Friday, December 31, 2010

L’AN 1 DE CE BLOG S’ACHÈVE, TANDIS QUE L’AN 43 DU RÈGNE DES BONGO DU GABON COMMENCE. JUSQU'A QUAND ?




Le 5 Février 2010, nous avions publié notre premier billet sous le titre « Pourquoi ce blog ? ». Dans ce billet, nous vous expliquions pourquoi nous estimions que ce blog devait être tenu. Aujourd’hui, à la veille de la nouvelle année, un petit bilant s’impose et des vœux de courage et persévérance vont à nos lecteurs. Même ceux qui nous menacent, car nous les savons aussi enchainés à leurs maitres qui leur font croire que le Gabon n’existerait pas sans les Bongo.

Le premier paragraphe de notre premier billet expliquait notre démarche d’écrire ce blog, de la manière suivante :

« Parce que notre cerveau nous sert à deux choses: réfléchir mais aussi agir. Réfléchissons beaucoup certes, mais agissons surtout. Chacun à sa manière selon ses goûts et autres préférences. Les peuples libres partout dans le monde l’ont compris depuis longtemps. C’est pour çà qu’en règle générale, ils triomphent.”

Nous croyons plus que jamais en cette mission et vous êtes très reconnaissants de votre fréquentation assidue qui nous réconforte dans cette tâche. A ce jour, ce site a reçu un total de 1489337 visites, et nous le devons à vous lecteurs qui pensez que ce que nous faisons apporte un plus au débat. De plus en plus, au fur et à mesure que la situation du Gabon s’internationalise, nous recevons des courriers de lecteurs d’autre pays africains et européens. Le dossier des biens mal acquis, le documentaire « Françafrique », le prix de Gregory Ngbwa-Mintsa et les révélations des câbles de Wikileaks, ont suscité de nombreux courriers venant de non gabonais qui commencent seulement à vraiment comprendre le type de régime sous lequel les gabonais ont été soumis pendant 42 ans et continuent de l’être. Les gabonais doivent désormais savoir qu’hors du Gabon, ils sont de plus en plus nombreux à constater, même si sur place au Gabon, on fait comme si en excluant certains sujets des dithyrambes de la RTG1, les gabonais ne trouveraient pas la bonne information ailleurs. Mais il est désormais futile de penser qu’on puisse encore vouloir empêcher qui que ce soit de savoir ce qui se passe au Gabon, ou qui s’y est passé; et les récentes révélations continuent de prouver que les faits concernant la gestion de notre pays, sont infiniment graves. Mais nous ne découvrons pas le Gabon, son régime, sa prédation économique et sa faillite démocratique ; nous le vivons. Quand nous voyons Ali Bongo et ses acolytes faire semblant d'aller symboliquement partager les souffrances des populations en leur offrant ici et là de belles petites promesses démagogiques, nous savons que la majorité des gabonais, même ceux qui sourient à belles dents devant les tartuffes, ne sont plus dupes. Tellement de mensonges et humiliations, ça laisse des traces.

La culture politique de beaucoup de gabonais, et nous comptons un bon nombre de nos lecteurs dans ce nombre, s’est améliorée avec l’expérience du vécu. En effet après notre expérience collective et douloureuse des nombreux combattants confortables et de dénonciateurs de façade sinon conviviaux, a fait que l’idéalisme des gabonais qui fut peut être naïf par le passé, devienne plus analytique et permette de regarder les évènements avec froideur et lucidité et mieux résister à ceux qui restent les forcenés du tocsin, tant ils pensent encore faire taire les gens par la peur et l’épouvante. Il est de plus en plus perceptible que les gabonais aient moins peur de se prendre en main qu’avant ; et un peuple qui n’a plus peur est un peuple en mesure de se libérer. Quand on voit et entend des gens comme Séraphin Moundounga (photo ci-dessous)
s'échauffer, en réponse aux scandales dont sont coupables les Bongo, pour condamner ce qu’il appelle : «l’acharnement de marginaux gabonais, agissant de concert avec la presse internationale, contre la famille Bongo», on est partagé entre le rire et la compassion pour ce compatriote d’une autre époque. Avec des gens comme Moundounga, on a la nette impression qu'à chaque fois que la famille Bongo est épinglée, ils ont ordre de rentrer en excès d'indignation, ce qui les rend non seulement ridicules, mais aussi inaudibles car ils débitent véritablement des conneries en essayant d’accuser ceux qui épinglent les Bongo, d’être a la solde soit des anglo-saxons, soit de l’opposition gabonaise, ou les deux à la fois. Vous vous imaginez Wikileaks ou El Pais le plus grand quotidien espagnol, à la solde de l’opposition gabonaise ? Mais c’est fou les conneries que débitent les émergents.

Avec l’année qui s’achève et la nouvelle année qui arrive, nous voulons humblement souhaiter que nos lecteurs continuent l’exercice de la pensée critique, dans un pays et une société où le pouvoir et l’autorité sont des joujoux entre les mains d’irresponsables, de psychopathes et de prédateurs. L’opposition à la dictature va et doit continuer. Mais n’oublions pas non plus, qu’il y aura toujours des opportunistes qui rejoindront le pouvoir et le gouvernement, mais il nous faut garder le cap sur l’objectif à atteindre. Nous verrons des universitaires, ou supposés tels, plus nombreux encore, obligés de louvoyer, participant à des commissions d’un jour à l’honneur du prince, contraints à prendre des positions et à adopter des positions sans lendemains qu’ils savent fantaisistes, juste parce qu’il faut s’assurer de caresser le roi Bongo dans le sens du poil, s’ils veulent manger. Face à tous ces impondérables, point de découragement et gardons résolument le cap. Bonne année à tous.

LE CINÉMA DE LA DÉMISSION D’OYIBA




WikiLeaks : les partis français arrosés par Bongo
Uploaded by BFMTV. - Watch the latest news videos.



L’ancien directeur de cabinet d’Ali Bongo, Jean-Pierre Oyiba, suite à la publication par voie de presse, de chèques de la BEAC, émis à son bénéfice sans aucune raison apparente justificative, par un des comptables de cette institution, s’empressa de passer à la RTG1 pour faire une déclaration théâtrale. "J'ai décidé aujourd'hui de démissionner pour me consacrer entièrement à ma défense et coopérer avec le système judiciaire de mon pays, en lequel j'ai pleine confiance", avait-il déclaré sur le plateau de la RTG1. Mais grâce aux indiscrétions que nous révèlent les documents de Wikileaks, nous pouvons désormais penser qu’Oyiba savait bien que la justice gabonaise lui serait très favorable car les détournements de fonds dont il était le destinataire, étaient commandités et ordonnés par Bongo père et fils. Il n’avait donc rien à craindre. Quand il disait démissionner pour «raisons d’éthique et de préservation de la bonne gouvernance prônée par le président Ali Bongo Ondimba », nous sommes en pleine absurdité, car l’un des commanditaires des détournements de la BEAC est celui qui est supposé prôner la bonne gouvernance ».


1. Les actes sont plus éloquents que les vœux pieux
Si on part du principe que les détournements de la BEAC ont fait perdre au Gabon l’un des postes les plus convoites dans les institutions régionales, certainement le poste le plus prestigieux dans la CEMAC, on devrait s’attendre a ce que, si les autorités gabonaises sont sérieuses, toute la justice soit faite sur cette affaire, et les coupables punis de manière aussi draconienne que le prévoit la loi. Mais au Gabon des Bongo, Armand Nzamba qui est le présumé métronome de l’exécution des détournements se promène en toute liberté au Gabon, sans inquiétude aucune ; Jean-Pierre Oyiba qui reçu les chèques détournés a même été nommé en conseil des ministres, par Ali Bongo, au poste d’administrateur général du compte de refinancement de l’habitat (CRH). Une affaire de sous. On nomme quelqu’un qui a été pris la main dans le sac, à un autre poste de gestion des fonds publics. Pour ne pas être en reste, Philibert Andzembe, celui qui est responsable de l’évanouissement dans les comptes de la Société Générale, et de manière non autorisée par les états membres, de plus de 300 milliards de francs CFA appartenant à la BEAC, a été rappelé au Gabon par Ali Bongo, non pas pour une mise en examen, mais pour un autre poste de responsabilité (et certainement juteux). Alors, de qui se moque t-on ? Faut-il encore rappeler qu’Oyiba et Andzembe ont été tour à tour DG de l’OPRAG, société dont le PCA était… Ali Bongo. Le manque de représailles des autorités gabonaises envers les présumés coupables des détournements de la BEAC s’explique clairement, vu que les détourneurs agissaient sur les ordres venus du palais de la rénovation.


