WHEN REPRESSION GALVANIZES RESISTANCE. QUAND LA REPRESSION GALVANISE LA RÉSISTANCE

Jean de Dieu Ndoutoum Eyi (photo: Gabonreview)




English Version

Some compatriots have just dealt with acts of repression and intimidation that have drawn the attention of internal and external observers; these are the recent acts of violence and deprivation of liberty suffered by the activists Annie Léa Méyé, Georgette Toussaint and journalist Jean de Dieu Ndoutoum Eyi. In these cases, hysterically, Ali Bongo repressive forces entered the homes of these citizens, who should have all their rights, and engaged in physical and moral abuse in the process of arresting them, in violation of all legal provisions; as neither mandate nor charges were produced to justify their arrests. Obviously, the regime believes it can invade the homes of citizens it finds inconvenient and arrest them to cause them to give up. But in this case, these unjustly incarcerated individuals have announced that the arrests have sharpened even more their determination to be themselves and do what they feel is their respective mission.

In reality, dear readers, the arrests of these compatriots are only the expression of the regime’s campaign against activist and citizen dissent and journalistic truth, which the regime has never accepted in Gabon to begin with. The regime wants an end in more or less long term, to those citizens who dare to hold them accountable and dare to inform the people of what is happening at the top of the State. So the repression is immediate. We are witnessing a hardening of the deprivation of fundamental freedoms; the regime organizes police raids on the homes of targeted people with searches and police custody that drag on, simply because the regime considers the views of those citizens too inquisitives.

Charges of "membership in arsonists groups were brought against Annie Lea Meye and Georgette Toussaint, with no material element neither brought nor demonstrated. Moreover, the regime asked the journalist Jean de Dieu Ndoutoum Eyi to reveal his sources, a practice contrary to the profession’s ethics. These new offenses with very vague content have led to a confused judiciary process that even those in support of the regime could not justify; which led to the relaxation of the accused. This form of repression against activists and journalists who do not stroking the regime, is in reality intended to make them bend under the yoke of the dictatorship.

There are two ways for a dictatorship to subjugate people: repression and cooptation. In the present case, cooptation has failed because the people against whom the regime is acting have already spoken out publicly about their rejection of that regime. The regime only has the first option at its disposal, repression. So we witness repression by the Ali Bongo’s regime gaining steam. But contrary to the expectations of the regime, the adversity it imposes on the free Gabonese people, induced in them a burst of pride that strengthens before the attacks of the regime. Instead of disarming the free Gabonese people, repression in Gabon is failing as it has desperately failed elsewhere for centuries. The more the regime represses, the more Gabonese people become determined to resist it by first raising their awareness and then taking responsibility for their citizenship, for themselves and for their community.

The Ali Bongo’s regime is still trying to promote the single thought principle; just because they believe that to be the best way to serve their lust for power and to perpetuate themselves at the helm. But single thought and repression that result, actually reflect the fear, anguish, of the regime towards free Gabonese. But repression and single thought, cannot effectively prevent for long, the determination of people, their ability to break free. The Ali Bongo’s regime forgets that:

- That the Gabonese people are not necessarily at their service.
- That the Gabonese people are not their subjects.
- That what directs a human being, is not threats or fear, but their conscience.
- That when people are violated, sooner or later, they revolt.
- That when people are violated, sooner or later, they break down those who think of themselves as powerful!

Ali Bongo regime is based on nothing at all; it cracks every day before our eyes. In the near future, it will be completely annihilated by a people galvanized by the repression imposed on them.



Version française

Des compatriotes viennent de faire face à des actes de répression et intimidations qui ont largement attiré l’attention des observateurs aussi internes qu’externes à notre pays ; il s’agit des récents actes de violence et de privation de liberté dont ont été victimes les activistes Annie Léa Méyé, Georgette Toussaint et le journaliste Jean de Dieu Ndoutoum Eyi. Dans ces cas, de manière hystérique, les forces de répression d’Ali Bongo se sont introduites dans les domiciles respectifs de ces citoyens, jouissant de tous leurs droits, et se sont livrés à des brutalités physiques et morales dans la procédure d’arrestation en violation avec toutes les dispositions légales, car aucun mandat, ni chef d’accusation n’ont été produits pour justifier ces arrestations. De toute évidence, le régime estime qu’il peut s’introduire chez les citoyens qu’il trouve embêtant et les arrêter afin de les faire plier. Mais dans le présent cas, les personnes injustement incarcérées annoncent que les arrestations ont encore plus affuté leur détermination à rester elles-mêmes et à faire ce qu’elles estiment être leurs missions respectives.

