WHY SOME COUNTRIES ARE SUBJECT TO IMF CONDITIONS AND NOT OTHERS? POURQUOI CERTAINS PAYS SONT SOUMIS AUX CONDITIONS DU FMI ET PAS D’AUTRES?





English version 


Countries subject to the conditions of the International Monetary Fund (IMF) are those that, like Gabon, are going through a serious economic crisis and have no other options to borrow money. These countries need the IMF because it acts as a lender as a last resort.


When a country, such as Gabon, requests IMF assistance, it is usually because it can no longer pay for its imports or repay its external debt. The IMF lends money in exchange for a program of strict reforms (conditionalities). These conditions have two official objectives:


A) Guarantee repayment: The IMF wants to ensure that the country regains sufficient financial health to repay the loan.


B) Correct imbalances: Reforms aim to address the root causes of the crisis (excessive spending, lack of competitiveness, etc.).


The list of countries currently under conditions (2024-2025) is changing, but the main “customers” of the IMF can be classified into three major categories:


A. The Big Debtors (Chronic or systemic Crises)


These countries concentrate the majority of IMF loans in absolute value.


Argentina: It is by far the largest debtor of the IMF (about $44 billion in debt). The Argentine economy has been under infusion from the IMF for years to combat hyperinflation and massive debt.


Egypt: Second largest borrower. The country had to agree to let its currency float (which led to a sharp devaluation) and to sell state assets to obtain funds.


Pakistan: In a recurring balance of payments crisis, Pakistan depends on IMF aid brackets to avoid default.


B. Countries in Conflict or Post-Conflict


Ukraine: Due to the war, Ukraine benefits from a massive program (about $15 billion) to maintain the functioning of the state despite the collapse of the productive economy.


C. Developing Countries (Sebt Crisis)


Many countries in Africa and Asia have had to apply to the IMF recently due to rising global interest rates and inflation.


Kenya: Subject to strict tax increase conditions (which also caused major demonstrations in 2024).


Ghana: Defaulted on its debt and had to restructure its economy under the supervision of the IMF.


Sri Lanka: Following the total collapse of its economy in 2022.


Other notable examples: Angola, Ecuador, Côte d’Ivoire, the CEMAC countries.


3. What do these conditions consist of in concrete terms?


For these countries, financial assistance is released in installments, only if the following conditions are met:


Budgetary austerity: Reducing government spending (often in the public service or social subsidies).


Abolition of subsidies: Stop subsidizing gasoline or electricity to reduce the deficit (very unpopular).


Monetary devaluation: Letting the currency lose value to make exports cheaper, which increases the cost of living for residents.


Privatization: Selling public companies to the private sector.


Dear readers, a country is subject to the conditions of the IMF when it has lost the confidence of the traditional financial markets. It exchanges part of its immediate economic sovereignty for fresh money to avoid default. This is the case in Gabon.





Version française 


Les pays soumis aux conditions du Fonds Monétaire International (FMI) sont ceux qui, comme le Gabon, traversent une crise économique grave et n'ont plus d'autres options pour emprunter de l'argent. Ces pays ont besoin du FMI car il agit comme un prêteur en dernier ressort.


Lorsqu'un pays, comme c’est le cas du Gabon, demande l'aide du FMI, c'est généralement parce qu'il ne peut plus payer ses importations ou rembourser sa dette extérieure. Le FMI prête de l'argent en échange d'un programme de réformes strictes (les conditionnalités). Ces conditions ont deux objectifs officiels :

a) Garantir le remboursement : Le FMI veut s'assurer que le pays retrouvera une santé financière suffisante pour rembourser le prêt.

B) Corriger les déséquilibres : Les réformes visent à traiter les causes profondes de la crise (dépenses excessives, manque de compétitivité, etc.).


La liste des pays actuellement sous conditions (2024-2025) évolue, mais on peut classer les principaux "clients" du FMI en trois catégories majeures :


A. Les Gros Débiteurs (Crises chroniques ou systémiques)

Ces pays concentrent la majorité des prêts du FMI en valeur absolue.

  • L'Argentine : C'est de loin le plus gros débiteur du FMI (environ 44 milliards de dollars de dette). L'économie argentine est sous perfusion du FMI depuis des années pour combattre une hyperinflation et une dette massive.
  • L'Égypte : Deuxième plus gros emprunteur. Le pays a dû accepter de laisser flotter sa monnaie (ce qui a entraîné une forte dévaluation) et de vendre des actifs de l'État pour obtenir des fonds.
  • Le Pakistan : En crise de balance des paiements récurrente, le Pakistan dépend des tranches d'aide du FMI pour éviter le défaut de paiement.

B. Les Pays en Conflit ou Post-Conflit

  • L'Ukraine : En raison de la guerre, l'Ukraine bénéficie d'un programme massif (environ 15 milliards de dollars) pour maintenir le fonctionnement de l'État malgré l'effondrement de l'économie productive.


C. Les Pays en Développement (Crise de la dette)

De nombreux pays d'Afrique et d'Asie ont dû solliciter le FMI récemment suite à la hausse des taux d'intérêt mondiaux et à l'inflation.

  • Kenya : Soumis à des conditions strictes de hausse d'impôts (qui ont d'ailleurs provoqué des manifestations majeures en 2024).
  • Ghana : A fait défaut sur sa dette et a dû restructurer son économie sous la supervision du FMI.
  • Sri Lanka : Suite à l'effondrement total de son économie en 2022.
  • Autres exemples notables : Angola, Équateur, Côte d'Ivoire, les pays de la CEMAC.


3. En quoi consistent concrètement ces conditions ?

Pour ces pays, l'aide financière est débloquée par tranches, uniquement si les conditions suivantes sont respectées :

  • L'austérité budgétaire : Réduire les dépenses de l'État (souvent dans la fonction publique ou les subventions sociales).
  • La suppression des subventions : Arrêter de subventionner l'essence ou l'électricité pour réduire le déficit (très impopulaire).
  • La dévaluation monétaire : Laisser la monnaie perdre de la valeur pour rendre les exportations moins chères, ce qui augmente le coût de la vie pour les habitants.
  • La privatisation : Vendre des entreprises publiques au secteur privé.


Chers lecteurs, un pays est soumis aux conditions du FMI quand il a perdu la confiance des marchés financiers classiques. Il échange une partie de sa souveraineté économique immédiate contre de l'argent frais pour éviter la cessassion de paiement. C’est le cas du Gabon.


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