2. Des voyous nous promettent l’émergence. C’est à en mourir de rire !
Comment peut-on envisager, avec sérieux et sans pouffer de rire, dans un pays qui a connu une gouvernance aussi désastreuse que celle des Bongo, que c’est encore grâce à eux, que nous deviendrons Hong-Kong? Heureusement, la liberté de penser des gabonais est de plus en plus aidée par les moyens de communication démocratiques qui les libèrent de la censure et leur permettent de prendre connaissances des « affaires » de la gestion du Gabon, sans entraves. Les gabonais n’ont désormais aucune difficulté pour mettre à mal les élucubrations et incohérences du régime Bongo. Le passé et présent kleptocrate de cette bande est bien trop évident pour que des gens normaux se laissent séduire par leur petit cinéma. On peut se plaindre de la passivité de nos compatriotes, mais personne ne douterait qu’il y ait à la base, et de manière fort perceptible, une vive envie de changement. En effet, les choses sont tellement pathétiques pour Ali Bongo, qu’il se satirise à tout bout de champ. Hier c’était les ONG qui en avaient après sa famille, au compte des anglo-saxons ; ensuite c’est Patrick Benquet qui a été commandité par les « aigris et jaloux » pour réaliser un documentaire ; aujourd’hui c’est Wikileaks que Laure Gondjout accuse de nous ne savons quoi ; et demain à qui le tour ? Les gabonais comprennent bien que la féodalité prolongée que veulent nous imposer les Bongo, est un système anachronique inacceptable des gens normalement constitués. Face à cette certitude, les gesticulations d’Ali Bongo ne resteront que des singeries.

Bien que l’action soit encore hésitante, il est évident que les gabonais ne veuillent plus être dominés et gouvernés par des voyous. Face au théâtre des émergents qui veulent se donner un aspect propre en apparence, de plus en plus de gabonais savent lire entre les lignes, et répertorier les non-dits et les sous-entendus, qui sont toujours là et dont les conséquences sont visibles et perceptibles à tous. De plus en plus, le langage de la communication se fait arme et les gabonais ne mâchent plus leurs mots et n'hésitent plus à dénoncer, c’est déjà ça d’accompli. Les choses sont à présent dites avec effervescence et de manière explicite. Les gens sont de plus en plus révoltés. Les gens savent ce que les Bongo ont fait du Gabon, et ils savent que le futur sera une autre forme de dictature si rien n’est fait.

Thursday, December 30, 2010

LE TITANIC CONTINUE DE SOMBRER : LA BEAC ÉTAIT LA TIRELIRE DES BONGO QUI S’EN SERVAIENT POUR FINANCER LES PARTIS POLITIQUES FRANÇAIS

Document original publié ce jour sur le site web du très sérieux quotidien espagnol « El Pais ».


C’est au tour des documents secrets publiés par Wikileaks de l’intrépide Julian Assange, de nous révéler l’ampleur de la corruption des Bongo et de leurs souteneurs français. Oh la la, la liste des gens que Ngoyo-Moussavou doit insulter s’allonge tous les jours. On verra bien de quoi Ngoyo-Moussavou ou l’émission Pluriel vont bien pouvoir accuser Julian Assange. Les documents que Wikileaks publie proviennent des câbles que l’ambassade des USA à Yaoundé envoya au département d’état américain (l’équivalent de ministère des affaires étrangères). Ces documents datent de Juillet 2009 et traitent des détournements de fonds à la BEAC qui jusque la était dirigée par des gabonais qui y occupaient le poste de gouverneur. Ces documents sont explosifs car ils font mentir ceux qui nous ont présenté un certain Armand Nzamba, comptable dans l’institution, comme le principal coupable de ces détournements. Les documents nous permettent de réaliser que notre compatriote Armand Nzamba n’était autre qu’un ami personnel d’Ali Bongo. C’est lui qu’on livrait à la justice comme l’agneau sacrificiel, pour mieux cacher les vrai commanditaires qui étaient les Bongo. A la lecture de ces documents, on comprend mieux pourquoi les chèques de M. Nzamba étaient souvent libellés au profit de certains proches des Bongo. Pour pas que Ngoyo-Moussavou ou les canins de l’émission Pluriel viennent dire que nous avons travesti les faits, nous vous livrons ci-dessous le document original tel que publié par Wikileaks. Ce document est évidement en Anglais. Nous vous traduisons les faits saillants de ce document plus bas.

