FRANCK NDJIMBI'S EXPERTISE, A BREATH OF FRESH AIR. L'EXPERTISE DE FRANCK NDJIMBI, UNE BOUFÉE D'AIR FRAIS




Franck Ndjimbi (Photo Gabonreview)


English version


While at times, it may seem that Gabon is becoming a waste land of mediocrity with all the pseudo-experts talking about things they have no idea about and a president with no expertise in any subject, no work experience in anything at all except being the son of a dictator, being appointed to all kinds of plush positions due to nepotism, and succeeding his father; it is refreshing to having to read the interview of Franck Ndjimbi on the website Gabonreview, dealing with the land grab going on in the country.

This blog is not going to reproduce that interview here since it can be read on Gabonreview site, but we would like to make some comment and acknowledge Mr Ndjimbi for having the leadership, the self-assurance, the bluntness and the intellectual honesty to present the land problem in Gabon as it is really on the ground and not try to be politically correct to please the people in power or to try to bamboozle the masses about the real intention of Olam and its relationship with Ali Bongo.

Mr Ndjimbi is raising the real issue of the condescension with which Ali Bongo and his friends of Olam treat the Gabonese people who are the rightful owners of the land. You see, just because our families in villages do not own titles to the land, does not mean that anybody can come and tell them that they have no rights to this land. Mr Ndjimbi understanding of the land issue in Gabon is reminiscent of the work of people like the economist Ernesto De Soto, who have extensively argued that land issues in poor countries like those in Africa, and any kind of development project on these lands, must be sensitive to local needs, customs, and environments. We all know that land in Gabon, especially in rural Gabon, is an emotive as well as survival issue. Ali Bongo and Olam cannot play games with villagers who might lose not only their literal land, but an entire cultural heritage.

Mr Ndjimbi notes the inadequacy of Gabonese law regarding the protection of local populations when it comes to foreign purchase of land, taxation, property law, water rights, environmental protection and labour laws. All these factors should be examined by experts before Olam could be allowed to exploit a single square meter of Gabonese land. There should be a transparent and well understood legal framework within which agreements such as the one between Ali Bongo and Olam should take place. These kinds of deals should not occur behind closed doors. Every Gabonese citizen should know the content of the contract between Olam and the Gabonese government. This contract should be made public and we should all be able to find out what price was set for Olam to acquire the land; did Olam buy or lease that land; what kind of taxes are applied to Olam and for how much and for how long; what kind of compensations the people who will lose their land will receive from Olam; what are the environmental protection measures taken by the Gabonese government and Olam etc. The agreement should spell out how Olam is going to handle issues such as biodiversity, conservation, use of pesticides and climate change.

Proponents of Olam’s land grab such as Ali Bongo’s cronies claim that massive destruction of primary forest and replacing it with rubber plantation is going to be positive for Gabon. They point to the 7000 job Olam has promised to create for rural inhabitants. However, that is not the whole story. When people like Mr Ndjimbi argue as he did in his interview, the suporters of Olam project are unable to present a valid counterargument, simply because such a scientific and logical argument saying that it is a good idea to destroy the forest and replace it with rubber culture simply cannot be made. Such an argument is not supported by science. It is people like Mr Ndjimbi who remind all of us that generations of smallholder farmers and communities inhabit the tracts of land that are supposed to be given to Olam. These locals are now afraid because they were first disenfranchised from any discussion or negotiation between the Gabonese government and Olam to begin with and are being asked to unceremoniously relinquish tens of thousands of hectares of their land with no compensation. Anybody who has examined this project knows that the jobs promised to be created typically fall far short of the numbers proclaimed by Olam and are low wage and low skill jobs, not the kinds of jobs susceptible to provide real living wages to rural Gabonese populations.

Mr Ndjimbi shows in his interview that he is doing his part to help educate the Gabonese public to not be gullible and easy to mislead. That the Gabonese people should not have to make the false choice of giving up their land in order to become indentured servant on Olam plantations. No, the Gabonese people deserve better. They deserve a real agriculture and what Olam is proposing does not past le smell test.







Version française


Si parfois il peut sembler que le Gabon soit devenu un réservoir de la médiocrité, avec tous les pseudo-experts qui parlent de choses dont ils n'ont aucune idée et un président sans aucune expertise dans un domaine donné, ni d'expérience de travail à une tache particulière, sauf d'être fils d'un dictateur, d'avoir été nommé à toutes sortes de postes de prestige par népotisme, et d’avoir succédé à son père; il est rafraîchissant d'avoir à lire l'interview de Franck Ndjimbi sur le site Gabonreview, traitant du sujet de l'accaparement des terres qui se produit dans le pays.

