THE REHABILITATION OF UNION NATIONALE IS EFFECTIVE; BUT QUESTIONS REMAIN. LA RÉHABILITATION DE L’UNION NATIONALE EST EFFECTIVE ; MAIS DES QUESTIONS DEMEURENT !


Union Nationale (photo: Gabonreview)




English Version

On 25 January 2011, saying he was claiming his victory, Mr. André Mba Obame was sworn in as the elected President of the Republic. The regime then proceeded, in retaliation, to the immediate dissolution of the party in which Mr. André Mba Obame officiated as executive secretary, arguing that the party and Mr. André Mba Obame had engaged in the non-respect of democratic principles (really !), in disrespecting the republican form of government, in endangering national sovereignty and in disturbing public order (obviously!). Subsequently, the Council of State dismissed the appeal against the dissolution introduced by the Executive Board of the party.

On Wednesday, 4 February 2015, the same regime, in the press release published above, came to end the dissolution. Without giving further explanation. Should we believe that The Union Nationale no longer threatens the republican form of government, the national sovereignty and to foment trouble to public order? The reality is that the Ali Bongo regime finds itself cornered and wants to use the rehabilitation of the Union Nationale as a valve allowing it to get a little political breathing room. If it can be considered that the dissolution of the Union Nationale itself had been prejudiced, so why should the rehabilitation give the regime the opportunity to present itself as "democratic"? For us, this news should be received, dear readers, coldly and especially should not distract us from the essence which remains the unconditional departure of Ali Bongo from power.

The return of the Union Nationale within the law, as defined by the regime that is itself illegitimate, should not distract us from our goals and priorities. First, let us call things by their names: almost everything in Gabon is going wrong; fundamentally the political mobilization of Gabonese must remain in the sense of the well-being which itself involves the departure of Ali Bongo. Therefore, for this blog, the political equation in Gabon is beyond the issue of party lines. It is now about building a political consensus as broad as possible to restore the sovereignty of the people, to obtain its autonomy of decision and also to promote citizenship and democracy. The more this political consensus among Gabonese would be strong, the faster it will allow the democratic overhaul of the country and the stabilization of its national institutions. In fact, it is about restoring meaning to the word and the political action and reducing any falsification, forfeitures, violence and repression, whatever their form and to work together for the establishment of a rule of law. We can work this out, if we give ourselves the means to do so. If the return of the Union Nationale officially, is primarily a way to make the fight more visible and to make more effective the tireless work done by some, why not? However, if this rehabilitation is a tactical choice of the regime hoping to draw dividends of appeasement and collaboration, this blog simply says no; it will not work!

We are aware of the fact that the rehabilitation of the National Union is a good thing. It will allow that party to engage more openly in the Republican debate and to commune with its members in all conditions of transparencies and legalities guaranteed by the Gabonese Constitution. But we remain extremely rigorous, if not extremely vigilant, as to the goals of the opposition. The vitality of any political movement will be assessed against the franc commitment to the effort of the departure of Ali Bongo from power. We believe that the opposition must demonstrate the strength and determination to make a qualitative leap in its preparatory actions of removing Ali Bongo from power. We know that the illusion remains intact for the organization of open, free and democratic elections in Gabon.

For now, we say welcome back to the Union Nationale, which should never have been dissolved; but insist that the priority of the Gabonese people is no longer in the symbolic but in the insistence on the departure of Ali Bongo from power. The real rehabilitation of the Union Nationale would be to meet this expectation.


Version française

Le 25 janvier 2011, disant revendiquer sa victoire, Monsieur André Mba Obame avait prêté serment en qualité de Président de la République élu. Le régime procéda alors, en représailles, à la dissolution immédiate du parti dans lequel M. André Mba Obame officiait comme secrétaire exécutif, arguant que ce parti et M. André Mba Obame s’étaient illustrés dans le non-respect des principes démocratiques (vraiment !), dans l’atteinte à la forme républicaine de l'Etat, à la souveraineté nationale et de trouble à l'ordre public (évidemment !). Par la suite, le Conseil d'Etat rejeta le recours contre cette dissolution introduit par le directoire de ce parti.