D: 215456
Date: 2009-07-07 12:58:00
Origin: 09YAOUNDE608
Source: Embassy Yaounde
Classification: CONFIDENTIAL
Dunno: 09YAOUNDE147
Destination: VZCZCXRO5655
RR RUEHBZ RUEHDU RUEHMR RUEHPA RUEHRN RUEHTRO
DE RUEHYD #0608/01 1881258
ZNY CCCCC ZZH
R 071258Z JUL 09
FM AMEMBASSY YAOUNDE
TO RUEHC/SECSTATE WASHDC 0076
INFO RUEHZO/AFRICAN UNION COLLECTIVE
RHMFISS/HQ USAFRICOM STUTTGART GE
RUEATRS/DEPT OF TREASURY WASHDC
C O N F I D E N T I A L SECTION 01 OF 02 YAOUNDE 000608
SIPDIS
E.O. 12958: DECL: 06/29/2019
TAGS: KCOR, EFIN, PREL, PGOV, ECON, CM
SUBJECT: (C) CENTRAL BANK SOURCE: « GABONESE STOLE $40
« MILLION, FUNNELED SOME TO FRENCH POLITICS »
REF: YAOUNDE 147
Classified By: Political Officer Tad Brown for Reasons 1.4 b and d.
1. (C) Summary. Senior Gabonese officials in the Bank of Central African States (BEAC) colluded to embezzle more than 18.3 billion CFA (about $36 million) from the pooled reserves of the six states of the Central African Economic and Monetary Community (CEMAC) over the past five years, according to a senior Embassy contact at the bank. In a June 12 meeting with Poloff, the source, a senior third-country national, said BEAC discovered the crime during internal audits conducted in the wake of revelations that Gabonese national and BEAC Governor Philip Andzembe had covertly placed 500 million Euros in high-risk
investment with French bank Societe Generale (reftel).
According to the Embassy source, senior Gabonese political leadership, including the late President Omar Bongo and his son, Defense Minister and presidential hopeful, Ali Bongo benefitted from the embezzlement. The source said Gabonese officials used the proceeds for their own enrichment and, at Bongo’s direction, funneled funds to French political parties, including in support of French President Nicholas Sarkozy.
End summary.
Audit Reveals Deeper Issues
—————————
2. (C) The BEAC official asked Poloff to meet on June 12 to discuss « a sensitive issue that I want the U.S. to hear about from me, before it appears in the media. » Recalling the political tensions created by the revelation that BEAC Governor and Gabonese national Philip Andzembe had, in violation of BEAC regulations and unbeknownst to the BEAC board, placed 500 million euro of BEAC deposits in a high-risk investment with French bank Societe Generale (Reftel), the BEAC official said the consequent review of BEAC’s accounts had revealed even broader and more brazen malfeasance linked to a hierarchy of Gabonese officials throughout BEAC. (Note: Under the agreement that created BEAC in 1972 it was decided that, in light of their relative economic predominance in the region, Cameroon would host BEAC’s headquarters while Gabon would maintain exclusive power to appoint the BEAC Governor. For more information on how the politics of oil of affected the region and BEAC see reftel. End note.)
The Easy Way to Rob a Bank
————————–
3. (C) The BEAC official explained that Gabonese President Bongo’s control of BEAC was more extensive than the Governor’s office; the Director of Accounting, the Deputy Director of Accounting, the officials overseeing international wire transfers, and the accountant in BEAC’s Paris branch have all been Gabonese nationals appointed by Bongo. Working in concert, these officials were able to subvert BEAC’s safeguards. The Paris accountant was, until recently, Gabonese national Armand Brice Nzamba, who is a close personal friend of Ali Bongo, according to Post’s contact at BEAC. The BEAC official said BEAC had contacted the Paris « financial police » who were investigating Nzamba until he fled France earlier this year. Gabonese national Maurice Moutsinga served as the Director of Accounting in BEAC Headquarters for 20 years until his retirement in 2007.
4. (C) The embezzlement moved through three main
Channels, according to the official:
–in checks made out in the names of the BEAC officials themselves; BEAC’s investigations have already tracked 18.3 billion CFA ($36.6 million) that were embezzled in checks made out in the name of Gabonese officials. As a result, Nzamba accumulated personal wealth of more than of more 1 billion CFA ($2 million) on an annual salary of about $36,000;
–in checks made payable to shell companies; the main recipients were Papieterie Classique and Tour 55 in France and Chaiab in Morocco, and;
–in checks made out to Gabonese politicians, including the wife of Leon Mebiane, who was Gabon’s Prime Minister from 1975-1990.
Did French Politicians Benefit?
——————————-
YAOUNDE 00000608 002 OF 002
5. (C) Asked what the officials did with the stolen funds, the BEAC official responded, « sometimes they kept it for themselves, sometimes they funneled it to French political parties. » Asked who received the funds, the official responded, « both sides, but mostly the right; especially Chirac and including Sarkozy. » The BEAC official said « Bongo was France’s favorite President in Africa, » and « this is classic France Afrique. » He said technocrats from the French Treasury were relatively progressive in encouraging the francophone governments to be more autonomous, but that the Banque de France continued to exert an outsized influence.
CEMAC Presidency’s React
————————
6. (C) The BEAC official said the CEMAC Heads of State were understandably upset to learn about the deeper governance problems at BEAC. In a January 2009 meeting to discuss Anzembe’s deal with Societe Generale, Biya had called for Andzembe’s immediate dismissal. According to the official, Biya pounded the table during a recent meeting with his CEMAC counterparts and asked, in reference to his own anti-corruption campaign, « Don’t you read the press? We throw people like this in jail in my country! »
Equato-Guinean President Obiang, long-frustrated that his deposits at BEAC exceeded his influence in the institution, was more « patient, » calling for audits because, according to the BEAC official, « he knew what the audits would find [regarding Andzembe's malfeasance] and that the resulting pressure to institute a Presidency that rotates among the member states would be inevitable. »
Audit of SG Placement Continues
——————————-
7. (C) The Audit Committee includes representatives from the six CEMAC economies plus a representative from the French Treasury. The Heads of States agreed to conduct two audits, a general review of internal accounts and a specific investigation into Andzembe’s unauthorized placement of funds at Societe Generale. According to the BEAC official, the investigators have yet to understand fully the details of the SG account. « Even SG tells us that they are unable to determine the structure of the investment that Anzembe made! » he marveled. The official theorized that SG had used the BEAC funds to help « plug the hole » created by
the Kerviel rogue trader scandal, but that the financial crisis had overwhelmed SG and swallowed BEAC’s funds.
Jail for Some;
End of Gabon’s Monopoly
———————-
8. (C) The BEAC official said his own government and others would seek jail time for some of the officials, but that there would be pressure to deal delicately with the new Gabonese Government. Ali Bongo, he said, is close personal friends with BEAC Governor Anzembe. Institutionally, he predicted, these scandals will mean the end of Gabon’s monopoly on the Governorship, which will now rotate among the member states, and will lead to revisions to internal controls.
Comment: A Governance Lesson Learned
————————————
9. (C) This tale of grand-scale corruption is unfortunate, especially coming as it does during an economic crisis that has depleted the region’s resources, but the strong reaction from Biya and Obiang suggests
Gabon’s foul play might result in better management–more transparency and autonomy–of BEAC’s resources. Our hope is that CEMAC leaders internalize the lesson that secretive management of public resources is a recipe for waste and abuse and apply it to BEAC and their domestic institutions. Post is unable to assess the veracity of the allegation that French politicians benefitted from BEAC’s loss, but it is the type of claim–that France encourages and preys upon corrupt leaders in the region–that will gain currency in popular opinion if, as the BEAC official predicted, the story leaks to the press. End comment.

GARVEY



Nous vous traduisons les grands points :

1. Le titre du message de l’ambassade américaine: « Des millions siphonnés vers la politique française ».

2. Philibert Andzembe aurait secrètement placé 500 millions d’euros, soit plus de 300 milliards de francs CFA, appartenant à la BEAC dans des investissements à hauts risques à la Société Générale (banque française). D’après les sources de l’ambassade, le sommet du leadership du pouvoir au Gabon a bénéficié de ces détournements, les bénéficiaires inclus le défunt président Omar Bongo et son fils, le ministre de la défense et candidat à la présidence, Ali Bongo. Notre source dit que les officiels gabonais ont utilisé ces détournements pour leur enrichissement personnel ; et sous ordre de Bongo, pour faire parvenir des fonds aux partis politiques français, incluant un soutien financier au président français Nicolas Sarkozy.

3. La source, un officiel de la BEAC, a demandé urgemment à rencontrer en Juin, Poloff (diplomate américain), pour lui donner de vive voix l’information, avant qu’elle n’apparaisse dans les media. L’officiel expliqua que Bongo contrôlait de manière extensive toute la BEAC, au delà du bureau du gouverneur. Le directeur de la comptabilité, son directeur adjoint, la personne responsable des virements de fonds, et le comptable à la branche de Paris, étaient tous des gabonais nommés par Bongo. Travaillant de concert, ces gabonais pouvaient contourner les systèmes de contrôle de la BEAC. Armand Nzamba, qui était responsable de la comptabilité de la BEAC à Paris, est un ami personnel très proche d’Ali Bongo. Armand Nzamba a acquis une fortune de milliardaire, pourtant son salaire était de 1,5 millions de francs CFA.

4. Les officiels gabonais ont fait parvenir les fonds aux partis politiques français, surtout la droite. Plus spécialement Chirac et Sarkozy. L’officiel de la BEAC a dit que Bongo était le président favori des français en Afrique. C’est la classique françafrique. L’officiel a dit que les technocrates du trésor français était plus progressistes et voulaient que les gouvernements francophones s’autonomisent, mais que la banque de France voulait continuer à garder le contrôle des pays africains.

5. L’officiel de la BEAC a dit que les chefs d’état de la CEMAC étaient en colère quand ils ont découvert l’ampleur des détournements. Des Janvier 2009, Biya a demandé le limogeage d’Andzembe. D’après l’officiel, Biya a tapé sur la table lors du sommet de la CEMAC. Le président équato-guinéen Obiang-Nguema, très frustré par le fait que ses importantes réserves à la BEAC dépassaient son influence sur l’institution, a été plus patient. Il a exigé un audit, car, d’après l’officiel, il savait que l’audit confirmerait les malversations d’Andzembe, et lui permettraient d’instaurer un système de gouvernance rotatoire inévitable.

6. Le comité d’audit comprend des représentants des 6 pays de la CEMAC et du trésor français. Deux audits ont été effectués. Un audit général de la BEAC et un spécifique aux placements non autorisés d’Andzembe dans les comptes de la Société Générale. L’officiel nous dit que même la Société Générale est incapable de déterminer la structure des placements effectués par Andzembe. L’officiel pense que la Société Général s’est servie de l’argent de la BEAC, pour couvrir le trou laissé par le scandale Kerviel.

7. L’officiel a dit que son gouvernement et les autres exigeraient des peines de prison pour les coupables, mais que côté gabonais il y aura de la pression pour traiter l’affaire en délicatesse, car Andzembe est un ami personnel d’Ali Bongo qui sera le nouveau président.

8. Le diplomate américain conclu : « la leçon pour la CEMAC est que le management en secret dans l’opacité des ressources publiques est une recette pour désastre, abus et gaspillage. Ceci s’applique à la BEAC et aussi à leurs institutions domestiques ».


Chers lecteurs, c’est à vous couper le souffle. Quand sait que les Armand Nzamba son tranquille au Gabon en toute liberté, et qu’Andzembe a été nommé par Ali Bongo à un autre poste de gestionnaire, juteux, au Gabon, après avoir été balayé par Obiang et Biya, on comprend mieux pourquoi l’émergence d’Ali Bongo n’est qu’une grossière escroquerie. Remarquez aussi le fait scandaleux qui veuille que ce soit avec l’argent des africains, détourné à son profit par un laquais, Andzembe sur ordre des Bongo, que la Société Générale aurait couvert une partie de ses pertes. Ces africains sur lesquels la France crache tous les jours. Enfin, on va attendre la réaction de Ngoyo-Moussavou qui va venir nous dire que Wikileaks a été commandité par des gabonais « aigris » et « jaloux ».