Ce blog ne va pas reproduire cette interview ici, car elle peut être lue sur le site Gabonreview, mais nous aimerions faire quelques commentaires et reconnaitre M. Ndjimbi pour avoir eu le leadership, la confiance en soi, le franc-parler et l'honnêteté intellectuelle de présenter le problème foncier au Gabon sans fard ni paillettes comme il se présente réellement sur le terrain, sans essayer d'être politiquement correct et de plaire au pouvoir; ou d’essayer de duper les masses sur l'intention réelle d’Olam et sa relation avec Ali Bongo.

M. Ndjimbi soulève le problème réel de la condescendance avec laquelle Ali Bongo et ses amis d’Olam traitent le peuple gabonais qui est le propriétaire légitime de la terre. Voyez-vous, juste parce que nos familles dans les villages ne possèdent pas les titres fonciers, ne signifie pas que n'importe qui peut venir leur dire qu'ils n'ont aucun droit sur cette terre. La compréhension de M. Ndjimbi de la question foncière au Gabon n'est pas sans rappeler les travaux de gens comme l'économiste Hernando De Soto, qui ont largement fait valoir que les questions foncières dans les pays pauvres comme ceux d'Afrique et tout type de projet de développement sur ces terres, devaient être sensibles aux besoins locaux, aux coutumes et à l’environnements. Nous savons tous que la terre au Gabon, en particulier en milieu rural, est un sujet émotif ainsi qu’une question de survie. Ali Bongo et Olam ne peuvent pas s’amuser avec les villageois qui risquent de perdre non seulement leur terre matérielle, mais tout un patrimoine culturel.

M. Ndjimbi note les insuffisances de la législation gabonaise, relatives à la protection des populations locales quand il s'agit de l’expropriation par des intérêts étrangers, à la fiscalité, au droit à la propriété, aux droits sur l'eau, à la protection de l'environnement et sur les questions de droit du travail. Tous ces facteurs doivent être examinés par des experts avant qu’Olam puisse être autorisé à exploiter un seul mètre carré de terre gabonaise. Il devrait y avoir un cadre juridique transparent et bien compris dans lequel de tels s accords seraient conclu, si accord il y a. Ce genre d'affaire ne devrait pas se produire dans l’opacité. Chaque citoyen gabonais devrait connaître le contenu du contrat entre Olam et le gouvernement gabonais. Ce contrat devrait être rendu public et nous devrions tous être en mesure de savoir quel prix a été fixé pour l’acquisition des terres par Olam; si Olam les a achetées ou alors s’est vu donner des concession à termes; quels types d'impôts sont appliqués à Olam et pour quel montant et combien de temps; quel genre de compensation les personnes qui perdront leur terre, vont-elles recevoir d’Olam; quelles sont les mesures de protection de l'environnement prises par le gouvernement gabonais et Olam etc. L'accord doit préciser comment Olam va traiter des questions telles que la biodiversité, la conservation, l'utilisation des pesticides et le changement climatique.

Les défenseurs du projet d’accaparement des terres par Olam, comme les copains d’Ali Bongo, prétendent que la destruction massive de la forêt primaire et son remplacement par des plantations d’hévéas va être positive pour le Gabon. Ils mettent en avant les 7000 emplois promis par Olam aux populations rurales. Cependant, ce n'est pas tout; quand des personnes comme M. Ndjimbi raisonnent comme il l'a fait dans son interview, les supporters du projet Olam sont incapables de leur présenter un contre-argument valable, simplement parce qu'un tel argument scientifique et logique, disant que c'est une bonne idée de détruire la forêt et de la remplacer par des cultures d’hévéas, ne peut tout simplement pas être fait. Un tel argument n'est pas soutenu par la science. Il est des personnes comme M. Ndjimbi qui nous rappellent à tous que des générations de petits agriculteurs et leurs communautés vivent sur les terres qui sont censées être accordées à Olam. Ces habitants ont maintenant peur parce qu'ils ont d'abord été écartés de toute discussion ou négociation entre le gouvernement gabonais et Olam pour commencer, puis se sont vus invités à renoncer sans ménagement à des dizaines de milliers d'hectares de leurs terres sans aucune compensation. Quiconque a étudié ce projet sait que les emplois promis d'être créés sont généralement bien en deçà des chiffres clamés par Olam et sont des emplois à bas salaires et peu qualifiés, pas le type d'emplois susceptibles d'offrir des salaires pouvant permettre un niveau de vie décent aux populations rurales du Gabon.

M. Ndjimbi montre dans son interview qu'il fait sa part pour aider à l’éducation et l’information du public gabonais afin qu’il ne soit plus crédule et facile à tromper. Que le peuple gabonais n’ait pas à avoir à faire le mauvais choix d'abandonner ses terres pour devenir tâcheron dans les plantations d’Olam. Non, le peuple gabonais mérite mieux. Il mérite une réelle agriculture et ce qu’Olam propose ne ressemble en rien à ce dont le Gabon a besoin.

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