Le mercredi 4 février 2015, le même régime, dans le communiqué, publié ci-dessus, est venu lever cette dissolution. Sans donner plus d’explication. Doit-on croire que L’Union Nationale ne menace plus la forme républicaine de l'Etat, la souveraineté nationale et de fomenter des troubles à l'ordre public ? La réalité est que régime Ali Bongo se retrouve acculé et veut utiliser la réhabilitation de L’Union Nationale comme une valve lui permettant de se donner un petit souffle politique. Si on peut considérer sans parti pris que la dissolution de l’Union Nationale avait elle-même été inique, alors en quoi la réhabilitation devrait-elle donner au régime la possibilité de se présenter comme «démocrate»? Pour nous, l’accueil de cette nouvelle doit se faire, chers lecteurs, avec froideur et surtout ne doit pas nous détourner de l’essentiel qui reste le départ inconditionnel d’Ali Bongo du pouvoir.

Le retour de l’Union Nationale dans la légalité, telle que définie par le régime lui-même illégal, ne devrait pas nous détourner de nos objectifs et de nos priorités. Tout d’abord, appelons les choses par leurs noms: tout ou presque va mal au Gabon; donc fondamentalement la mobilisation politique des Gabonais, doit rester dans le sens du mieux-être qui lui-même passe par le départ d’Ali Bongo. Par conséquent, pour ce blog, la problématique politique au Gabon dépasse la question des clivages des partis politiques. Il s’agit aujourd’hui de construire le consensus politique le plus large possible pour obtenir la souveraineté du peuple, pour restaurer son autonomie de décision et aussi pour promouvoir la citoyenneté et la démocratie. Plus ce consensus politique entre Gabonais sera fort, plus rapidement il permettra la refondation démocratique du pays et la stabilisation de ses institutions nationales. En fait, il s’agit de redonner un sens à la parole et à l’action politiques et de faire reculer toutes les falsifications, forfaitures, violences et répressions, quelles qu’en soient les formes et de chercher ensemble à l’établissement d’un Etat de droit. Nous pouvons nous en sortir, si nous nous en donnons les moyens. Si le retour de l’Union Nationale de manière officielle est avant tout un moyen de rendre plus visible le combat et plus efficace le travail que mènent inlassablement certains, pourquoi pas ? Mais par contre, si cette réhabilitation répond à un choix tactique du régime espérant en tirer des dividendes d’apaisement et de collaboration, ce blog dit purement et simplement non ; ça ne marchera pas !

Nous restons conscients que la réhabilitation de L’Union Nationale soit une bonne chose. Elle permettra à ce parti de s’engager plus ouvertement dans le débat républicain et de communier avec ses militants dans toutes les conditions de transparences et de légalités garanties par la constitution Gabonaise. Mais nous restons d’une extrême exigence, si ce n’est d’une extrême vigilance, quant aux objectifs à atteindre par l’opposition. La vitalité de tout mouvement politique sera évaluée par rapport à son engagement franc à l’effort du départ d’Ali Bongo du pouvoir. Nous estimons que l’opposition doit démontrer sa force et sa détermination à faire un saut qualitatif dans ses actions préparatoires au départ d’Ali Bongo. Nous savons que l’illusion reste entière quant à l’organisation d’élections ouvertes, libres et démocratiques au Gabon.

Pour le moment, nous disons bon retour à l’Union Nationale, qui n’aurait jamais dû être dissout; mais insistons que la priorité des Gabonais n’est plus dans la symbolique mais dans l’insistance du départ d’Ali Bongo du pouvoir. La véritable réhabilitation de l’Union nationale sera de répondre à cette nécessité.

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