Wednesday, December 29, 2010

LE GABON S'ÉLOIGNE DE LA RÉPUBLIQUE POUR SE RAPPROCHER DE L'EMPIRE FAMILIAL




Dans "Politique Africaine" No 115 d'Octobre 2009, il est rapporté à la page 40 qu'en 2008, suite á un malaise d'Omar Bongo, il s'en était fallu de peu pour qu'Ali Bongo prêta serment á la hâte, au chevet de son père pour se proclamer président. Pourtant, aucune disposition de la constitution gabonaise ne l'autorisait à entreprendre une telle démarche. Dans "Foccart parle", Tome II, á la page 123, publié en 1997, Jacques Foccart raconte á la première personne, comment "un beau jour de 86-87", Ali Bongo avait été envoyé par son père auprès de Jacques Chirac, alors premier ministre de Mitterrand sous la cohabitation, pour discuter de l'opportunité d'instaurer une monarchie héréditaire au Gabon (que Ngoyo-Moussavou vienne aussi insulter Foccart qui est mort depuis depuis!) Quand on voit ce qui se passe en ce moment avec la modification de la constitution, il est clair qu'Ali Bongo soit en train de mettre en place tous les préalables qui permettront l'effectivité de la monarchie des Bongo dans leur empire qu'est le Gabon.



Une constitution pour un pouvoir Bongo éternel

Dans le contexte de ce que révèle Jacques Foccart, il n'y a aucun doute dans les intentions de Bongo père et fils:

"Un beau jour de 1986 ou 1987, quand je suis au cabinet de Jacques Chirac lors de la première "cohabitation", Ali Bongo, fils du président, me téléphone. Il est à Paris, me dit-il, porteur d'un message de la plus haute importance de son père pour le chef du gouvernement. Il souhaite donner à sa démarche une certaine solennité et il me demande de lui envoyer des motards. J'informe le premier ministre. J'ajoute qu'à mon avis et suivant mes informations, il s'agirait d'instituer une monarchie héréditaire. Chirac éclate de rire. « Enfin nous verrons bien, fait-il. Envoyez-lui des motards ». Ali Bongo arrive à l'hôtel Matignon avec ses motards, accompagné de l'ambassadeur du Gabon. Les deux Gabonais et moi sommes introduits dans le bureau du premier ministre. Après deux ou trois minutes d'échange de civilités, Ali Bongo dit à Chirac qu'il est chargé par son père d'une communication hautement confidentielle qu'il ne peut faire que seul à seul. Chirac l'emmène alors dans un bureau voisin, me laissant avec l'ambassadeur qui, manifestement, ignore de quoi il s'agit. Après l'audience, le premier ministre, à nouveau hilare, me raconte : « Vous aviez raison, Omar Bongo veut bel et bien faire adopter une Constitution monarchique et faire d'Ali son héritier, du moins si j'en crois mon interlocuteur. J'ai eu du mal à garder mon sérieux. J'ai fait part de mes réserves à l'héritier présomptif. Je l'ai chargé de les transmettre à son père et de l'inviter de ma part à prendre le temps de la réflexion avant de confirmer sa décision, à méditer sur l'exemple de Bokassa . Il n'a pas caché qu'il était très déçu ». Déçu : le mot était faible. Mais l'affaire en est restée là. Le président de la République du Gabon est demeuré président ; il ne nous a jamais parlé de ce projet".

Lentement mais sûrement, pourtant, les Bongo sont en train de transformer le pays, notre pays, en leur empire. Les modifications de la constitution gabonaise vont dans ce sens. En premier, la constitution gabonaise dit désormais: "qu'aucune section du peuple, aucun groupe, aucun individu ne peut s’attribuer l’exercice de la souveraineté nationale, ni entraver le fonctionnement régulier des institutions de la République". Chers lecteurs, cette déclaration retire à tout le monde un droit de regard sur la gestion de l'état, sauf naturellement au "chef de l'état" qui sera Ali Bongo ou un des siens. Donc le peuple n'a plus le droit de manifester au cas où les institutions de l'état feraient des bêtises. Nous n'avons plus le droit de demander le départ d'une Mborantsuo ou que la CENAP soit plus représentative. Toutes ces prérogatives sont désormais du domaine du seul maitre du Gabon, c'est-à-dire Ali Bongo. Ali Bongo peut décider que Mborantsuo soit à la cour constitutionnelle jusqu'à sa mort, et nous n'avons absolument rien à redire. Dans un autre article aménagé pour Ali Bongo, seul le président déciderait si oui ou si non toutes les conditions soient réunies pour la tenue d'élections. En d'autres termes chers lecteurs, si Ali Bongo trouve que le climat électoral risquerait de ne pas lui être favorable, il peut en toute constitutionnalité proroger son mandat indéfiniment. Si vous appelez ça une démocratie, et pensez qu'Ali Bongo s'intéresse à une éventuelle alternance, c'est que vous avez grand besoin d'une transplantation cérébrale.


Avec les récents aménagements de la constitution, Ali Bongo est en train de créer un pays ou absolument tout est aux seuls ordres du pouvoir. Le Gabon va devenir l'empire des Bongo, s'il ne l’est pas déjà. A l’allure où vont les choses, ceux qui pensent qu'Ali Bongo est la pour vous construire plus d’université, plus d’hôpitaux, plus d’industries, plus de services publics, plus d’agriculture…., auront un réveil bien rude. On se demande bien quel gabonais, possedant encore un cerveau en état de marche, pourrait croire aux elans "democratiques" des Bongo.

Monday, December 27, 2010

QU'EST-CE QU'UN POUVOIR LÉGITIME?

Image "Anges Gardiens Gabon".



Dans notre monde, surtout en Afrique malheureusement, nous connaissons bien des pouvoirs non légitimes (et heureusement aussi des cas inverses); mais qu'est-ce qu'un pouvoir légitime ? D'après les savants et spécialistes politologues, on peut reconnaître le pouvoir légitime aux faits suivants:

• Le pouvoir est conféré par la population, le peuple, les gouvernés.
• Les décisions du pouvoir sont soumises à l'approbation du peuple par le truchement de ses élus, c'est-à-dire le parlement.
• Il propose aux populations des projets rationnels et raisonnables, dans la transparence.
• Mais surtout, il permet sa remise en cause, et laisse une place au débat et à la contestation.

Chers lecteurs, si nous mettons Ali Bongo et ses acolytes à l'examen des caractéristiques susmentionnées, ils échouent sur toute la ligne.

1. Il faut arrêter la comédie et jouer franc jeu avec les gens
Nulle part, il n’existe de peuple prédestiné à subir l’autoritarisme, la dictature, l’oppression et la tyrannie. Les africains en général et les gabonais en particulier, ne méritent pas, comme aiment bien le dire certains, les leaders que nous avons. Nous avons démontré à plusieurs occasions notre aspiration pour plus de liberté et de démocratie. Les gabonais ont depuis toujours, c'est-à-dire en remontant jusqu'en 1981, et même avant lors des grèves estudiantines de l'université gabonaise, demandés à être dirigés dans un modèle démocratique, c'est-à-dire par le principe de la limitation organisée du pouvoir par d’autres pouvoirs (judiciaire, législatif etc.) La démocratie et la liberté au sens noble, restent des aspirations humaines, des valeurs universelles, des normes sans frontières géographique. Elles ne sont pas valables seulement pour Chirac et son peuple, tandis que les africains sont jugés ne pas en être dignes car pas suffisamment "murs". Tout peuple désir la démocratie, même les Chinois qui s'enrichissent aujourd'hui sans elle, l'exigent. La preuve est le brouhaha autour du prix Nobel de la Paix cette année. Tous les peuples de la planète sont au même titre que les gabonais, susceptible de vivre dans un climat sociale et politique basé sur le refus de l’arbitraire.

