STANDARD AND POOR'S IN TURN LOWERS GABON’S RATING. STANDARD AND POOR’S ABAISSE À SON TOUR LA NOTATION DU GABON

Photo: Standard & Poor's




English Version

On 13 February 2015, Standard & Poor's lowered by one notch Gabon’s rating, from "BB-" to "B+", due to the contraction of revenues consecutive to the fall in oil prices over the Gabonese economy whose effects will be more devastating than would have wanted to admit the Gabonese Ministry of Economy. Standard and Poor’s writes:

“In our opinion, the decline in oil prices materially affects Gabon's external and fiscal balances, as well as the country's economic growth prospects, given its high oil dependence. We now forecast that real GDP growth will slow to 3.5% in 2015. We expect that the fiscal and external balances will deteriorate and turn to deficits as a result of the lower oil price environment. Consequently, we are lowering the long-term sovereign credit ratings on Gabon to 'B+' from 'BB-'. Gabon's economy depends heavily on the natural resources sector: the main sectors are oil, timber, and manganese, but oil is predominant. Oil accounts for around 50% of government revenue, around 80% of exports, and an estimated 20%-30% of GDP. In our view, the lower oil price environment will lead to lower economic growth, put pressure on the fiscal balance, and lead to a pronounced deterioration of the external balance over the next few years.”

But dear readers, not very long ago, Regis Immongault, believing to deal with illiterates, told L’Union newspaper that Gabon was well prepared to cope with the decline in oil prices and that any impact on the Gabonese economy would be negligible. What comments would Régis Immongault have regarding this new downgrade of Gabon’s rating? Do not forget that these rating agencies are barometers of international investors, not the sweet words of political regimes.

Even more alarming, Standard & Poor's predicts the following:

“Despite decades of oil production and several years of fiscal surpluses, fiscal buffers are low… We note the government has built up arrears to suppliers and has failed to reimburse VAT payments in a timely manner. We also note data mismatches between the fiscal surpluses and net general government debt position, which has been rising despite consistent surpluses in recent years. The Sovereign Fund of the Gabonese Republic (FSRG) is officially supposed to receive 10% of oil revenue projected in the budget and 50% of revenue above budget law, as well as all revenue from investment activities. However, as of 2014, the fund holds less than XAF200 billion (around 2% of GDP). Total fiscal assets currently equal around 10% of GDP, including government deposits at the regional central bank, Banque des Etats de l'Afrique Centrale (BEAC), and commercial banks. We expect the government to finance its deficits by drawing down these deposits and by tapping regional and international bond markets. We forecast that net general government debt will increase to 35% of GDP by 2017 from 23% of GDP at end-2013.

Dear readers, it is clear from reading the appreciation that Standard & Poor's has of the economic situation of Gabon, that significant risks are to be expected in the coming years because the government's ability to stimulate the economy, therefore to promote trade and business and the difficulties of Gabon to pay its debts, are conditions that place the country in economic surveillance.

Oddly, Régis Immongault is now silent now; even the talkative Alain Claude Bacille Bi Nzé does not speak of the Gabonese economy.



Version française

Le 13 février 2015, Standard & Poor’s a abaissé d’un cran la note du Gabon de «BB-» à «B+», en raison de la contraction des recettes budgétaires consécutives à la chute des cours du prix du pétrole dont les effets sur l’économie Gabonaise s’annoncent plus dévastateurs qu’aurait voulu l’admettre le ministère gabonais de l’Economie. Standard & Poor’s écrit :

«À notre avis, la baisse du prix du pétrole affecte matériellement les équilibres fiscaux internes et externes du Gabon, ainsi que les perspectives de croissance économique du pays, compte tenu de sa forte dépendance en pétrole. Nous prévoyons maintenant que la croissance du PIB réel devrait ralentir à 3,5% en 2015. Nous nous attendons à ce que les soldes budgétaires et extérieurs se détériorent et soient déficitaires en raison de l'environnement à la baisse du prix du pétrole. Par conséquent, nous réduisons notation du Gabon à «B+» au lieu de «BB-». L'économie Gabonaise dépend lourdement du secteur des ressources naturelles: les principaux etant le pétrole, le bois et le manganèse ; mais le petrole est prédominant. Le pétrole représente environ 50% des revenus du gouvernement, environ 80% des exportations, et l'on estime 20% à 30% du PIB. À notre avis, l'environnement d’un prix du pétrole plus faible conduira à une croissance économique plus faible, et mettre la pression sur l'équilibre budgétaire, ce qui conduira à une détérioration marquée de la balance des paiements au cours des prochaines années."

Pourtant chers lecteurs, il n’y a pas très longtemps, Régis Immongault, croyant avoir affaire à des analphabètes, déclarait dans l’Union que le Gabon était bien préparé à faire face à la baisse des cours du pétrole et qu’on n’observerait aucun impact sur l’économie Gabonaise. Quel commentaire aurait Régis Immongault de cette nouvelle baisse de la note du Gabon ? N’oublions pas que ces agences de notation sont les baromètres des investisseurs internationaux et non les paroles mielleuses des régimes politiques.

Encore plus alarmant, Standard & Poor’s prédit ce qui suit:

«Malgré des décennies de production de pétrole et plusieurs années d'excédents budgétaires, les réserves fiscales sont faibles… Nous notons que le gouvernement accuse des arriérés auprès des fournisseurs et n'a pas réussi à rembourser les paiements de TVA en temps opportun. Nous notons aussi des inconsistances dans les données concernant les excédents budgétaires et la situation d’endettement du gouvernement qui a continué d’augmenter en dépit des excédents constants au cours des dernières années. Le fonds souverain de la République Gabonaise (FSRG) est officiellement censé recevoir 10% des revenus du pétrole prévus dans le budget, et 50% des revenus excédentaires à la loi de finances, ainsi que toutes les recettes provenant des activités d'investissement. Cependant, jusqu’en 2014, le fond ne contient que moins de 200 milliards de francs CFA (environ 2% du PIB). Le total des actifs financiers du pays actuellement ne sont égaux qu’à environ 10% du PIB, y compris les dépôts de l'État à la banque centrale régionale, la Banque des Etats de l'Afrique Centrale (BEAC), et dans les banques commerciales. Nous prévoyons que le gouvernement va financer ses déficits en puisant dans ces dépôts et en s’endettant sur les marchés obligataires régionaux et internationaux. Nous prévoyons que la dette générale nette du gouvernement augmentera pour atteindre 35% du PIB d'ici 2017, alors qu’elle etait de 23% du PIB à la fin 2013.

Chers lecteurs, il est clair à la lecture de l’appréciation que fait Standard & Poor’s de la situation économique du Gabon, que des risques significatifs sont à craindre pour les prochaines années car la capacité du gouvernement à stimuler l'économie, donc la marche du commerce et des affaires et les difficultés du Gabon à payer ses dettes, sont des conditions qui placent le pays sous surveillance économique.

Bizarrement, Régis Immongault reste muet désormais ; même ce bavard Alain Claude Bilié bi Nzé ne parle pas de l’économie gabonaise.

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