IN BITAM, MEMBERS OF THE PDG MAKE THEIR PARTY BITES THE DUST! À BITAM, DES MEMBRES PDG FONT MORDRE LA POUSSIÈRE AU… PDG!

Memine me Zue (photo: UN)


English version


In the department of Ntem (Bitam), coming out of the recent local elections, the PDG was awarded 17 councilors out of a total of 31, or over 50% of the number of councilors. This was foreshadowing the prediction that the Presidency of the Departmental Board of the Ntem could not escape the PDG, because this designation depended on the voting by Councilors, whom the PDG had the greatest number.


But against all odds and beating the prognosticators, the candidate nominated by the list "Ntem For All" Memine me Zue, of the Union Nationale Party still under dissolution, won the vote of Councilors, by 20 votes against 11, clearly indicating that PDG Councilors, at least six of them, would have voted for me Memine Zue and thus against their party, as the Memine me Zue list only had 14 Councilors.


This outcome in Ntem is perhaps the hidden expression of a huge iceberg of discomfort in the PDG in Woleu-Ntem as well as elsewhere in the country. We have recently seen the PDG bite the dust dramatically in Oyem and Minvoul in Woleu-Ntem, in Mouila in Ngounié, in significant districts of Libreville, but we mostly saw members of the CEO denounce the decisions taken by their superiors to present and support light weight candidates without a track record. Such is the case of the veiled protest by Alexandre Barro Chambrier in response to the appointment of Rose Ossoucah Raponda as candidate for Mayor of Libreville; protest that would have pushed Alexandre Barro Chambrier to ask "his" Councillors to vote their "conscience"; a posture deemed a banana peel slipped to the nominee Rose Ossoucah Raponda and perhaps explains why the Lettre du Continent recently wrote that the Gabonese Presidential Palace considers Alexandre Barro Chambrier unreliable.


This vote will surely give cold sweats to the regime, because being that it was held by secret ballot and in democratic manner, the ruling party got away with its tail between its legs, which is a very bad omen for the designation of Mayor of Libreville which may not occur in the way envisaged by Ali Bongo, if some consultants actually decide to vote "their conscience", but more dangerous for Ali Bongo because this election once again demonstrates that every opportunity that democratic vote would be held in Gabon, the PDG would go by the wayside. From this perspective, to let the 2016 elections take place democratically would be suicidal for Ali Bongo.


The question that remains is what will be the reaction to this dismal failure of The PDG in power by both sides of the Gabonese political spectrum; would we see a re-energized opposition given the the possibility that members of the PDG could butt against their own party, or are we going to witness yet another opportunity not exploited by the Gabonese people who a whole (including some within the PDG) now have a thirst for freedom? The future will enlighten us!



Version française


Dans le département du Ntem (Bitam), au sortir des récentes élections locales, le PDG s’était vu adjuger 17 conseillers sur un total de 31, soit plus de 50% du nombre des conseillers. Cela pouvait laisser présager que la Présidence du Conseil Départemental du Ntem ne pouvait échapper au PDG, car cette désignation dépendait du vote des conseillers dont le PDG en avait le plus grand nombre.


Mais contre toute attente et déjouant tous les pronostics, c’est le candidat présenté par la liste «Ntem Pour Tous», Memine me Zue, du Parti Union Nationale toujours sous la dissolution, qui a remporté le vote des Conseillers, par 20 voix contre 11, indiquant clairement que des Conseillers du PDG, au moins six d’entre eux, auraient voté pour Memine me Zue et ainsi contre leur parti, vu que la liste de Memine me Zue n’avait que 14 Conseillers.


Ce dénouement dans le Ntem, n’est peut-être que l’expression de la partie cachée d’un énorme iceberg de malaises au sein du PDG aussi bien dans le Woleu-Ntem qu’ailleurs dans le pays. On a vu récemment le PDG mordre la poussière de manière spectaculaire à Oyem et Minvoul dans le Woleu Ntem, à Mouila dans la Ngounié, dans de significatifs arrondissements de Libreville; mais on a surtout vu des membres du PDG dénoncer les décisions prises par leur hiérarchie de présenter et soutenir des candidats jugés sans envergure sur le terrain. Tel est le cas de la contestation à peine voilée d’Alexandre Barro Chambrier devant la désignation de Rose Ossoucah Raponda comme candidate à la Mairie de Libreville; contestation qui aurait poussé Alexandre Barro Chambrier a demandé à « ses » Conseillers de voter leur « conscience », une posture jugée comme étant une peau de banane glissée à la candidature de Rose Ossoucah Raponda et qui explique peut-être pourquoi la Lettre du Continent écrivait récemment que le Palais Présidentiel Gabonais considérait Alexandre Barro Chambrier comme peu fiable.


Ce vote va surement donner des sueurs froides au régime, car s’étant déroulé à bulletin secret et de manière démocratique, le parti au pouvoir s’en est tiré la queue entre les jambes; ce qui est un très mauvais présage pour la désignation du Maire de Libreville qui pourrait ne pas se produire de la manière dont l’envisage Ali Bongo, si quelques Conseillers décident effectivement de voter « leur conscience »; mais plus dangereux pour Ali Bongo, cette élection démontre encore une fois qu’à chaque occasion que le vote démocratique se tiendra au Gabon, le PDG passerait à la trappe. Vue sous cet angle, laisser les élections 2016 se dérouler démocratiquement serait suicidaire pour Ali Bongo.


La question qui demeure est celle de savoir quelles vont être les réactions à ce cuisant échec du PDG au pouvoir, de part et d’autre du pendule politique Gabonais; va-t-on assister à un revigorement de l’opposition au regard de la possibilité que des membres du PDG se mettent en butte contre leur propre parti; ou allons-nous assister à une énième opportunité non exploitée par les Gabonais qui pourtant dans leur ensemble (y compris certains au sein du PDG) ont désormais soif de liberté? L’avenir nous éclairera!

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