2. Comment peut-on imposer l'arbitraire à un peuple et s'estimer légitime face á ce peuple?
Le régime Bongo est illégitime car il s'impose à la population gabonaise et érige l’arbitraire en méthode de gouvernance. L'arbitraire, c'est la loi de la jungle, la loi du plus fort, les inégalités ethniques, le favoritisme familiale, etc. Le pouvoir Bongo est illégitime car non voulu par le peuple, pourtant, il humilie, écrase, torture, et c’est ainsi! Le peuple ne peut rien, car c’est ainsi! Vu qu’il appartienne au plus puissant, c'est-à-dire aux Bongo, du droit de décision sur tout ce qui bouge au Gabon. Leur conception du pouvoir est celle des dictateurs, c'est-à-dire: "à qui détient le pouvoir, détient tous les droits". Les autres n'ayant droit qu'à la soumission, l'obéissance et la docilité. S'ils rouspètent, fini le boulot, les avantages et bonjour la galère. C'est ça le système Bongo. Ce système ne pourra jamais s'accommoder de démocratie, car la démocratie désarçonne leur raisonnement en ce qu'elle suppose qu'aucun pouvoir ne soit sacré; et que tout pouvoir soit une construction humaine, donc muable, et changeable et surtout, ayant une fin dans le temps. La démocratie refuse, s'oppose au pouvoir d’un seul homme/femme, ou d'une seule famille, sur le reste de la population. La démocratie proclame le pouvoir des citoyens sur eux-mêmes. Elle requiert les libertés politiques et civiles et affirme le respect de la pluralité. Elle exige la pratique du débat contradictoire et l’égalité de tous devant la loi. Comment les Bongo peuvent ils se prétendre légitimes quand leur pouvoir ne répond à aucun de ces critères.


La démocratie est un processus, certes parfois compliqué et litigieux, certes difficile, d’élaboration de règles qui font qu'un pays, qu'un peuple se prenne en main. Qu'un peuple décide de vivre dans l'égalité et la liberté. C'est-à-dire liberté de penser, liberté d’expression, liberté de parole, etc. La démocratie libère la raison critique ; elle libère la parole muette, la parole mutilée, la parole interdite, la parole étouffée, étranglée, écrasée. Parler, exprimer son opinion, ouvrir sa gueule, n’est ni un délit, ni un crime, tel que nous le constatons au Gabon des Bongo, ou on voit des journalistes intimidés, leur maisons visitées par des commandos qui détruisent leurs outils de travail, etc. Au contraire de la démocratie, comme tout régime illégitime, les Bongo nous proposent le déterminisme de naissance. C'est-à-dire que si vous êtes un Bongo, vous avez le pied à l'étriller avant tout autre gabonais, quelles que soient vos aptitudes. Les Bongo refusent la démocratie, car qui dit démocratie, dit liberté de choix, liberté de vote. Qui dit voter, dit élection. Et qui dit election, dit temps de débat, temps de compétition politique par la magie, la simple magie du bulletin de vote déposé dans l’urne. Mais pour les Bongo, la phobie de démocratie est telle qu'ils résument le vote en une série de manipulations des listes électorales, d'intimidations des électeurs, d'achats des voix, de bourrages d'urnes, de falsifications des procès verbaux, de détournements du suffrage universel. Le pouvoir Bongo reste et restera illégitime car il se refuse d'entrevoir l’imprévisible liberté des électeurs, et il leur refuse le changement et l’alternance dont tous les gabonais ont tant soif.

Sunday, December 26, 2010

LES COURRIERS DE FLAVIEN REBELA ROGOMBE ET JEAN EYEGHE-NDONG



Heureusement qu'il y ait encore des compatriotes qui refusent de jouer le jeu, et de rester les bras croisés et accepter qu'Ali Bongo et ses acolytes organisent le Gabon de manière á encore plus leur garantir la main mise sur nos ressources par le biais d'institutions factices, de lois trompe l'œil et d'élections truquées comme d’habitude. Ainsi, les parlementaires Flavien Rebela Rogombe et Jean Eyeghe-Ndong, au nom du peuple gabonais qui rêve et espère depuis trop longtemps de voir l’établissement d’un régime démocratique capable de faciliter l’avènement d’une société moderne et prospère, ont fait ce pourquoi ils sont "élus": c'est-à-dire tirer la sonnette d'alarme quand l'intérêt de la population se trouve compromis par les agissements d'un pouvoir qui montre clairement qu'Ali Bongo et ses acolytes se livrent á un verrouillage á quadruple tour du pays. Verrouillage qui annulerait tout espoir de voir des élections crédibles, honnêtes et démocratiques se tenir dans le pays, pour remplacer son régime incompétent, malhonnête et impopulaire.

1. La question de la légitimité
Nous ne reviendrons pas sur le contenu des courriers des deux parlementaires, car ces lettres ont été largement diffusées sur la toile. Mais nous en ferons l'interprétation. Les deux parlementaires reviennent sur la question fondamentale de la légitimité du pouvoir au Gabon. Il est absolument fondamental d'établir cette légitimité, chose qui n'est pas le cas avec le pouvoir en place aujourd'hui. Hors cette légitimité ne pourra jamais découler de l'équipe en place aujourd'hui. Les esprits qui se permettent encore une quelconque indépendance de pensée au Gabon, dans un sens comme de l'autre, reconnaitront que l’une des premières mesures qui devrait être adoptée pour le rétablissement de la légitimité politique au Gabon, est le départ de l’actuel appareil d'organisation électoral; et ce dans sa totalité et son remplacement par un nouveau conseil formé de membres crédibles, honnêtes, indépendants et compétents. Dans le cas contraire, c'est-à-dire que tant que l'équipe á valider les élections pour les Bongo est toujours en place, il faut être prêts á dire non á toute futur élection, quitte á laisser le PDG participer seul á ses parodies électorales, car de toutes façons, même si elles sont pluralistes en surface, le pouvoir mettra en application toutes ses manœuvres anti-démocratiques et antipatriotiques, pour conserver le pouvoir. Nous avons la certitude de nos affirmations car les Bongo n’ont jamais montré même un minimum d’égard pour les grands principes démocratiques et ont été tout le long de l'histoire politique du Gabon, les artisans d'élections frauduleuses. Nous savons déjà, que si rien n’est fait pour les en empêcher, ils procéderont comme á l’accoutumée.

2. Les dangers de la coupe sur mesure d'un pays
Les institutions d'un pays ne peuvent être taillées sur mesure pour un individu ou sa famille. Il s'en suit toujours à terme, le chaos. Mais quand "élu triomphalement" président de la République par sa belle mère Mborantsuo, l'un des premiers reflexes d'Ali Bongo est de faire adopter une constitution taillée à sa mesure, qui ferait de son régime une instance encore plus présidentielle qu'elle ne l'est aujourd'hui, on discerne clairement que la volonté d'Ali Bongo soit de décider de tout, tout seul; lui et ses conseillers expatriés. Et, malgré la reconnaissance officielle du multipartisme, c’est en réalité le système du parti unique qui prévaut. Le parti des Bongo, le PDG, règne sans partage sur tout ce qui bouge au Gabon. Il fait des alliances avec d'autres partis pour juste donner l'image d'un pluralisme qui n'existe que de nom. Ali Bongo espère que grâce à cette mascarade judiciaire, il aura gagné des années de tranquillité. Cependant, des élections démocratiques sont essentielles pour l’avènement d’un gouvernement légitime. Nul n’ignore que les Bongo et leurs acolytes sont en train de fouler aux pieds les principes démocratiques et de bonne gouvernance qui devraient permettre aux Gabon de sortir des ornières de la misère et du sous-développement.

Flavien Rebela Rogombe et Jean Eyeghe-Ndong savent une chose, c'est-à-dire le danger de l'adoption de la constitution que souhaitent faire promulguer Ali Bongo et sa belle mère. Ils savent que ces errements judiciaires, rédigés à la hâte, et imposés aux gabonais, instaurent une monarchie déguisée. La constitution sur mesure accorde au Prince-Président des pouvoirs quasi-dictatoriaux pour une durée indéterminée. Nos deux parlementaires savent aussi qu'au Gabon des Bongo, tout est fait pour empêcher les députés élus de nuire à l'autorité du président, qui sera invariablement un Bongo. Avec ces constitutions sur mesure, nous allons de la république à l'empire; et c'est de ce danger que veulent nous prévenir, par leurs courriers, nos deux parlementaires. Mais qui les écoutera?

