefield.

Donc, nous sommes ici, bien sûr, dans le cadre du Sommet des leaders États-Unis-Afrique - le plus grand rassemblement qu’un Président Américain n'ait jamais eu avec les Chefs d'Etat et de Gouvernements Africains. Et ce sommet reflète une perspective qui a guidé mon approche de l'Afrique comme Président. En même temps que l'Afrique continue de faire face à d'énormes défis, au même moment où trop d'Africains endurent encore la pauvreté et les conflits, la faim et la maladie, alors même que nous travaillons ensemble pour relever ces défis, nous ne pouvons pas perdre de vue la nouvelle Afrique qui est en éclosion.

Nous savons tous ce qui fait de l'Afrique une opportunité extraordinaire. Certaines des économies les plus dynamiques dans le monde, s’y trouvent. Une classe moyenne en pleine expansion. Des secteurs en expansion comme la manufacture et le commerce de base. L'un des marchés de télécommunications les plus dynamiques dans le monde. De plus en plus de gouvernements qui se réforment, attirant un niveau record d'investissements étrangers. C’est le continent le plus jeune et qui connait la plus forte croissance, avec des jeunes gens qui sont pleins de rêves et d'ambition.

L'année dernière en Afrique du Sud, à Soweto, je tenais un meeting avec de jeunes garçons et filles venant de tout le continent, parmi eux certains qui nous rejoignent aujourd’hui par vidéo d'Ouganda. Et une jeune fille ougandaise a parlé pour beaucoup d'Africains quand elle m'a dit: «Nous sommes à la recherche de partenariats d'affaires égalitaires, et pas nécessairement d'aide. Nous voulons faire des affaires au pays et être les propriétaires de nos propres marchés." C'est un sentiment que nous entendons maintes et maintes fois. Quand je voyageais à travers l'Afrique l'année dernière, ce que j'ai entendu fut le désir des Africains pas seulement pour de l'aide, mais pour des échanges commerciaux et le développement qui aident vraiment les nations a croitre et permettent de propulser les Africains pour le long terme.

En tant que Président, j'ai dit clairement que les Etats-Unis étaient déterminés à être un partenaire dans la réussite de l'Afrique - un bon partenaire, un partenaire égal et un partenaire à long terme. Nous ne regardons pas à l'Afrique tout simplement pour ses ressources naturelles; nous reconnaissons l'Afrique pour sa plus grande ressource, qui est sa population et ses talents et son potentiel. Nous ne voulons pas simplement extraire des minéraux de son sous-sol, pour notre croissance; nous voulons construire de véritables partenariats qui créent des emplois et des possibilités pour tous nos peuples et qui permettent la prochaine ère de croissance de l'Afrique. C'est le genre de partenariat qu’offre l’Amérique.

Et depuis que j'ai pris mes fonctions, nous avons intensifié nos efforts dans tous les domaines. Plus d'investissements en Afrique; plus de missions commerciales, comme celle que Penny a conduite cette année; et plus de soutien pour les exportations américaines. Et je suis fier - Je suis fier que les exportations américaines vers l'Afrique aient augmenté à des niveaux record, soutenant des emplois en Afrique et aux États-Unis, comptant pour près d'un quart de millions de bons emplois américains.

Mais il y a que: l'ensemble de notre commerce avec toute l'Afrique n’est encore qu'à peu près égal à notre commerce avec le Brésil - un pays. De tous les biens que nous exportons dans le monde, seulement environ un pour cent va vers l'Afrique Sub-Saharienne. Donc, nous avons beaucoup de travail à faire. Nous devons faire mieux - beaucoup mieux. J’aimerais que les Africains achètent plus de produits américains. Je veux que les Américains achètent plus de produits africains. Je sais que vous pensez pareil, aussi. Et c'est ce que vous faites aujourd'hui.

