L’AN 1 DE CE BLOG S’ACHÈVE, TANDIS QUE L’AN 43 DU RÈGNE DES BONGO DU GABON COMMENCE. JUSQU'A QUAND ?




Le 5 Février 2010, nous avions publié notre premier billet sous le titre « Pourquoi ce blog ? ». Dans ce billet, nous vous expliquions pourquoi nous estimions que ce blog devait être tenu. Aujourd’hui, à la veille de la nouvelle année, un petit bilant s’impose et des vœux de courage et persévérance vont à nos lecteurs. Même ceux qui nous menacent, car nous les savons aussi enchainés à leurs maitres qui leur font croire que le Gabon n’existerait pas sans les Bongo.

Le premier paragraphe de notre premier billet expliquait notre démarche d’écrire ce blog, de la manière suivante :

« Parce que notre cerveau nous sert à deux choses: réfléchir mais aussi agir. Réfléchissons beaucoup certes, mais agissons surtout. Chacun à sa manière selon ses goûts et autres préférences. Les peuples libres partout dans le monde l’ont compris depuis longtemps. C’est pour çà qu’en règle générale, ils triomphent.”

Nous croyons plus que jamais en cette mission et vous êtes très reconnaissants de votre fréquentation assidue qui nous réconforte dans cette tâche. A ce jour, ce site a reçu un total de 1489337 visites, et nous le devons à vous lecteurs qui pensez que ce que nous faisons apporte un plus au débat. De plus en plus, au fur et à mesure que la situation du Gabon s’internationalise, nous recevons des courriers de lecteurs d’autre pays africains et européens. Le dossier des biens mal acquis, le documentaire « Françafrique », le prix de Gregory Ngbwa-Mintsa et les révélations des câbles de Wikileaks, ont suscité de nombreux courriers venant de non gabonais qui commencent seulement à vraiment comprendre le type de régime sous lequel les gabonais ont été soumis pendant 42 ans et continuent de l’être. Les gabonais doivent désormais savoir qu’hors du Gabon, ils sont de plus en plus nombreux à constater, même si sur place au Gabon, on fait comme si en excluant certains sujets des dithyrambes de la RTG1, les gabonais ne trouveraient pas la bonne information ailleurs. Mais il est désormais futile de penser qu’on puisse encore vouloir empêcher qui que ce soit de savoir ce qui se passe au Gabon, ou qui s’y est passé; et les récentes révélations continuent de prouver que les faits concernant la gestion de notre pays, sont infiniment graves. Mais nous ne découvrons pas le Gabon, son régime, sa prédation économique et sa faillite démocratique ; nous le vivons. Quand nous voyons Ali Bongo et ses acolytes faire semblant d'aller symboliquement partager les souffrances des populations en leur offrant ici et là de belles petites promesses démagogiques, nous savons que la majorité des gabonais, même ceux qui sourient à belles dents devant les tartuffes, ne sont plus dupes. Tellement de mensonges et humiliations, ça laisse des traces.

La culture politique de beaucoup de gabonais, et nous comptons un bon nombre de nos lecteurs dans ce nombre, s’est améliorée avec l’expérience du vécu. En effet après notre expérience collective et douloureuse des nombreux combattants confortables et de dénonciateurs de façade sinon conviviaux, a fait que l’idéalisme des gabonais qui fut peut être naïf par le passé, devienne plus analytique et permette de regarder les évènements avec froideur et lucidité et mieux résister à ceux qui restent les forcenés du tocsin, tant ils pensent encore faire taire les gens par la peur et l’épouvante. Il est de plus en plus perceptible que les gabonais aient moins peur de se prendre en main qu’avant ; et un peuple qui n’a plus peur est un peuple en mesure de se libérer. Quand on voit et entend des gens comme Séraphin Moundounga (photo ci-dessous)
s'échauffer, en réponse aux scandales dont sont coupables les Bongo, pour condamner ce qu’il appelle : «l’acharnement de marginaux gabonais, agissant de concert avec la presse internationale, contre la famille Bongo», on est partagé entre le rire et la compassion pour ce compatriote d’une autre époque. Avec des gens comme Moundounga, on a la nette impression qu'à chaque fois que la famille Bongo est épinglée, ils ont ordre de rentrer en excès d'indignation, ce qui les rend non seulement ridicules, mais aussi inaudibles car ils débitent véritablement des conneries en essayant d’accuser ceux qui épinglent les Bongo, d’être a la solde soit des anglo-saxons, soit de l’opposition gabonaise, ou les deux à la fois. Vous vous imaginez Wikileaks ou El Pais le plus grand quotidien espagnol, à la solde de l’opposition gabonaise ? Mais c’est fou les conneries que débitent les émergents.

Avec l’année qui s’achève et la nouvelle année qui arrive, nous voulons humblement souhaiter que nos lecteurs continuent l’exercice de la pensée critique, dans un pays et une société où le pouvoir et l’autorité sont des joujoux entre les mains d’irresponsables, de psychopathes et de prédateurs. L’opposition à la dictature va et doit continuer. Mais n’oublions pas non plus, qu’il y aura toujours des opportunistes qui rejoindront le pouvoir et le gouvernement, mais il nous faut garder le cap sur l’objectif à atteindre. Nous verrons des universitaires, ou supposés tels, plus nombreux encore, obligés de louvoyer, participant à des commissions d’un jour à l’honneur du prince, contraints à prendre des positions et à adopter des positions sans lendemains qu’ils savent fantaisistes, juste parce qu’il faut s’assurer de caresser le roi Bongo dans le sens du poil, s’ils veulent manger. Face à tous ces impondérables, point de découragement et gardons résolument le cap. Bonne année à tous.

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