En réalité, chers lecteurs, les arrestations de ces compatriotes ne sont que l’expression d’une campagne du régime contre la dissidence activiste et citoyenne et la vérité journalistique, dont le régime n’a jamais accepté l’enracinement au Gabon. Le régime veut donc en finir, à plus ou moins long terme, avec ces citoyens qui osent lui demander des comptes et qui osent informer le peuple de ce qui se passerait au sommet de l’Etat. Alors, la répression ne se fait pas attendre. On assiste à un durcissement en matière de privation des libertés fondamentales; le régime organise des véritables rafles policières aux domiciles des gens ciblés, avec des perquisitions et des gardes à vue qui s’éternisent, tout simplement parce que le régime juge les opinions de ces citoyens trop inquisitives.

Des accusations « d’appartenance à des groupes de pyromanes » ont été portées à l’encontre d’Annie Léa Méyé et Georgette Toussaint, sans qu’aucun élément matériel ne soit ni apporté, ni démontré. Par ailleurs, le régime a demandé au journaliste Jean de Dieu Ndoutoum Eyi de lui révéler ses sources d’information, une pratique contraire à la déontologie du métier. Ces nouvelles infractions au contenu très flou ont conduit à un emballement judiciaire que même les tenants du pouvoir ne pouvaient justifier; ce qui a conduit à la relaxation des prévenus. Cette forme de répression qui touche les activistes et journalistes ne caressant pas le pouvoir dans le sens du poil, ne vise en réalité qu’à faire plier ces derniers sous le joug de la dictature.

Il y a deux manières pour une dictature, d’asservir les gens : la répression et la cooptation. Dans le cas présent, la cooptation a échoué car les personnes concernées ont déjà fait publiquement état de leur rejet du régime. Il ne reste plus au régime que la première option, la répression. Nous observons donc la répression du régime Ali Bongo gagner en démesure. Mais contrairement aux attentes du régime, l’adversité qu’il impose au Gabonais libres, induit en ces derniers un sursaut d’orgueil qui les renforce devant les agressions du régime. Au lieu de désarmer les Gabonais libres, la répression au Gabon est en train d’échouer comme elle a désespérément échoué partout ailleurs pendant des siècles. Plus le régime réprime, plus nombreux sont les Gabonais déterminés à lui résister en libérant d’abord leur conscience et en prenant leur responsabilité de citoyens, pour eux-mêmes et pour leur communauté.

Le régime Ali Bongo en est encore à promouvoir la pensée unique, simplement parce qu’il estime que c’est le meilleur moyen de servir sa soif de puissance et de se pérenniser. Mais la pensée unique et la répression qui en résultent, reflètent en fait la peur, l'angoisse, du régime envers les Gabonais libres. Mais la répression et la pensée unique, ne peuvent s'opposer efficacement pendant longtemps, à la détermination de l'homme, à sa capacité de se libérer. Le régime Ali Bongo oublie que :

- que les Gabonais ne sont pas nécessairement son service.
- que les Gabonais ne sont pas ses sujets.
- que, ce qui dirige un être humain, ce n'est pas des menaces ou la peur, mais sa conscience.
- que lorsqu'on ne respecte pas les humains, tôt ou tard, ceux-ci se révoltent.
- que lorsqu'on ne respecte pas les humains, tôt ou tard, ceux-ci font tomber ceux qui se croient puissants !

Le régime Ali Bongo ne repose sur rien du tout ; il se fissure tous les jours sous nos yeux. Dans un futur proche, il sera complètement anéanti par un peuple galvanisé par la répression qu’il lui impose.

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