LES COURRIERS DE FLAVIEN REBELA ROGOMBE ET JEAN EYEGHE-NDONG



Heureusement qu'il y ait encore des compatriotes qui refusent de jouer le jeu, et de rester les bras croisés et accepter qu'Ali Bongo et ses acolytes organisent le Gabon de manière á encore plus leur garantir la main mise sur nos ressources par le biais d'institutions factices, de lois trompe l'œil et d'élections truquées comme d’habitude. Ainsi, les parlementaires Flavien Rebela Rogombe et Jean Eyeghe-Ndong, au nom du peuple gabonais qui rêve et espère depuis trop longtemps de voir l’établissement d’un régime démocratique capable de faciliter l’avènement d’une société moderne et prospère, ont fait ce pourquoi ils sont "élus": c'est-à-dire tirer la sonnette d'alarme quand l'intérêt de la population se trouve compromis par les agissements d'un pouvoir qui montre clairement qu'Ali Bongo et ses acolytes se livrent á un verrouillage á quadruple tour du pays. Verrouillage qui annulerait tout espoir de voir des élections crédibles, honnêtes et démocratiques se tenir dans le pays, pour remplacer son régime incompétent, malhonnête et impopulaire.

1. La question de la légitimité
Nous ne reviendrons pas sur le contenu des courriers des deux parlementaires, car ces lettres ont été largement diffusées sur la toile. Mais nous en ferons l'interprétation. Les deux parlementaires reviennent sur la question fondamentale de la légitimité du pouvoir au Gabon. Il est absolument fondamental d'établir cette légitimité, chose qui n'est pas le cas avec le pouvoir en place aujourd'hui. Hors cette légitimité ne pourra jamais découler de l'équipe en place aujourd'hui. Les esprits qui se permettent encore une quelconque indépendance de pensée au Gabon, dans un sens comme de l'autre, reconnaitront que l’une des premières mesures qui devrait être adoptée pour le rétablissement de la légitimité politique au Gabon, est le départ de l’actuel appareil d'organisation électoral; et ce dans sa totalité et son remplacement par un nouveau conseil formé de membres crédibles, honnêtes, indépendants et compétents. Dans le cas contraire, c'est-à-dire que tant que l'équipe á valider les élections pour les Bongo est toujours en place, il faut être prêts á dire non á toute futur élection, quitte á laisser le PDG participer seul á ses parodies électorales, car de toutes façons, même si elles sont pluralistes en surface, le pouvoir mettra en application toutes ses manœuvres anti-démocratiques et antipatriotiques, pour conserver le pouvoir. Nous avons la certitude de nos affirmations car les Bongo n’ont jamais montré même un minimum d’égard pour les grands principes démocratiques et ont été tout le long de l'histoire politique du Gabon, les artisans d'élections frauduleuses. Nous savons déjà, que si rien n’est fait pour les en empêcher, ils procéderont comme á l’accoutumée.

2. Les dangers de la coupe sur mesure d'un pays
Les institutions d'un pays ne peuvent être taillées sur mesure pour un individu ou sa famille. Il s'en suit toujours à terme, le chaos. Mais quand "élu triomphalement" président de la République par sa belle mère Mborantsuo, l'un des premiers reflexes d'Ali Bongo est de faire adopter une constitution taillée à sa mesure, qui ferait de son régime une instance encore plus présidentielle qu'elle ne l'est aujourd'hui, on discerne clairement que la volonté d'Ali Bongo soit de décider de tout, tout seul; lui et ses conseillers expatriés. Et, malgré la reconnaissance officielle du multipartisme, c’est en réalité le système du parti unique qui prévaut. Le parti des Bongo, le PDG, règne sans partage sur tout ce qui bouge au Gabon. Il fait des alliances avec d'autres partis pour juste donner l'image d'un pluralisme qui n'existe que de nom. Ali Bongo espère que grâce à cette mascarade judiciaire, il aura gagné des années de tranquillité. Cependant, des élections démocratiques sont essentielles pour l’avènement d’un gouvernement légitime. Nul n’ignore que les Bongo et leurs acolytes sont en train de fouler aux pieds les principes démocratiques et de bonne gouvernance qui devraient permettre aux Gabon de sortir des ornières de la misère et du sous-développement.

Flavien Rebela Rogombe et Jean Eyeghe-Ndong savent une chose, c'est-à-dire le danger de l'adoption de la constitution que souhaitent faire promulguer Ali Bongo et sa belle mère. Ils savent que ces errements judiciaires, rédigés à la hâte, et imposés aux gabonais, instaurent une monarchie déguisée. La constitution sur mesure accorde au Prince-Président des pouvoirs quasi-dictatoriaux pour une durée indéterminée. Nos deux parlementaires savent aussi qu'au Gabon des Bongo, tout est fait pour empêcher les députés élus de nuire à l'autorité du président, qui sera invariablement un Bongo. Avec ces constitutions sur mesure, nous allons de la république à l'empire; et c'est de ce danger que veulent nous prévenir, par leurs courriers, nos deux parlementaires. Mais qui les écoutera?

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