PARLIAMENT CANNOT BE USED AS A CAMPAIGN TRIBUNE. LE PARLEMENT NE PEUT ÊTRE UTILISÉ COMME TRIBUNE DE CAMPAGNE

Photo: Presidence





English Version

In France, Article 18 of the Constitution states: "the President of the Republic communicates with the two assemblies of Parliament by messages which are read and which do not give rise to any debate." As such, before big national republican issues, the French President may request to convene the National Assembly and the Senate in the Congress; as was the case after the attacks in Paris in 2015 when François Hollande made a republican statement to the Parliament in Congress, that he convened and to the French nation as a whole. This unique forum is used to communicate non-partisan national issues.

In Gabon, Article 24 of the constitution is a copy of what is done in France. This section of the Gabonese Constitution states: "The President of the Republic shall communicate with each House of Parliament by messages which are read by the President of each. At his request, he can be heard by either of the chambers. Out session, each chamber is specially convened for this purpose. These communications do not give rise to any debate." As is the case in France, this article of the constitution shall apply to matters of national interest and not the needs of the campaign of a person with a lack of success.

Ali Bongo has just committed another constitutional blunder, using the Gabonese parliament as a campaign platform, going there to present his record in a partisan and misleading way, while this is not stated in the constitutional and institutional practices.

Dear readers, to give you the full extent of the transgression Ali Bongo has just committed, imagine that during the 5th Republic in France, from 1958 to the present time (58 years), France has had seven presidents, who sent a total of 18 written messages to parliament and only two presidents have appeared before parliament: Nicolas Sarkozy, on 22 June 2009 to explain the measures taken to face the global crisis that was devastating economies; and François Hollande, on 16 November 2015, to report on the measures taken following the attacks in Paris.

Dear readers, you understand that when a French president goes in front of parliament, it is in exceptional circumstances, for non-partisan republican reason; and not to have a campaign event.

A French head of state cannot go to parliament and say that he has improved 23 nonexistent high schools, that his project “Graine” has started an invisible green revolution, that he has paved a piece of road here, opened a supermarket there..., no dear readers, when one respects their country and its constitution, they respect its parliament and will only convene it for questions of national interest and not for a partisan recitation.



Version française

En France, l'article 18 de la Constitution dit ceci : « le Président de la République communique avec les deux assemblées du Parlement par des messages qu’il fait lire et qui ne donnent lieu à aucun débat ». A ce titre, devant les grandes questions républicaines nationales, le Président Français peut demander de réunir l'Assemblée nationale et le Sénat en Congrès ; comme ce fut le cas après les attentats de Paris en 2015 quand François Hollande fit une déclaration républicaine devant le Congrès du Parlement qu’il avait convoqué et devant la nation française toute entière. Cette tribune exceptionnelle sert à communiquer les enjeux nationaux non partisans.

Au Gabon, l’article 24 de la constitution est une copie conforme de ce qui se fait en France. Cet article de la constitution gabonaise dit ceci: « Le Président de la République communique avec chaque chambre du Parlement par des messages qu’il fait lire par le Président de chacune d’elles. A sa demande, il peut être entendu par l’une ou l’autre des chambres. Hors session, chacune des chambres est convoquée spécialement à cet effet. Ces communications ne donnent lieu à aucun débat. » Comme c’est le cas en France, cet article de la constitution s’applique aux questions d’intérêt national et non aux besoins de la campagne d’un individu en manque de réussite.

Ali Bongo vient donc de commettre un autre impair constitutionnel, en se servant du parlement Gabonais comme tribune de campagne, en allant y présenter son bilan partisan et mensonger, alors que cela n’est pas indiqué dans les usages institutionnels et constitutionnels.

Chers lecteurs, pour vous donner toute l’ampleur de l’écart de conduite que vient de commettre Ali Bongo, imaginez que pendant toute la 5ième République en France, de 1958 à nos jours (58 ans), la France a eu 7 Présidents, qui ont envoyé un total de 18 messages écrits au parlement, et seuls deux présidents sont apparus devant le parlement : Nicolas Sarkozy, le 22 juin 2009, pour expliquer les mesures prises face à la crise mondiale qui dévastait alors les économies; et Francois Hollande, le 16 novembre 2015, pour rendre compte des mesures prises à la suite des attentats de Paris.

Chers lecteurs, vous comprenez que quand un Président Français va devant le parlement, c’est dans des circonstances exceptionnelles et républicaines non partisanes ; et non pour faire sa campagne électorale.

Un chef d’Etat Français ne saurait aller devant le parlement dire qu’il a amélioré 23 lycées inexistants, que son projet « Graine » a ensemencé une révolution verte invisible, qu’il a goudronné un bout de route ici, inauguré un supermarché par là…, non chers lecteurs, quand on respecte son pays et sa constitution, on respecte son parlement et on ne le convoque que pour des questions à caractère national et non pour des énumérations partisanes.

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