Saturday, December 25, 2010

M. IDIATA, VOTRE PROPRE "PRESIDENT" ALI BONGO PARLE QUELLE LANGUE GABONAISE?




En cette période des fêtes, nous allons être très gentils envers le "savant-émergent" Frank Idiata qui se plaint que de moins en moins de jeunes gabonais parlent leur langue maternelle. Nous voulons seulement poser une petite question à Idiata qui est un apôtre d'Ali Bongo, cette question s'étale de la manière suivante:

Sachant qu'un chef d'état est un symbole important pour un pays, et sachant que nos langues, d'après vous, sont de moins en moins parlées par la jeunesse, dites nous donc quelle langue nationale du Gabon parle Ali Bongo?

Monsieur Idiata, nous ne vous apprenons rien en vous rappelant que les chinois parlent soit Mandarin soit Cantonais pour la plupart, les japonais parlent Japonais, les français parlent Français, les vietnamiens parlent leur langue, les coréens la leur, enfin bref. En Afrique, les Kenyans parlent Swahili, les nigérians parlent soit Yoruba, Igbo (Ali Bongo doit en savoir quelque chose, lui qui est né 3 fois á Brazzaville; enfin ce sera pour un autre débat), ou Haoussa pour la majorité, les sénégalais ont le wolof, les sud-africains ont le Zulu ou le xhosa pour ne citer que ces 2 là, les congolais ont le lingala… Au Gabon, de votre propre aveu, seuls les membres d'une communauté linguistique préservent leur langue, ce qui veut dire que le reste des langues nationales soient en voie de disparition. Monsieur Idiata, vous qui vantez tant la prochaine "émergence" du Gabon, quelle place faites vous á la promotion des langues nationale? Surtout que votre très émergent ministre de l'éducation nationale a déjà annoncé que le mandarin serait désormais enseigné dans les écoles gabonaises. Serait-il plus facile d'enseigner le "chinois" aux petits gabonais que de leur enseigner leur propre langue maternelle? Des études de savant, comme vous, ont démontré qu'en Afrique, les enfants ayant des compétences linguistiques dans les langues locales réussissent mieux á l'école "française" ou occidentale, car ils sont plus en phase du point de vue social avec leur milieu. La langue commune évite donc á ces enfants une coupure profonde avec leur famille, et avec les citoyens moins instruits en français; alors que les enfants qui ne sont que scolarisés en Français se retrouvent enfermés dans un savoir fonctionnel très sommaire et souvent en marge des cultures locales.
Même le français que vous parlez aujourd'hui, M. Idiata, était une langue marginale jusqu'au 16ème siècle, quand petit à petit, elle finit par s'imposer face au Latin qui était la langue de l'intelligentsia. Le swahili, reconnu par l'Union africaine comme langue intra-africaine de communication, n'est pas enseigné au Gabon, mais le Mandarin lui arrive á grand pas. C'est ça l'émergence? M. Idiata, si nous vous posons la question de savoir quelle langue gabonaise parle Ali Bongo, ce n'est pas pour rigoler mais pour vous mettre face à votre miroir. C'est-à-dire vous faire constater votre hypocrisie qui consiste à demander au gabonais d'en bas, des exigences que vous taisez aux gabonais d'en haut. Mais le modèle est connu et pas du tout surprenant dans la mesure où la parade consiste à laisser le pays dirigé par un destructeur avec l'assentiment de sa fameuse élite savante. Alors pourquoi s'étonner de cette faillite collective, linguistique ou économique? Pour venir verser des larmes de crocodile? Non merci!

Friday, December 24, 2010

POURQUOI L'OMNIPOTENCE DE MBORANTSUO?




Au Gabon, la cour constitutionnelle entérine et certifie les élections. Cette fonction clé de tout système démocratique nécessite non seulement la compétence, mais aussi et surtout: l'indépendance, la crédibilité et la neutralité de cette institution et aussi de celle de la Commission électorale. On ne peut pas parler au Gabon, d'une grande confiance du peuple envers ces institutions qui se perdent dans les méandres incestueuses de l'enchevêtrement entre la famille et l'état qui caractérise le Gabon des Bongo.

1. Le problème Mborantsuo
D'entrée, cette dame était la concubine à vie de Bongo père. Les jeunes "branchés" qui parlent slang vous diront qu'elle était le "booty call" de Bongo, sa "baby mama". Et comme elle avait fait quelques études en droit et que les Bongo se vantent d'être capables de faire d'un chien (chienne dans ce cas!) une personnalité et vice versa, eh bien la nana sera président de la cour constitutionnelle après la conférence nationale de 1990. Peut être que le père Bongo estimait que la nation entière devait partager un peu de son sens du romantisme, en nous imposant ses dulcinées. Dans ces conditions, chers compatriotes, comment espérer des scrutins transparents quand son amoureux était l'un des candidats? Nous ne mesurons pas le burlesque de cette situation, mais nous pouvons être certains que nos descendant regarderont tout ça avec incrédulité et se demanderont comment les générations précédentes avaient toléré cela! Comment laisser un tel dispositif être organisateur et censeur d'élections. Quand on sait que l’état de droit est une exigence constitutionnelle qui occupe une place de choix dans la constitution du pays, et que le corollaire de cette exigence soit la tenue d’élections libres et transparentes; qui peut s'attendre a ce que Mborantsuo remplisse cette mission? En effet Mborantsuo a pour mission entre autre de:

a. Veiller à la régularité et à la validité des élections.
b. Proclamer les résultats et statuer sur toute contestation, dans le respect des dispositions constitutionnelles.
c. S'assurer de la régularité des élections depuis les opérations préalables que sont: établissement de la liste électorale, présentation des candidatures, organisation de la campagne électorale, jusqu’aux conditions de déroulement du scrutin et des opérations postélectorales (procès-verbaux etc.)

Qui au Gabon pourrait prétendre a la bonne foi de Mborantsuo dans les domaines énumérés ci-dessus?





2. L'illégalité de Mborantsuo
Quand on sait que le rôle de la cour constitutionnelle est de réguler et contrôler la légalité dans le pays, il est plus qu'ironique de constater que cette cour a en son sein et á sa tête, quelqu'un de tout ce qu'il y a d'illégale. Et ce, au nez et à la barbe de toutes les institutions du pays. En effet, l'image ci-dessus présente un document tire de la constitution du Gabon qui nous dit clairement que les membres de la cour constitutionnelle sont désignés pour un mandat de 7 ans renouvelable une seule fois. Mborantsuo est en poste sans discontinuer depuis 1990-91, c'est dire depuis 20 ans. Son mandat final prit fin en 2004. Elle est toujours en poste. Alors chers lecteurs, comment peut on penser qu'une cour illégale devrait veiller sur la légalité au Gabon? C'est quand même une situation surréaliste, car au Gabon nous avons une cour constitutionnelle qui décide des questions de la conformité des lois et d'autres actes juridiques, et qui fournit l'interprétation de la constitution et des lois du Gabon, alors que son président est en situation d'illégalité par rapport aux textes de la constitution gabonaise.

Chers lecteurs, notre observation nous fait encore déplorer une autre exaction faite par les Bongo à notre pays; c'est-à-dire, le fait que le système juridique de notre pays ait été systématiquement abusé par le placement de gens aux hiérarchies supérieures dont les décisions n'exécutent pas la logique du droit, mais celle d'une famille. Nous avons en Mborantsuo, l'incarnation même et l'érosion personnifiée de l'établissement démocratique crucial qu'est une cour constitutionnelle. Sachant qu'un indépendant et impartial ordre judiciaire soit une condition préalable pour l'existence d'une société démocratique régie par la règle de la loi, quel futur pour notre pays peut on entrevoir avec des Mborantsuo aux commandes?

Thursday, December 23, 2010

ALI BONGO S'EMBROUILLE ET SE CONTREDIT




En dictateur véritable et héréditaire, faussement paternaliste, et changeant la constitution pour encore se donner plus de pleins pouvoirs et la possibilité d’être "réélu" éternellement sans limitation de durée ni de mandat, Ali Bongo s'est emmêlé les pinceaux en voulant répondre et donner son avis sur le documentaire "Françafrique" sa résultante qui est la comparaison avec la Côte d'Ivoire et les appels á sa démission sur la base du principe des vases communicants que nous évoquions dans un billet précédent.


