A WITNESS OF THE 1964 COUP PROVES TO US THAT ALI BONGO IS LYING REGARDING PARATROOPERS RAINING ON LIBREVILLE. UN TÉMOIN DU COUP D’ÉTAT DE 1964 NOUS PROUVE QU’ALI BONGO MENT À PROPOS DES PARACHUTISTES QUI PLEUVAIENT SUR LIBREVILLE

Marcel Djabioh (photo : Marcel Djabioh)



English Version

After Ali Bongo had claimed to have observed the French paratroopers jumping from planes over Libreville to end the 1964 coup, the Gabonese artist Marcel Djabioh has just done his duty of remembrance by issuing the following statement in the first person:

There has never been paratroopers dropped on Libreville during the intervention of the French army in February 1964. He (Ali Bongo) was perhaps remembering paratroopers that the French had used to drop weapons, food and medicine in Biafra.

As a pupil at the kindergarten Sister Hyacinthe Antini in 1964, unaware that there had been a coup, I had gone to my school on that morning, but everything was closed. My parents and I lived behind the camp of the French army officers, a few steps from the current town hall of the 3rd district. My father was a civilian employed in the stewardship of the French Army, located where the current base SEEG is located, just behind the only existing Water Tower of Libreville at the time.

Ali lied. There has never been a dropping of paratroopers over Libreville.

I had spent the night of February 18 alonside my mother who was hospitalized at the Kong hospital. On the morning of 19, posted at the Kong hospital gate, I observed the movements of French troops in downtown, within the area of the presidential palace occupied by the rebels. The camp AFAG (Auxiliary Gabonese Armed Forces) located where the current department of Budget is, was surrounded. No Gabonese military personnel could pick up food at the home of Albert Bongo, located opposite the current headquarters of Airtel, to bring it to him to Baraka camp.

It is a big lie.

Marcel Djabioh


Thank you to our compatriot Marcel Djabioh for this testimony that is an important contribution to our duty to remembrance, because we all need to fight imposture and restore respect for the truth in our country. If we must have reverence for our country, we must have respect for its history that should not be maligned at every turn.




Version française

Après qu’Ali Bongo ait affirmé avoir observé les parachutistes Français sautant sur Libreville pour mettre fin au putsch de 1964, l’artiste Gabonais Marcel Djabioh vient de faire son devoir de mémoire en publiant le témoignage suivant, à la première personne du singulier:


Il n'y a jamais eu de parachutistes largués sur Libreville lors de l'intervention de l'armée française en février 1964. Il (Ali Bongo) s'est peut-être souvenu des parachutes dont se servaient les Français pour larguer les armes, les vivres et les médicaments au Biafra.

Élève au jardin d'enfants Sœur Hyacinthe Antini en 1964, ignorant qu'il y avait eu un coup d'état, je m'étais rendu à mon école ce matin-là, mais tout était fermé. Mes parents et moi, habitions derrière le camp des officiers de l'armée française, à quelques pas de l'actuelle mairie du 3ème arrondissement. Mon père était employé civil à l'intendance de l'armée française, situé à l'actuel base de la SEEG, juste derrière l'unique Château d'Eau existant à Libreville à cette époque.

Ali a menti. Il n'y a jamais eu de largage de parachutistes sur Libreville.

J'avais passé la nuit du 18 février aux côtés de ma mère qui était hospitalisée à l'hôpital Kong. Le matin du 19, posté au portillon de l'hôpital Kong, j'observais les mouvements des troupes françaises circulant au centre-ville, dans le périmètre de la présidence de la république qu’occupaient les putschistes. Le camp des AFAG (Auxiliaires des Forces Armées Gabonaises) situé à l'actuel ministère du budget était cerné. Aucun militaire gabonais ne pouvait venir chercher de la nourriture au domicile d'Albert Bongo, sis en face de l'actuel siège d'Airtel, pour la lui apporter au camp Baraka.

C'est un gros mensonge.

Marcel Djabioh


Merci au compatriote Marcel Djabioh pour ce témoignage qui est d’un apport important à notre devoir de mémoire, car nous devons tous combattre l’imposture et restaurer le respect de la vérité dans notre pays. Si nous devons avoir de la révérence pour notre pays, ayons du respect pour son histoire qu’on ne devrait pas travestir à tout bout de champ.

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