Je suis donc heureux que dans le cadre de ce forum, les entreprises américaines annoncent de nouveaux contrats majeurs en Afrique. Blackstone investira dans des projets énergétiques en Afrique. Coca-Cola sera partenaire avec l'Afrique pour apporter de l'eau potable à leurs communautés. GE aidera à construire des infrastructures en Afrique. Marriott va construire plus d'hôtels. Au total, les entreprises américaines - beaucoup avec notre aide au commerce - annoncent de nouveaux contrats dans les énergies propres, l'aviation, la banque et la construction, pour une valeur de plus de 14 milliards de dollars, encourageant le développement à travers l'Afrique et la vente de plus de marchandises estampillées de cette fière étiquette : "Fabriqué aux USA."

Et je ne veux pas juste soutenir cet élan, je veux l’augmenter. Je tiens à l’améliorer. Donc, aujourd'hui, je vous annonce une série de mesures qui porteront notre commerce avec l'Afrique au prochain palier.

Tout d'abord, nous allons continuer à travailler pour renouveler la Loi African Growth and Opportunity - et à l'améliorer. Nous faisons encore la grande majorité de nos échanges avec seulement trois pays – l’Afrique du Sud, le Nigeria et l'Angola. C’est encore fortement axé sur le secteur de l'énergie. Nous avons besoin de plus d'Africains, y compris les femmes et les petites et moyennes entreprises, qui portent leurs produits sur le marché. Et les leaders du Congrès - Démocrates et Républicains - ont dit qu'ils veulent aller de l'avant. Je suis donc convaincu que nous pouvons travailler avec le Congrès pour renouveler et moderniser l'AGOA avant son expiration, le renouveler pour le long terme. Nous devons le faire.

Deuxièmement, dans le cadre de notre campagne «Faire des affaires en Afrique», que nous allons faire encore plus pour aider les entreprises américaines dans la compétitivité. Nous mettrons encore plus de nos équipes sur le terrain, pour défendre les intérêts de vos entreprises. Nous allons envoyer encore plus de missions commerciales. Aujourd'hui, nous annonçons 7 milliards de dollars de nouveaux financements pour promouvoir les exportations américaines vers l'Afrique. Plus tôt aujourd'hui, j'ai signé un décret pour créer un nouveau Conseil Consultatif des Chefs d'Entreprise du Président pour aider à nous assurer que nous faisons tout notre possible pour vous assister dans vos affaires en Afrique.

Et je m'en voudrais si je n’ajoutais pas que Républicains de la Chambre des Représentant peuvent aider en réhabilitant l’Export-Import Bank. C'est la bonne chose à faire. Je tentais d'expliquer à quelqu'un que si je suis un concessionnaire Ford et que le concessionnaire Toyota fournit un financement à toute personne qui entre dans la concession et que je ne fasse pas de même, je vais perdre des affaires. C'est assez simple. Nous devons obtenir cette re-autorisation. Et vous, les chefs d'entreprises pouvez aider à rendre clair qu'elle soit essentielle pour les entreprises américaines.

Troisièmement, nous voulons travailler en partenariat avec l'Afrique pour construire les infrastructures dont ont besoin les économies pour s'épanouir. Et cela commence par l'électricité, dont la plupart des Africains ne jouissent pas encore. C'est pourquoi l'année dernière lors d'un voyage à travers le continent, j'ai annoncé une initiative audacieuse, Africa Power, pour doubler l’accès à l'électricité en Afrique Sub-Saharienne et aider à apporter l'électricité à plus de 20 millions de foyers et entreprises africaines.

Maintenant, conjointement avec les gouvernements africains, la Banque Africaine de Développement et le secteur privé - et je dois vous dire, la réponse a dépassé nos prévisions. Elle a été débordante. Déjà, des projets et des négociations sont en cours qui, une fois rempli, nous mettront à près de 80 pour cent de notre objectif. En plus de l'importance des ressources que nous avons déjà engagées, je suis heureux d'annoncer que les États-Unis accroître notre engagement à 300 millions de dollars par an pour cet effort.

