CEMAC IS IN TROUBLE! LA CEMAC EST À LA PEINE!
English version
The financial situation of CEMAC is very precarious. It is marked by a liquidity crisis and a weakening of external accounts.
The regional public securities market (where states borrow to finance their budget) is going through a zone of great turbulence.
Investors have become very cold. The coverage rate of government securities issues fell drastically in 2025, sometimes falling around 60%, compared to nearly 80-90% before; meaning that states are struggling to find the money they need.
To attract lenders, states must offer increasingly higher interest rates, which increases debt service.
The burden of debt repayment is nibbling on an increasing share of tax revenues, reducing room for manoeuvre for investment.
The solidity of the CFA Franc depends on the foreign exchange reserves held at the BEAC. However, the recent trend is worrying. After reaching a peak in mid-2025 (more than 7 trillion FCFA), reserves melted to reach about 6,200 billion FCFA in October 2025.
The import coverage rate (a key external solvency indicator) fell back to 4.1 months, dangerously close to the 3-month alert threshold. The BEAC also described this situation as a « weakening of external stability ». This means that the states in the region have only enough liquidity to cover 4 months of their needs at the moment. They have to find money to cover the remaining 8 months.
The decline in oil revenues (due to price volatility or decline in production in some countries) directly affects national budgets. The non-oil sector is struggling to take over and generate sufficient foreign exchange and tax revenues.
The CEMAC states find themselves caught in a catch:
They need cash to finance their budgets and infrastructure.
The local market is dry or too expensive.
International markets are difficult to access or expensive.
Foreign exchange reserves (the guarantor of the currency) are under pressure.
But in Gabon we are told that everything is fine!
Version française
La situation financière de la Cemac est très précaire. Elle est marquée par une crise de liquidité et une fragilisation des comptes extérieurs.
Le marché régional des titres publics (là où les États empruntent pour financer leur budget) traverse une zone de grosses turbulences.
Les investisseurs sont devenus très frileux. Le taux de couverture des émissions de titres publics a chuté drastiquement en 2025, tombant parfois autour de 60 %, contre près de 80-90 % auparavant; signifiant que les États peinent à trouver l'argent dont ils ont besoin.
Pour attirer les prêteurs, les États doivent proposer des taux d'intérêt de plus en plus élevés, ce qui alourdit le service de la dette.
Le poids du remboursement de la dette grignote une part croissante des recettes fiscales, réduisant les marges de manœuvre pour l'investissement.
La solidité du Franc CFA dépend des réserves de change détenues à la BEAC. Or, la tendance récente est inquiétante. Après avoir atteint un pic mi-2025 (plus de 7 000 milliards FCFA), les réserves ont fondu pour atteindre environ 6 200 milliards FCFA en octobre 2025.
Le taux de couverture des importations (un indicateur clé de solvabilité externe) est redescendu vers 4,1 mois, se rapprochant dangereusement du seuil d'alerte des 3 mois. La BEAC a d'ailleurs qualifié cette situation de "fragilisation de la stabilité externe". Cela veut dire que les États de la région n’ont qu’assez de liquidités pour couvrir 4 mois de leur besoins en ce moment. Il faut trouver de l’argent pour couvrir les 8 mois restant.
La baisse des recettes pétrolières (due à la volatilité des cours ou à la baisse de la production dans certains pays) frappe directement les budgets nationaux. Le secteur non-pétrolier peine à prendre le relais pour générer suffisamment de devises et de recettes fiscales.
Les États de la CEMAC se retrouvent pris en étau :
- Ils ont besoin de cash pour financer leurs budgets et leurs infrastructures.
- Le marché local est asséché ou trop cher.
- Les marchés internationaux sont difficiles d'accès ou coûteux.
- Les réserves de change (le garant de la monnaie) sont sous pression.
Mais au Gabon on nous dit que tout baigne !
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