REPORTERS WITHOUT BORDERS UNVEILS AN IMPOSTURE BY ALI BONGO. REPORTERS SANS FRONTIÈRES DÉVOILE UNE IMPOSTURE D’ALI BONGO




English version


On 16 January 2014, the NGO Reporters Without Borders issued the following communiqué to denounce an outrageous imposture which Ali Bongo was guilty of, at the presentation ceremony of New Year greetings to the President of the Gabonese Republic. The full text is below. You can read the original in French by clicking here.



Reporters Without Borders reacts to the wishes presented to the press
Reporters Without Borders expresses its surprise at the remarks of Gabonese President Ali Bongo in greeting to the press on Saturday, January 11, 2013. According to several media outlets, the head of state said in substance that RWB has granted a "technical support” and been “involved" in the design of the communication code currently under development. This version is wrong. The comparison between the official content of the presidential speech sent to RWB and testimonies of journalists present at the ceremony show that, in his speech, President Bongo went further than the written text.

"Reporters Without Borders is not currently involved in the drafting of a new code of communication. Having studied in April 2013 a project of a bill amending the 2001 Code of Communication and demanded its repeal, RWB has never received a new version of the text. We ask that the Gabonese Presidency clarifies the remarks made during the wishes to the press," has declared the organization of defense of freedom of information.

In February 2013, RWB led a mission to Libreville during which the Secretary-General and the Manager for Africa of the organization met with the Ministers of the Interior and Communications as well as with President Ali Bongo. Following this, RWB published several recommendations. On 29 April 2013, RWB sent a note to the Gabonese authorities with specific recommendations, noting that "the bill is a much more dangerous because it claims to be an advancement but it is not. On its face, this bill is not satisfactory. A real reform and revision of the code of communication for proper compliance with the international commitments of the Republic of Gabon involve a complete overhaul of the existing legislation”. On May 27, RWB received in Paris a delegation from the Gabonese presidency during which the organization reiterated the need to revise the law in its entirety and to convene the General Evaluation of the state of communication to ensure consensus around the text.

When a new bill would have been drafted by the Gabonese authorities, in agreement with the main recommendation made by RWB, the organization would be ready to participate in the General Evaluation which should be held in Gabon, in collaboration with other NGOs, international organizations, journalists and other members of the civil society.


Version française


Le 16 Janvier 2014, l’ONG Reporters Sans Frontières a publié le communiqué qui suit, pour dénoncer une outrageuse imposture dont s’est rendu coupable Ali Bongo, lors de la cérémonie de présentation des vœux de nouvel an a la Présidence de la République Gabonaise. Le texte dans son intégralité est ci-dessous. Vous pouvez lire l’original en cliquant ici.



Reporters sans frontières réagit aux vœux présentés à la presse
Reporters sans frontières exprime sa surprise concernant les propos du président gabonais Ali Bongo lors de ses vœux à la presse le samedi 11 janvier 2013. Selon plusieurs organes de presse, le chef de l’Etat a affirmé en substance que RSF a apporté un "appui technique" et a "participé" à la conception du code de la communication actuellement en cours d’élaboration. Cette version est erronée. La comparaison entre le contenu officiel du discours présidentiel envoyé à RSF et les témoignages des journalistes présents à la cérémonie font apparaître que, lors de son allocution, le président Bongo est allé plus loin que le texte écrit.

"Reporters sans frontières n’est actuellement pas associée à la rédaction d’un nouveau code de la communication. Après avoir étudié en avril 2013 le projet de loi portant réforme du Code de la communication de 2001 et demandé son abrogation, RSF n’a jamais été saisie d’une nouvelle mouture du texte. Nous souhaitons que la présidence gabonaise clarifie les propos tenus lors des vœux à la presse", a déclaré l’organisation de défense de la liberté de l’information.

En février 2013, RSF a conduit une mission à Libreville au cours de laquelle le secrétaire général et le responsable Afrique de l’organisation ont rencontré les ministres de l’Intérieur et de la Communication ainsi que le président Ali Bongo. A l’issue de celle-ci, RSF a publié plusieurs préconisations. Le 29 avril 2013, RSF a envoyé une note aux autorités gabonaises contenant des recommandations précises, soulignant que "le projet de loi constitue un danger d’autant plus important qu’il prétend être une avancée mais n’en est pas une. Sur la forme, ce projet de loi n’est pas satisfaisant. Une réelle réforme et révision du Code de la communication pour une mise en conformité avec les engagements internationaux de la République gabonaise impliquerait une refonte totale du texte législatif existant". Le 27 mai, RSF recevait à Paris une délégation de la présidence gabonaise au cours de laquelle l’organisation réitérait la nécessité de revoir la loi dans son intégralité et de convoquer des Etats généraux de la communication afin de garantir un consensus autour du texte.

Dès lors qu’un nouveau projet de loi aura été rédigé par les autorités gabonaises, en accord avec la recommandation principale faite par RSF, l’organisation sera prête à participer aux Etats généraux organisés au Gabon, en collaboration avec d’autres ONG, les organisations internationales, les journalistes et les autres membres de la société civile.

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