Et à ce jour - y compris un montant supplémentaire de 12 milliards de dollars de nouveaux engagements annoncé cette semaine par nos partenaires du secteur privé et de la Banque Mondiale ainsi que le gouvernement de la Suède - nous avons mobilisé un total de plus de 26 milliards de dollars pour apporter l’énergie à l'Afrique ; juste depuis que nous l’avons annoncé - 26 milliards. Donc, aujourd'hui, nous élevons la barre. Nous nous sommes dit que nous atteignons nos objectifs trop facilement, Zuma, donc nous devons viser plus haut. Donc nous allons tripler notre objectif, qui vise à fournir de l'électricité à plus de 60 millions de foyers et d'entreprises africaines qui peuvent stimuler la croissance pour les décennies à venir.

Quatrièmement, nous ferons davantage pour aider les échanges commerciaux entre Africains, parce que les marchés à plus fort potentiel sont souvent avec le pays juste à côté. Et il ne devrait pas être plus difficile d'exporter vos produits vers vos voisins que d'exporter ces produits sur Los Angeles ou Amsterdam. Ainsi, à travers notre initiative « le Commerce en Afrique », nous allons augmenter nos investissements pour aider nos partenaires africains à renforcer leur capacité commerciale, à renforcer les marchés régionaux, à rendre les frontières plus efficace, moderniser le système douanier. Nous voulons obtenir que les produits africains se déplacent plus vite en Afrique même, ainsi qu’à l'extérieur de l'Afrique.

Et enfin, nous faisons plus pour encourager la prochaine génération d'entrepreneurs africains et les chefs d'entreprise – ce sont les jeunes garçons et les filles, comme nos extraordinaires « Mandela Washington Fellows » que j'ai rencontrés la semaine dernière. Et je dois dire aux chefs d'Etats et de Gouvernements, que vous auriez été extrêmement fier de rencontrer ces jeunes qui présentent tant de talent et tant d'énergie et tant d'entrain.

Avec les nouveaux Centres de Leadership régionaux et les cours en ligne, nous allons offrir des formations et des possibilités de réseautage à des dizaines de milliers de jeunes entrepreneurs à travers l'Afrique. De nouvelles subventions les aideront à accéder aux capitaux dont ils ont besoin pour croître. Notre Sommet « Global Entrepreneurship » annuel de cette année aura lieu au Maroc. L'an prochain, il se tiendra pour la première fois en Afrique Sub-Saharienne - parce que nous voulons faire en sorte que tout ce talent soit identifié et qu’ils aient accès aux capitaux, aux réseaux et aux marchés dont ils ont besoin pour réussir. Parce que s’ils réussissent, alors les pays dans lesquels ils vivent réussiront. Ils vont créer des emplois. Ils vont créer la croissance. Ils créeront les opportunités.

Ainsi, les États-Unis font un investissement majeur et à long terme dans le progrès de l'Afrique. Et dans leur ensemble, les nouveaux engagements que j'ai décrits aujourd'hui - de notre gouvernement et de nos nombreux partenaires – donnent au total quelques 33 milliards de dollars. Et cela soutiendra le développement à travers l'Afrique et des emplois ici aux Etats-Unis. Plusieurs dizaines de milliers d'emplois américains sont créés chaque fois que nous augmentons le commerce avec l'Afrique.

Aussi critiques que soient tous ces investissements, la clé pour débloquer la prochaine ère de croissance de l'Afrique ne se trouve pas ici aux Etats-Unis, elle se trouve en Afrique. Et ainsi, lors du sommet de cette semaine, nous allons discuter de toute une série de domaines dans lesquels nous allons travailler ensemble - domaines qui sont importants en soi, mais qui sont également essentiels à la croissance de l'Afrique.

Le capital est une chose. Les programmes et projets de développement sont une chose. Mais l’Etat de droit, la réforme de la réglementation, la bonne gouvernance - ces choses importent encore plus, parce que les gens devraient être en mesure de créer une entreprise et expédier leurs marchandises sans avoir à payer un pot de vin ou à engager le cousin de quelqu'un.