1. D'après Ali Bongo, il est légitime car il participe aux réunions internationales.
Les dictatures, c’est connu, ne tolèrent ni la liberté de pensée, ni celle et d’expression. Et cette liberté, nous le savons tous, est essentielle à l’évolution et progrès des individus et partant des sociétés qu’ils composent. À partir de là, il est aisé de constater que sous la gouverne des dictatures, les individus, au lieu de progresser et s’épanouir dans une implication citoyenne valorisante, tournée vers l’avenir et ses perspectives, ils sombrent sous l’effet de la peur et de la menace dans une condition de dépendance vis-à-vis de leurs persécuteurs. Ce sentiment de peur est inoculé dans les esprits grâce à l’omniprésence des médias sous contrôle, qui véhiculent la voix de son maitre; et aussi la conviction, qu’ont les gens d’être constamment surveillés par d’invisibles mais insidieuses forces présentent dans tous les rouages de la société. À terme, cette pression dont use le pouvoir finit par user les velléités de résistance des populations au profit de la soumission à l’ordre établi. Alors s'installe dans cette population, un état d’esprit démissionnaire. Au Gabon, le pouvoir appelle ça: "la stabilité". Quand Ali Bongo affirme à Oyem qu'il est le chef de l'état "LEGITIME", parce qu'il va au sommet de l'ONU, á celui de l'Union Africaine etc., il oublie ou feint d'oublier que des dictateurs notoires comme son père, Mobutu, Idi Amin, Pik Botha, Nicolaï Ceausescu etc., ont tous participe a de nombreux sommets internationaux sans que cela changea le fait qu'ils étaient des tortionnaires et spoliateurs de leurs peuples et de leurs ressources. Alors que tout le monde sait que le Gabon est loin, mais vraiment bien loin d’être le modèle démocratique hypocritement prétendu par le pouvoir en place, parler de légitimité pour Ali Bongo relève de la rigolade. En effet, les libertés fondamentales sont toujours niées chez nous; les droits de l’homme souvent piétinés, la démocratie n’y est qu’un exercice purement formel; et la Justice quand elle existe, y est placée sous l’étroit contrôle du pouvoir en toute absence d’état de droit véritable. Quelle légitimité l'ONU ou l'UA peut donner à Ali Bongo, quand la population gabonaise sait qu'il n'est qu'usurpateur?

2. Après avoir pris a témoins les organismes internationaux comme l'ONU et l'UA pour sa "légitimité", Ali Bongo demande aux gabonais d'ignorer l'opinion des "ETRANGERS" qui questionnent sa légitimité électorale. Quelle hypocrisie!
Ceux qui disent "bête comme un gabonais" ont certainement rencontré des compatriotes qui semblables á Ali Bongo, tiennent des discours peu cohérents et pleins de contradictions. Le pire est qu'ils se contredisent parfois dans la même phrase. Oh lala! Quand á Oyem, un journaliste demanda á Ali Bongo de commenter le documentaire "Françafrique", ce dernier qui venait de vanter le fait que la "communauté internationale" le recevait dans des sommets de chefs d'état, et donc pour lui cette communauté internationale le "LEGITIMAIT", s'offusqua brusquement en disant que les gabonais ne devait pas prêter attention á des "ETRANGERS" qui donnent des avis sur une élection nationale. Donc chers lecteurs, si nous suivons Ali Bongo á la trace, quand les "Etrangers" le reçoivent, c'est bien et cela prouve aux gabonais qu'il est "LEGITIME", mais quand les "ETRANGERS" le rejettent, c'est mauvais et il ne faut pas que les gabonais y prêtent attention.


Une chose est certaine, la légitimité d'Ali Bongo doit être examinée sérieusement, avant toute autre échéance électorale au Gabon. Avant de s'engager dans un autre scrutin que d’aucuns annoncent déjà comme similaire aux précédents, c'est-à-dire entaché de fraude massive, car le dispositif électoral au Gabon reste en place; il faut sérieusement examiner la légitimité du pouvoir en place. Même si chaque jour voit le régime se lézarder, sa corruption éclater au grand jour et la population se rendre compte de la nature de ce régime mensonger, et oppresseur; il reste que ce régime garde une grande capacité de nuisance. S'attaquer á sa légitimité est une condition si ne qua non aux futures scrutins.

LES ÉMERGENTS VONT PIQUER UNE CRISE!








Tuesday, December 21, 2010

PRESSE ET ORGANISMES INTERNATIONAUX S'INTÉRESSENT Á LA RÉPRESSION CONTRE LES MILITANTS DE LA BONNE GOUVERNANCE AU GABON

Nous vous livrons ici un article de "Secours Catholique", et un communiqué de presse de l'organisation de protection des droits humains "FrontLine". Ces deux éléments traitent de la persécution de la part du pouvoir "de l'émergence", dont sont victimes Gregory Ngbwa-Mintsa et Marc Ona-Essangui, depuis que l'affaire des "Biens Mal Acquis" (BMA) a refait surface en France et dans le golfe de Guinée. Etant donné que les émergents aiment bien insulter ceux qui les prennent á parti, et bien voyons voir si les soldats de l'émission Pluriel vont insulter les membres du directoire de Frontline que sont:

1. Hanan Ashrawi: leader palestinien.
2. Robert Badinter: Sénateur Français
3. Le Dalai Lama
4. Wangari Maathai: Prix Nobel Kenyan.
5. Desmond Tutu: Prix Nobel Sud Africain.

Pour ne citer que ceux là. Voyons voir si les émergents viendront sur la RTG1 proclamer que ces gens soient á la solde des anglo-saxons qui veulent déstabiliser le Gabon. Ah le ridicule!











CÔTE D’IVOIRE ET GABON : POSSIBILITÉ DE VASES COMMUNICANTS




Le piège va-t-il se refermer sur les émergents ? Nous les avions pourtant averti sur le fait qu’il soit désormais illusoire pour un pouvoir, quel qu’il soit, de penser pouvoir enfermer sa population dans un cocon taliban où seule la réalité des mollahs du pouvoir serait permise, reconnue et autorisée ; et où la seule existence et vérité serait celle décrétée par le pouvoir à l’intérieur de ses propres frontières, qui du reste, sont perméables. Le pouvoir Ali Bongo apprend à ses dépends, que son espace de circulation, de navigation et de domination interne, n’est pas imperméables aux soubresauts externes et aux analogies que toute personne intelligente peut en tirer. En plus, avec les moyens de communication modernes, la tartuferie ne mène plus très loin car tout le monde se rend compte que l’empereur est tout nu.
Quand la RTG1 veut enfermer la population gabonaise dans une logique bongoïste, La télévision ivoirienne présente un raisonnement qui désarçonne les émergents, car comme le veut le principe physique des vases communicants, quand deux récipients communiquent entre eux, la surface de l’eau reste au même niveau dans les récipients, même si on penche l’un ou l’autre des récipients (voire l’image ci-dessus). Ce principe très simple de physique s’applique à la situation au Gabon et en Côte d’Ivoire. Ces deux pays sont les récipients, et ce qui les relie est la France qui a toujours aiguillé leur destinée. Ce que la télévision ivoirienne nous dit, est que si la France et la communauté internationale demande à Gbagbo de partir du pouvoir pour cause de « mal-élection », en raison du principe des vases communicant qui voudrait que les ivoiriens soient pris au même niveau que les gabonais, il va donc falloir demander à Ali Bongo et famille de plier bagage aussi. C’est pourtant très simple. Mais les émergents, même ceux qui comprennent, ne peuvent s’autoriser cette réflexion. Pour eux, laisser sédimenter dans leur esprit l’éventualité de la perte du pouvoir est simplement trop cauchemardesque et par conséquent non envisageable. Alors, ils en sont réduits à tout simplement passer leur temps à brasser des invectives, sans jamais offrir un soupçon de contradiction au raisonnement que les gabonais intelligents et que maintenant les ivoiriens, leur soumettent. La question est la suivante : « si Gbagbo doit partir, pourquoi Bongo doit rester ? »


Nous vous conseillons aussi de regarder la vidéo du dernier meeting lors duquel Myboto a demande la démission d’Ali Bongo. Il est dommage que nous ne puissions vous faire un lien direct avec la vidéo. Entrez l’url suivant dans votre moteur de recherche qui vous mènera directement à la vidéo : http://mikejocktane.info/video.php





