A SPANISH MEDIA SPEAKS OF THE SITUATION IN GABON. UN MEDIA ESPAGNOL TRAITE DE LA SITUATION AU GABON






Versión Española

La encrucijada gabonesa

Jueves , 28 de Mayo de 2015

El pasado 12 de abril, fallecía André Mba Obame en Yaundé (Camerún). Tenía 52 años. Los graves disturbios –incluida la quema de la embajada de Benín– acontecidos en la capital, Libreville, tras conocerse el deceso de la figura que encarnaba la esperanza del cambio democrático en Gabón, dan medida de la crispación que vive el país desde la muerte de Omar Bongo en Barcelona, en junio de 2009, tras 42 años de dominio absoluto sostenido por Francia. Ocurre en otras naciones africanas: la pátina de “estabilidad” solo tapa volcanes en activo.

Doctor en Ciencias Políticas por La Sorbona, Mba Obame, de etnia fang, ocupó diversas carteras ministeriales y formó parte del grupo de jóvenes renovadores junto al primogénito del presidente, Alí Ben Bongo, con quien disputó la jefatura del Estado en las elecciones de 2009, como secretario general de Unión Nacional para la Democracia y el Desarrollo (UNDD). Estos comicios fueron ganados oficialmente por el hijo del mandatario fallecido, aunque informes independientes cuestionaron su limpieza, provocando profundas fallas en la sociedad gabonesa. Población, clase política y documentales –el de Patrick Benquet sobre la françafrique– proclamaron victorioso a Mba Obame, quien se autoinvistió presidente de la República en enero de 2011. Acusado de traición y disuelto su partido, se refugió en la representación de Naciones Unidas, que abandonó un mes después.

En tal clima de tensión extrema enfermó súbitamente. Dada la proliferación de asesinatos políticos y rituales –denunciados por la prensa y organismos internacionales humanitarios–, el diagnóstico de ciática paralizante y derrame cerebral fue atribuido a un envenenamiento, del cual sus partidarios responsabilizaron a las autoridades; en concreto, a un ciudadano gabonés de origen beninés próximo a la cúpula del poder. Desde 2013 peregrinó por clínicas extranjeras, sin hallar remedio a unas dolencias que terminaron con su vida. Crece la indignación ante muertes misteriosas de otros políticos prominentes, como Pierre Mamboundou, líder de Unión del Pueblo Gabonés (UPG), o Francine Rogombé, presidenta interina durante el período de transición.

Mba Obame desaparece en un momento delicado para su país. Al suceder a su padre, arreciaron los rumores –luego sospechas, alimentadas por investigaciones del periodista galo Pierre Peán– de que Alí Ben no es hijo biológico de su padre putativo, sino huérfano adoptado durante la guerra de Biafra. La Constitución impide a inmigrantes naturalizados acceder a la jefatura del Estado. El presidente asegura –pero no documenta– que nació en Brazzaville el 9 de febrero de 1959. Polémica sustanciada en despachos políticos de París y Libreville, hasta que, meses atrás, las disputas por el reparto del cuantioso legado de Omar Bongo llegó a los tribunales franceses. Uno de los 53 acreedores de la fabulosa herencia, su presunta hermanastra, Onaida Maisha Bongo Ondimba, habida de Chantal Myboto –cuyo padre, Zacharie, fue mano derecha de Omar y hoy preside UNDD–, recurrió a la Justicia francesa. La Fiscalía investiga ahora si el Archivo Colonial de Nantes, que custodia los documentos civiles de la antigua África Ecuatorial Francesa, conserva la partida de nacimiento del presidente gabonés. La población está en vilo; la oposición, impaciente: el dictamen convertiría esa querella familiar en asunto político de magnitudes históricas.



Version française

Le Gabon à la croisée des chemins

Jeudi 28 mai 2015

Le 12 Avril, André Mba Obame est mort à Yaoundé (Cameroun). Il était âgé de 52 ans. Des perturbations graves, y compris l'incendie de l'ambassade du Bénin-sont survenues dans la capitale, Libreville, après l’annonce de la mort de celui qui incarnait l'espoir de changement démocratique au Gabon, une mesure de la crispation dans le pays depuis la mort d’Omar Bongo à Barcelone en Juin 2009, après 42 ans de domination absolue, soutenue par la France. Comme cela se passe dans d'autres pays africains: la fine pellicule de «stabilité» ne couvre que des volcans actifs.

Docteur en sciences politiques sortie de la Sorbonne, Mba Obame, d’ethnie Fang, a occupé plusieurs postes ministériels et fut membre du groupe des jeunes Rénovateurs avec le fils aîné du président, Ali Ben Bongo, à qui il s’est opposé lors de l’élection de 2009. Ces élections furent officiellement remportées par le fils du président défunt, bien que des rapports indépendants contestent ce résultat, situation qui provoqua des profonds clivages dans la société gabonaise. Au sein de la population et de la classe politique ; dans des documentaires tels que celui de Patrick Benquet sur la françafrique, nombreux ont proclamé la victoire de Mba Obame, qui s’investit président en Janvier 2011. Accusé de trahison et après la dissolution de son parti, il se réfugia à la représentation de l'ONU, qu’il quitta un mois plus tard.

C’est dans un tel climat de tension extrême qu’il est soudainement tombé malade. Compte tenu de la prolifération des meurtres politiques et rituels, dénoncés par la presse et les organisations internationales humanitaires, le diagnostic d’une sciatique paralysante et d’une dégénérescence du système nerveux central, fut attribué à un empoisonnement, dont ses partisans ont tenu les autorités pour responsables; en particulier, un citoyen gabonais d'origine Béninoise qui arpente les couloirs du pouvoir. A partir de 2013, il a parcouru les cliniques étrangères, sans trouver de remède pour les maux qui ont mis fin à sa vie. Le contexte d’indignation est alimenté par les morts mystérieuses d'autres politiciens de premier plan tels que Pierre Mamboundou, leader de l'Union du Peuple Gabonais (UPG) ou Francine Rogombé, Président par intérim pendant la période de transition.

Mba Obame disparaît à un moment délicat pour son pays. A la succession de son père, des rumeurs ont fait rage, puis des soupçons alimentés par la recherche du journaliste français Pierre Peán, sur le fait que Ben Ali ne soit pas le fils biologique de son père, mais en fait un orphelin adopté au cours de la guerre du Biafra. La Constitution empêche les immigrés naturalisés à accéder à la tête de l'Etat. Le président dit, mais sans présenter de documents, qu’il est né à Brazzaville le 9 février 1959. La controverse a resurgit à Paris et Libreville, ces derniers temps dans le cadre du conflit sur le partage du fabuleux héritage d’Omar Bongo devant les tribunaux Français. Un des 53 héritiers de ce patrimoine fabuleux, une de ses présumées soeurs, Maisha Onaida Bongo Ondimba, fille de Chantal Myboto dont le père, Zacharie, fut proche d’Omar Bongo est qui est désormais membre du parti Union Nationale ; a déposé une requête auprès de la justice française. Le parquet étudie actuellement si les Archives coloniales de Nantes, qui abrite les documents d'état civil de l'ancienne Afrique équatoriale française, contiennent les documents de naissance du président gabonais. La population observe; l’opposition est impatiente : cette querelle pourrait avoir des ramifications historiques.

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