LES SIGNES QUE LE GABON VA MAL (ACTE IV) : DE BONGO EN BONGO, DU PAREIL AU MÊME







La charge médiatique dans le Woleu-Ntem, du PDG récemment menée par les troublions bongoïstes de cette province, n'est pas sans rappeler celles jadis de Bongo père. En préparatif aux prochaines législatives de 2011, la campagne du PDG reste dans la lignée et la démarche de toujours. Le discours est toujours aussi creux, les courtisans toujours aussi zélés et les ailes et cuisses de dindes toujours aussi abondantes. Bref, au Gabon des Bongo, rien n’a changé.

1. Les bongoïstes parlent de la politique de la main tendue
Si au moins au sein du PDG certains ouvraient enfin les yeux. On ne peut que rester dubitatif devant le type de discours qu’ont tenu les membres du PDG dans le Woleu-Ntem. Selon leur rhétorique, le PDG s’est rendu au Woleu-Ntem pour aller tendre la main « à ceux qui se sont trompés ». Mais il y a là comme un hic ! Car les notions les plus élémentaires de la politique nous apprennent qu’après une déculottée électorale, un parti politique doit aller humblement vers les populations et essayer de comprendre les causes de cette bérézina, de ce rejet populaire total. Mais au Gabon, vu que les suffrages ne comptent pas et ne sont là que pour le décor, le PDG n’a pas à se plier aux principes politiques universels. Pour le PDG, si la population Woleu-Ntemoise a rejeté ce parti, c’est que cette population était dans l’erreur totale, car le PDG ne saurait être remis en question. Donc il faut aller dire à cette population qu’elle s’est lourdement trompée et qu’il faille qu’elle se ressaisisse. C’est le monde à l’envers ; dans les autres pays, les partis politiques s’accordent aux volontés des populations, mais au Gabon des Bongo, il faut que ce soit les populations qui se mettent au pas du PDG. Cette notion de « main tendue » qui larbinise les populations doit être plus que jamais repoussée. Les populations doivent se démarquer de ces hypocrisies en tout genre, qui les transforment en faire valoir, et pour qui les Bongo n’ont aucune considération.

2. A la duplicité du PDG, répondre par la sincérité des vérités brutales
Le PDG a d’énormes ressources, on ne peut évidemment pas s’en douter vu son statut de parti-état. Mais toutes les ressources du monde ne peuvent masquer la fourberie du PDG, quand les membres de ce parti jouent à la comédie dans le Woleu-Ntem, tout disposés à prêter une oreille complaisante aux raisons qui font que les populations rejettent ce parti, tout en ne faisant rien pour changer les conditions qui ont cause la fracture politique dont le PDG fait semblant de se plaindre. Devant les gesticulations du PDG, les populations doivent tenir le cap, et dire à ces tartuffes qu’elles savent très bien que sous les fausses apparences calmes, l'ambiance entretenue dans l’administration du Gabon, en est une à couteaux tirés, car les gens qui sont soupçonnés n’avoir pas soutenu Ali Bongo, rencontre toujours l'hostilité dans les services, quand ils ne sont pas carrément demis de leur fonction. En réalité, l’affrontement feutré continue entre ceux qui s’accommodent du pouvoir héréditaire, et ceux qui le refusent. Aux discours vident du PDG, les populations doivent opposer un débat vif et factuel. Il faut dire au PDG que nous savons que nos vies pèsent peu en face des intérêts des négociants françafricains et de leurs amis bongoïstes. Nous devons leur faire savoir qu’il leur sera impossible de nous divertir car nous avons les yeux grands ouverts. Nous devons leur faire savoir que l’adhésion au PDG ne se fera pas. Quand les bongoïstes parlent d’unité nationale, il nous faut leur rappeler que le premier fondement de l’unité nationale est que le Gabon appartient à tout le monde et non à une famille et que le jour ou les Bongo comprendront cela, ils pourront parler d’unité nationale. Pour l’instant, ils en sont les fossoyeurs.

Ils sont quand même gonflés, les bongoïste, alors qu’ils font tout pour renforcer les prérogatives monarchiques de "Droit divin" au pouvoir du Gabon par la famille Bongo, ils vont conter des sornettes aux populations dans l’arrière pays. On peut écrire, sans risque d’erreur, que la place d’Ali Bongo et du PDG dans l’esprit des populations est scellée. Tous les gabonais vous diront, et ce même certain émergent en aparté, que le seul souci d’Ali Bongo et des siens, est de protéger et garantir la monarchie au Gabon. C’est pour cela qu’il faut combattre ce régime, jusqu’à ce qu’il tombe.

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