Monday, December 20, 2010

COMMUNIQUE DE PRESSE

LES ÉMERGENTS DISJONCTENT; LA PROMOTION DU DÉMENTI DE MICHEL DE BONNECORSE ÉCHOUE ET ALI BONGO FANFARONNE Á OYEM




Les émergents qui ne vivent que de propagande sont en train d’apprendre à leurs dépends que les sages avaient bien raison quand ils disaient qu’il soit plus difficile de progresser de l'erreur vers la vérité, que de vérités en vérités, ou encore d'une vérité moindre à une vérité plus grande. Pour ne l’avoir pas compris, et à cause d’un déficit stratégique certain, les émergents se retrouvent dans une belle pagaille, car en allant recueillir les propos de Michel de Bonnecorse par le truchement de la propriété des Bongo qu’est 3A Télésud, les émergents se sont enfoncés un peu plus. En effet, alors que les émergents se sont empressés de déclarer dans leur presse que de Bonnecorse reniait ses propos sut 3A Télésud, la vidéo de l’entretient démontre qu’au contraire ce dernier ne fait tout au plus qu’éviter aux Bongo un embarras. Il dit « avoir été maladroit », il dit qu’il s’exprimait « off the record », c'est-à-dire en off. Mais à aucun moment, il n’affirme que ce qu’il a dit soit faux. De deux choses l’une, soit il dit vrai ou il dit faux. Pas les deux en même temps. L’ennui pour les émergents est que 2 autres acteurs de la françafrique disent la même chose : Maurice Delaunay, ancien ambassadeur de France au Gabon, et Jacques Sales. Les émergents se rendent donc à l’évidence que leur manœuvre de faire mentir Michel de Bonnecorse a échoué, car même dans leur camp, personne ne peut argumenter avec cohérence que ce qui est dit dans le documentaire ne se vérifie pas. Alors, la grenade dégoupillée ayant explosée entre les mains des émergents, ils perdent la boussole, et comme d’habitude quand ils sont à cours d’idées, envoient leurs tartarins vociférer au journal de 20 heures sur la RTG1.




1. En premier lieu, la RTG1 vilipende Zacharie Myboto : d’après la RTG1, il n’est qu’un aigris (quoi d’autre ?), un mauvais perdant etc… Edgar Nziembi Doukaga de la RTG1 est celui qui a pour mission de lessiver Myboto et son parti.




2. Madame Biviga Boussougou, le porte parole du PDG dit que le documentaire « Françafrique » n’est qu’un navet, et que les gens qui y témoignent de sont que des nostalgiques qui colportent des ragots de quartiers. Cette dame poussera le ridicule jusqu'à affirmer que ce sont les « mauvais perdants » de l’élection au Gabon en 2009 qui sont les commanditaires du documentaire. Elle menace de trainer Myboto et son parti devant les tribunaux pour atteinte à la sureté de l’état s’ils continuent d’exiger la démission d’Ali Bongo.




3. Jean Raoul Mbadinga attaque le documentaire et menace la France. Il prend à témoin la visite de Ban Ki-Moon au Gabon pour tenter de démontrer que face à la communauté internationale, Ali Bongo est bel et bien le président « élu » du Gabon.


Mais ces gesticulations sur la RTG1 des petits soldats de plomb de l’émergence, ne changent rien au fait que le citoyen lambda intelligent sache et retienne l’essentiel ; c'est-à-dire l’imposture irréfutable d’Ali Bongo. La vérité est là et nous ne faisons que la voir. En fait avec les derniers évènements, depuis les vidéos maçonniques jusqu’au documentaire, nous allons de vérités inconfortables envers les Bongo, en vérités inconfortables envers les Bongo. Vociferer à perdre haleine sur la RTG1 n’est que l’expression d’une faillite stratégique dont les émergents n’ont aucune solution ; alors, ils tâtonnent.


Ali Bongo à Oyem : une insignifiante mise en scène.

On a fait aligner les gens à l’aéroport. Quand on sait qu’Oyem c’est grosso modo 60000 âmes, on ne peut pas parler de foule à l’aéroport


On fait croire qu’il ya enthousiasme autour d’Ali Bongo au pied de l’avion, alors que c’est son propre entourage qui s’agite.


Sur la place de l’indépendance, la journaliste Amélie Mbougou prétendra avoir compté 10000 personnes. Combien en voyez-vous sur cette image grand angle, si vous soustrayez les militaires ? Propagande, propagande !

Sunday, December 19, 2010

LA TÉLÉVISION IVOIRIENNE DÉBAT SUR LA FRANÇAFRIQUE. AUX GABON, LA RTG1 NOUS PASSE EN BOUCLE UN CLIP DE PROPAGANDE




La télévision ivoirienne présente depuis 2 jours, le documentaire de Patrick Benquet, « Françafrique », augmenté d’une table ronde avec des invités qui discutent de son contenu et de la nébuleuse de la françafrique. Même s’il est facile de conclure que la télévision ivoirienne est pro Gbagbo, nous aurons l’honnêteté de reconnaitre que le débat sur la françafrique qui y est présenté est autrement plus élevé que les simples réflexions propagandistes que nous propose la RTG1.












Le débat sur la télévision ivoirienne a le mérite de varier ses sources d'informations. Il y a le contenu du documentaire qui est débattu point par point par des universitaires. Ils disent ce qu’ils approuvent du documentaire et ce qu’ils trouvent équivoque. En regardant et écoutant ce débat, on apprend beaucoup de choses car les interlocuteurs sont tous de niveau largement au dessus de Moukouama de la RTG1. Même s’il serait exagéré de parler de parfaite objectivité, car il n’est jamais facile d'être parfaitement objectif, force est de reconnaitre que la chaine ivoirienne cherche à présenter ses arguments de manière beaucoup plus scientifique que ne le ferait la bande à David Ella-Mintsa. Mais le public intelligent sait faire la différence entre la propagande pure et dure, et le débat qui cherche un fond, une résolution, un éclairage. Sur ce point, le débat de la télévision ivoirienne respecte bien plus les aptitudes de ses téléspectateurs au raisonnement. A aucun moment on n’entend le genre de diatribes dont nous habituent les partisans de l’émergence qui passent avec régularité sur les plateaux de David Ella-Mintsa. Lors du débat sur la television ivoirienne, le professeur Dedy Sery décrivait la françafrique comme une entente « sorcelique » entre les pouvoir français (gauche et droite) et les dictatures africaines. Il a cité l’écrivain français Paul Leroy Beaulieu, qui le premier, au 19ième siècle, avait posé les bases intellectuelles d’un concept comme celui de la « françafrique », dont le principe serait que l’ordre colonial s’auto reproduise, même après la coloniale. C’est le genre de débat auquel ne risquent pas de vous soumettre David Ella-Mintsa et sa bande.


Alors qu'au Gabon...

Pendant qu’on parle de choses sérieuses en Côte d’Ivoire, au Gabon, David Ella-Mintsa nous passe en boucle un clip de propagande d’artistes chantant, en Fang, les louanges d’Ali Bongo. Fait inédit, ce clip est SOUS-TITRÉ, pour faire comprendre à tous que les Fang invitent désormais Ali Bongo chez eux et le remercient de leur apporter le bonheur, la richesse, la sante, les écoles, les industries, la science, la sagesse, la connaissance, et surtout, surtout (roulement de tambour)…LA PAIX ! Ainsi va le Gabon. Il est évident et inutile de rappeler que la RTG1 est, et demeure exclusivement, un outil de communication presque systématiquement utilisé à des fins de propagande. Cette chaine est en fait une espèce de brochure publicitaire audio-visuelle, pour les Bongo. Avec, à la clé, un concentré de bongoïstes qui, chaque jour, viennent y déverser un peu plus d’idioties. La chaîne publique gabonaise n'est que le relais de la propagande d’état, contre tous principes déontologiques de base. Les émergents savent très bien l'impact des propos et des images qu’ils diffusent, c'est leur fond de leur commerce. Tous les jours, d’heures en heures, dans la même forme, une information bucolique et unilatérale est présentée aux gabonais. Heureusement qu’il y a internet et quelques media et journaux privés pour rétablir un certain équilibre.