WOULD MBORANTSUO REJECT ALI BONGO? NO! MBORANTSUO VA-T-ELLE DÉBOUTER ALI BONGO ? NON !









English Version

We are observing, amused, the antics of the Constitutional Court which is currently auditioning for the annulment of Ali Bongo candidacy for the presidential election of 2016. We are amused by this spectacle, because we all know that this Court is not a Republican institution but a political assembly having a defined role in the workings of the Bongo system. This Court cannot in any case saw off the branch on which it is literally sitting; making it a highly political court, unable to succeed in its mission to apply the law according to the Constitution.

If we take history as our guide for predicting what might happen, we would see that since its establishment in the early 90s, the Constitutional Court of Gabon has never taken a single decision against the person at the head of the state that gave it birth; yet there have been several violations of the constitution. We do not believe that this trend is about to change.

These ongoing auditions are asking the Constitutional Court to judge whether or not Ali Bongo’s candidacy to the presidency meets the requirements of our constitution. Ali Bongo himself has already admitted that his 2009 birth certificate was fraudulent. But in his 2016 application, he uses a modified version of the fake birth certificate of 2009 birth; yet the Constitutional Court dithers and plays with legal concepts. In other countries, the Constitutional Court and the CENAP would have requested the withdrawal of the illegal application; in Gabon, it is we who are left to force these bodies to deign to look distractedly at this question which is yet their prerogative. There is no chance that this Court would agree with us!

Given the composition of the Constitutional Court, the person who leads it, the political and socio cultural context of Gabon, it is difficult to imagine that this Court can make a decision that would be the death warrant of the regime from which the members of that court derive all their privileges. This simply means that the images of technical work, deposition, intervention of magistrates, we are watching on television, should be taken with the greatest of skepticism, because in the end, the Constitutional Court will do why what it was created to do, that is serve the Bongo regime.

Those who will be disappointed by the one way decision to come from the Constitutional Court, and who will put their hands on their head in despair, should only blame their naivety to have expected anything else. For us and maybe you too, it is now about getting ready to establish a balance of power between the regime and us that would turn in our favor.

Marie Madeleine Mborantsuo is humanly, financially and politically beholden to the Bongo family. Nothing in her past shows that she has a capacity of independence before that fact. The outcome of these hearings seems sealed to us. Marie Madeleine Mborantsuo will throw a bone to the opposition, saying that some aspects of their requests were relevant, but overall the Court did not consider the candidacy of Ali Bongo to have been against the Constitution. We must prepare accordingly for the following moves, instead of waiting for anything from this Court which we all know the real reason for its existence.





Version française

Nous observons amusés, les simagrées de la Cour Constitutionnelle qui auditionne en ce moment les recours en annulation de la candidature d’Ali Bongo pour l’élection présidentielle de 2016. Nous sommes amusés par ce spectacle, car nous savons tous que cette Cour n’est pas une institution Républicaine, mais un assemblage politique ayant un rôle défini dans les rouages du système Bongo. Cette Cour ne peut en aucun cas scier la branche sur laquelle elle est littéralement assise ; ce qui en fait une Cour hautement politique, incapable de réussir sa mission de dire le droit devant la constitution.

Si nous prenons notre histoire comme guide de prédiction de ce qui risque de se produire, nous relèverons que depuis sa mise en place au début des années 90, la Cour Constitutionnelle du Gabon n’a jamais rendu une seule décision à l’encontre de la personne se trouvant à la tête de l’Etat qui lui a donné corps ; et pourtant les entorses à la constitution ont été nombreuses. Nous ne pensons pas que cette tendance soit prête à changer.

Les auditions en cours demandent à la Cour Constitutionnelle de juger si oui ou non, la candidature d’Ali Bongo à la présidence répond aux exigences de notre constitution. Ali Bongo lui-même a déjà avoué que son acte de naissance de 2009 était frauduleux. Mais dans son dossier de 2016, il utilise une version modifiée du faux acte de naissance de 2009, et pourtant, la Cour Constitutionnelle tergiverse et joue avec les concepts juridiques. Sous d’autres cieux, La Cour Constitutionnelle et la CENAP auraient demandé au retrait de cette candidature illégale; au Gabon, c’est nous qui nous retrouvons à forcer ces organes à daigner s’intéresser distraitement à cette question qui relève pourtant de leurs prérogatives. Il n’y a aucune chance que cette Cour nous donne raison !

Compte tenu de la composition de la Cour Constitutionnelle, de la personne qui la dirige, du contexte socio politique et culturel gabonais, il est difficile d’imaginer que cette Cour puisse prendre une décision qui sonnerait l’arrêt de mort du régime dont les membres de ladite Cour tirent tous leurs privilèges. Ce qui veut simplement dire que les images de travail technique, de déposition d’avocats, d’intervention de magistrats, que nous regardons à la télévision doivent être prises avec le plus grand des scepticismes, car au final, la Cour Constitutionnelle fera ce pourquoi elle a été créée, c'est-à-dire servir le régime Bongo.

Ceux qui seront déçus par la décision à sens unique à venir, de la Cour Constitutionnelle, et qui se mettront les mains sur la tête en désespoir, ne devront s’en prendre qu’à leur naïveté d’avoir espéré autre chose. Pour nous et peut-être vous aussi, il s’agit désormais de nous préparer à établir un rapport de force entre le régime et nous, qui tournerait en notre faveur.

Marie Madeleine Mborantsuo est humainement, financièrement et politiquement redevable à la famille Bongo. Rien dans son passé n’indique qu’elle possède une capacité d’indépendance devant ce fait. L’issue de ces audiences en cours, nous semble donc scellée. Marie Madeleine Mborantsuo va jeter un os à l’opposition en leur disant que certains aspects de leurs requêtes étaient pertinents, mais dans l’ensemble sa Cour n’estimait pas que la candidature d’Ali Bongo fût en butte avec la Constitution. Préparons nous en conséquence pour la suite, au lieu d’attendre quoi que ce soit de cette Cour dont nous connaissons tous la réelle raison d’être.

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