Le développement agricole est critique parce que c'est la meilleure façon d'augmenter les revenus de la majorité des Africains qui sont agriculteurs, surtout qu’ils doivent faire face aux impacts du changement climatique.

La reconstruction d'une solide infrastructure sanitaire, en particulier pour les mères et les enfants, est essentielle, car aucun pays ne peut prospérer si ses citoyens ne sont en bonne santé, et les enfants commencent leur vie avec les avantages dont ils ont besoin pour atteindre leur plein potentiel.

Et nous devoir parler de sécurité et de paix, parce que l'avenir appartient à ceux qui construisent et non pas à ceux qui détruisent. Et il est très difficile d'attirer les investissements, et il est très difficile de construire des infrastructures, et il est très difficile de soutenir l'esprit d'entreprise dans un environnement de conflit.

Donc, je veux juste terminer avec un exemple de ce que le commerce peut nous aider à construire ensemble. Kusum Kavia est né au Kenya; sa famille était originaire de l'Inde. Eventuellement, elle a émigré aux États-Unis et avec son mari a créé une petite entreprise en Californie. Elle a démarré comme une petite firme d'ingénierie. Puis elle a commencé la fabrication de petits groupes électrogènes. Avec l'aide de l'Export-Import Bank - y compris des séminaires et une ligne de crédit et l'assurance contre le risque - ils ont commencé à exporter des groupes électrogènes vers l’Afrique de l'Ouest. Au Bénin, ils ont participé à la construction d’une nouvelle centrale électrique.

Et ça a fini par être gagnant-gagnant pour tout le monde. Ça a été une victoire pour leur entreprise, Combustion Associates, parce que les exportations vers l'Afrique ont accru leurs ventes, ce qui signifie qu'ils ont été capables d'embaucher plus de travailleurs ici aux États-Unis. Ils sont en partenariat avec GE; GE se porte bien. La plupart de leurs revenus proviennent des exportations vers l'Afrique. Ça a été une victoire pour leurs fournisseurs au Texas et dans l’Ohio et New York. Ça a été une victoire pour le Bénin et son peuple, car il y a plus d'électricité pour les familles et les entreprises, des emplois pour les Africains à la centrale parce que la société engage localement et forme les employés. Et ils espèrent continuer à grandir dans le cadre de notre initiative Power Africa.

Il s'agit donc d'un exemple d'une seule petite entreprise. Imaginez si nous pouvons reproduire ce succès dans nos pays.

Kusum dit: «Quand nos clients voient l'étiquette« Made in America », quand ils voient notre drapeau, cela nous met au-dessus toute compétition." Et sa vision de leur entreprise est la même vision qui nous amène tous ici aujourd'hui. Elle dit: «Nous voulons vraiment avoir un partenariat à long terme avec l'Afrique." Donc Kusum est ici. J'ai eu la chance de la rencontrer en coulisses. Où est-elle? Là. Levez-vous, Kusum. Elle fait un excellent travail. Merci beaucoup.

Mais elle est un exemple de ce qui est possible - un partenariat à long terme avec l'Afrique. Et c'est ce que l'Amérique offre. C'est ce que nous construisons. C'est la différence que nous pouvons réaliser quand des Africains et des Américains travaillent ensemble. Donc, suivons l'exemple de Kusum. Faisons encore plus d'affaires ensemble. Faisons tomber les barrières qui nous ralentissent et nuisent aux échanges commerciaux. Bâtissons l'infrastructure - les routes, les ponts, les ports, les réseaux d'électricité - qui relient nos pays. Créons plus et vendons plus et achetons plus, les uns des autres. Je suis convaincu que nous le pouvons. Et quand nous le ferons, nous allons non seulement propulser la prochaine ère de croissance de l'Afrique, nous allons créer plus d'emplois et des possibilités pour tout le monde - pour les gens d'ici aux États-Unis et pour les gens à travers le monde.

Je vous remercie beaucoup, à tous, pour ce qui a été jusqu'ici une session exceptionnelle. Et j'ai maintenant l'occasion de parler à ce jeune homme (pour les questions réponses).

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