THE ABSURDITY OF THE JURISPRUDENCE ACCORDING TO ÉTIENNE NSIE. L’ABSURDITÉ DE LA JURISPRUDENCE SELON ÉTIENNE NSIE







English version

Law Professor Etienne Nsie, in his editorial in the government daily L'Union, published on Friday, 15 July 2016, and whose primary objective was to exonerate Ali Bongo, the CENAP and the Constitutional Court, before the perjury committed in 2009 and that remains valid for 2016; concluded his remarks by stating a legal enormity of incomprehensible nonsense for someone of his level of education: he said that neither the CENAP nor the Constitutional Court have jurisdiction to apply the Article 10 of the Constitution, and are not even required to check the veracity of the content of the application files for elections. Dear readers, the disease of our professor is serious! But let’s try to treat him.

First, what is the role of the Constitutional Court? Here's what the statutes of the Constitutional Court of Gabon are saying, taken from the website of the Court (viewable by all):

In the Gabonese judicial system, the Constitutional Court is the highest court hierarchically. Its decisions are final and binding, both for public authorities and for natural and legal persons. The Court is responsible for ensuring the strict compliance with the Basic Law, that is to say, of the Constitution. It alone can validate or invalidate the results of all the elections taking place on Gabonese soil.

By browsing the website of the Constitutional Court, you will find its list of legal expertise. We will not repeat them here because it would be too long, but we will propose a condensed understanding for the needs of our demolition of the arguments of Professor Etienne Nsie.

Dear readers, the Constitutional Court's website says that it rules by decision on each project of popular electoral process in Gabon. This Court and the body that depends on it, the CENAP, are responsible CONSTITUTIONALLY for checking before the organization of the election, if it complies with the organic provisions governing the popular consultations in Gabon. Therefore, the election cannot be organized as long as this Court has not made a decision favorable to its organization.

Dear readers, the Constitutional Court is empowered to control the Constitutional norms having the force of law. ARTICLE 10 OF THE CONSTITUTION IS ONE OF THESE NORMS. Therefore, the Constitutional Court has the power and duty to rule on the VIOLATION OF AN ARTICLE OF THE BASIC LAW, namely the Article 10 of the constitution.

Dear readers, when the law Professor Etienne Nsie, says that the Constitutional Court cannot apply the Article 10 of the Constitution, it is in fact telling us that this Court has no reason to exist. Its role is to ensure that the constitution is applied and to not do this is to resign from that role. However we know that Mr. Professor knows this, but he was forced to adopt this absurd legal position to please those in power.

To say that the Constitutional Court has no jurisdiction to apply the constitution; someone had to think of it! But he is the professor, not us!




Version française

Le professeur agrégé de Droit Etienne Nsie, dans son éditorial paru dans le quotidien gouvernemental L’Union, le Vendredi 15 Juillet 2016, et ayant pour objectif premier de disculper Ali Bongo, la CENAP et la Cour Constitutionnelle, devant le parjure commis en 2009 et restant d’actualité pour 2016 ; conclu son propos en formulant une énormité juridique d’une absurdité incompréhensible pour quelqu’un de son niveau d’éducation : il affirme que ni la CENAP, ni la Cour constitutionnelle ne sont compétentes à appliquer l’article 10 de la constitution, et ne sont même pas habiletés à vérifier la véracité du contenu des dossiers de candidature aux élections. Chers lecteurs, la maladie de notre agrégé est grave ! Mais essayons de le soigner.

Premièrement, à quoi sert la Cour Constitutionnelle ? Voici ce qu’en disent les statuts de la Cour Constitutionnelle du Gabon, tirés du site internet de cette Cour (consultable par tous):

Dans le système judiciaire gabonais, la Cour constitutionnelle est hiérarchiquement la plus haute juridiction. Ses décisions sont sans appel et s’imposent à tous, aussi bien aux pouvoirs publics qu’aux personnes physiques et morales. La Cour est chargée de veiller au strict respect de la Loi fondamentale, c'est-à-dire de la Constitution. C’est elle seule qui peut valider ou invalider le résultat de toutes les élections qui se déroulent sur le sol gabonais.

En parcourant le site internet de la Cour Constitutionnelle, vous trouverez sa liste de compétences juridiques. Nous n’allons pas les reproduire ici car ce serait trop long, mais nous vous en faisons un condensé compréhensif pour les besoins de notre démolition des arguments du professeur agrégé Etienne Nsie.

Chers lecteurs, le site de la Cour Constitutionnelle nous dit qu’elle statue par voie de décision sur chaque projet de consultation électorale populaire au Gabon. Cette Cour, ainsi que l’organe qui en dépend, la CENAP, sont chargés CONSTITUTIONNELLEMENT de vérifier, avant l’organisation de la consultation populaire, si celle-ci est conforme aux dispositions organiques réglant les consultations populaires au Gabon. Par conséquent, la consultation populaire ne peut être organisée tant que cette Cour n’a pas rendu de décision favorable à son organisation.

Chers lecteurs, la Cour Constitutionnelle est habilitée à contrôler les normes CONSTITUTIONNELLES ayant force de loi. L’ARTICLE 10 DE LA CONSTITUTION EST UNE DE CES NORMES. Par conséquent, la Cour Constitutionnelle a le pouvoir et le devoir de se prononcer sur la VIOLATION D’UN ARTICLE DE LA LOI FONDAMENTALE, en l’occurrence l’article 10 de la constitution.

Chers lecteurs, quand le professeur agrégé de Droit, Etienne Nsie, nous dit que la Cour Constitutionnelle ne peut appliquer l’article 10 de la constitution, c’est qu’en fait il nous dit que cette Cour n’a pas de raison d’exister. Son rôle est de veiller à ce que la constitution soit appliquée et ne pas le faire relève de la démission de ce rôle. Cependant nous savons que Monsieur le professeur agrégé le sache, mais qu’il soit obligé d’adopter cette position juridique absurde pour plaire à qui de droit

Dire que la Cour Constitutionnelle n’est pas compétente à appliquer la constitution ; il fallait y penser ! Mais c’est lui l’agrégé, pas nous !

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