AVENUE BONGO



18 Rue Dosne, Paris, 75016



Nous sommes tombés sur un magazine londonien qui parlait des biens immobiliers de la famille Bongo et avons voulu vous en faire partager les photos illustratives de l’utilisation de VOTRE argent. Mais ce qui nous a le plus intéressé dans ces lectures fut un paragraphe tiré d’un article de l’hebdomadaire américain Time Magazine, dont l’auteur se remémorait un séjour à Libreville en 2007 selon les termes suivants :

“The President's disastrous legacy is only too apparent in Gabon's two main cities, the capital Libreville and the economic center of Port-Gentil. Dealerships selling Land Rovers and Hummers (to negotiate all the giant potholes) thrive, while hypermarkets sell $400 bottles of wine and the city's restaurants and bars serve more champagne per capita than Paris. But the riches enjoyed by a few have made Libreville and Port-Gentil among the most expensive on earth. Despite its large size and seas teeming with fish, almost all food is imported from Europe, entrepreneurialism has all but evaporated, and the majority of Gabonese survive on the margins in ramshackle slums. On a visit to the capital in 2007, I found a community of thousands living on a rubbish tip behind one hypermarket, feeding themselves on the food thrown out for being past its sell-by date. Bongo, meanwhile, could be seen overhead twice a day, flying the few kilometers in the presidential helicopter from his presidential mansion to his office, then back again in the evening.”

Chez Bongo 44 Avenue Champs Elysées, Paris, 75008

TRADUCTION: « Le désastreux héritage du président est très apparent dans les deux principales villes du Gabon, la capitale Libreville et le pôle économique de Port Gentil. Les concessionnaires automobiles vendant Land Rovers and Hummers (pour négocier tous les nids de poules géants) font de bonnes affaires, pendant que les supermarchés vendent des bouteilles de vin à 400 dollars (200000 frs CFA), et les restaurants et bars servent plus de champagne par tête d’habitant qu’à Paris. Mais la richesse dont une infime partie de la population se prévaut, a fait de Libreville et Port-Gentil, deux des villes les plus chères du monde. Malgré sa grande superficie et sa mer pleine de poissons, pratiquement tout est importé d’Europe, l’entreprenariat s’est complètement évaporé, et la majorité des gabonais survie dans des bidonvilles. Pendant une visite dans la capitale en 2007, j’ai trouvé une communauté de plusieurs milliers de personnes vivant dans un bidonville derrière un hypermarché, et se nourrissant des poubelles et aliments avariés jetés par cet hypermarché. Bongo, pendant ce temps deux fois par jour, pouvait être remarqué survolant la ville dans son hélicoptère présidentiel, parcourant les quelques kilomètres qui le séparait de sa résidence à ses bureaux, le matin et le soir »

Chez Bongo 52 Avenue Foch, Paris, 75016

Qui ne comprend pas le message de ce paragraphe mérite de soutenir les Bongo. Quelqu’un a dit : « C’est en faisant n’importe quoi, qu’on devient n’importe qui !» voilà une citation qui s’applique parfaitement à ceux qui sans partage, gouvernent le Gabon depuis 43 ans. A cause de leur caprices et gout du dispendieux, au détriment du reste des gabonais, le minimum nécessaire au gabonais reste un vœu pieux. Au regard de la conduite d’Ali Bongo pendant les 14 derniers mois, nous pouvons dire que la mégalomanie des Bongo se porte à merveille. Des hôtels particuliers de 100 millions d’euros, et 30 bagnoles pour un total de 10 milliards de francs CFA, ont été ajoutés au patrimoine. Bien évidemment les bonnes habitudes et les traditions vieilles de 43 ans de dictature ne sauraient être abandonnées quand tout marche si bien au Gabon des Bongo qui se veut désormais émergent.

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