IT'S BEEN SEVERAL DAYS THAT NO ONE DARES TO ANSWER US! ÇA FAIT PLUSIEURS JOURS QUE PERSONNE N’OSE NOUS RÉPONDRE!
English version
The detention of Sylvia and Noureddin Bongo has been converted to house
arrest. We have asked the relevant authorities to clarify this decision. We
asked if this conversion was a 'fait du prince' (act of the prince) or a
judicial act. To this day, no one has provided us with an answer. Among the
whole crowd of 'kounabelists' surrounding C'BON, no one offers us any
clarification.
Any first-year law student will tell you that a judicial act is a tool
serving the course of justice, while a 'fait du prince' is an event external to
the administrative contract that binds the judicial authority and the
litigants, that is, us, the people. Therefore, a judicial act and a 'fait du
prince' are two distinct notions that refer to actions or events with different
legal consequences.
In a country with a judicial system independent of political power, any
judicial act is carried out within a well-defined and codified procedure. This
act generally originates from the parties (plaintiff, defendant), legal
auxiliaries (lawyer, bailiff, notary in certain cases), or jurisdictional
bodies (judges, clerks, etc.). The main objective of a judicial act is to
initiate, advance, establish, or terminate a judicial procedure. It aims to
produce specific legal effects within a dispute or legal process. Examples
include: summons to court, lawyer's submissions, service of a court decision by
a bailiff, court minutes, judgment, ruling. Judicial acts are subject to strict
rules of form and procedure, defined by procedural codes (civil, criminal,
administrative). Their validity and effects depend on compliance with these
rules.
In the Republic, a 'fait du prince' is a measure taken by a public
authority (government, administration) acting outside its normal role; it is
therefore a judicial exception. It is an administrative decision that impacts
the enforcement of administrative, common, or criminal law. A 'fait du prince'
cuts short any normal procedure and annuls legal decisions. For example, when
the President exercises his right of clemency or pardon, he acts by 'fait du
prince.'
In a democracy, the exercise of a 'fait du prince' must be rare and
motivated by legitimate considerations, to avoid any perception of
arbitrariness. If its use becomes frequent or unjustified, it could indeed
raise questions about respect for the principles of equality before the law and
separation of powers, and could then be perceived, in a broader and political
sense, as a form of 'princely' action incompatible with democratic ideals.
So that the Gabonese people are no longer considered a doormat on which
the power wipes its feet, we ask again: what judicial act underlies the
conversion of Sylvia and Noureddin Bongo's detention to house arrest?
Gentlemen and ladies Oliguists, it is on these types of questions that
we await you. Come and explain the law to us, since we are too stupid!
Version française
La détention de Sylvia et
Noureddin Bongo a été reconvertie en résidence surveillée. Nous avons demandé à
qui de droit de nous éclairer sur cette décision. Nous avons demandé si cette
conversion était un fait du prince ou un acte judiciaire. Jusqu’aujourd’hui, personne
ne nous a apporté la réponse. De toute la kyrielle de kounabelistes entourant C’BON,
personne ne nous propose un éclairage.
Tout étudiant de première année
de droit vous dira qu’un acte judiciaire est un outil au service du déroulement
de la justice ; alors que le fait du prince est un événement extérieur au
contrat administratif qui lie l’autorité judiciaire et les justiciables, c’est-à-dire
nous le peuple. Par conséquent, un acte judiciaire et un fait du prince sont
deux notions distinctes qui se réfèrent à des actions ou des événements ayant
des conséquences juridiques différentes.
Dans un pays ayant un système
judiciaire indépendant du pouvoir politique, tout acte judiciaire est accompli
dans le cadre d'une procédure bien définie et codifiée. Cet acte émane
généralement des parties (demanderesse, défenderesse), des auxiliaires de
justice (avocat, huissier de justice, notaire dans certains cas), ou des
organes juridictionnels (juges, greffiers etc). L'objectif principal d'un acte
judiciaire est de déclencher, de faire progresser, de constater ou de mettre
fin à une procédure judiciaire. Il vise à produire des effets de droit
spécifiques dans le cadre d'un litige ou d'une démarche juridique. Par exemples
: assignation en justice, conclusions d'avocat, signification d'une décision de
justice par un huissier, procès-verbal d'audience, jugement, arrêt. Les actes
judiciaires sont soumis à des règles de forme et de procédure strictes,
définies par les codes de procédure (civil, pénal, administratif). Leur
validité et leurs effets dépendent du respect de ces règles.
En République, le fait du
prince est une mesure prise par une autorité publique (gouvernement,
administration) agissant en dehors de son rôle normal ; c’est donc une
exception judiciaire. Il s'agit d'une décision administrative qui impacte
l'exécution du droit administratif, commun, ou pénal. Le fait du prince coupe
court toute procédure normale et annule des décisions de droit. Par exemple,
lorsque le Président use de son droit de clémence ou de grâce, il agit par le
fait du prince.
En démocratie, l'exercice du
fait du prince doit être rare et motivé par des considérations légitimes, pour
éviter toute perception d'arbitraire. Si son usage devenait fréquent ou
injustifié, cela pourrait effectivement soulever des questions quant au respect
des principes d'égalité devant la loi et de séparation des pouvoirs, et
pourrait alors être perçu, dans un sens plus large et politique, comme une
forme d'action "princière" peu compatible avec les idéaux
démocratiques.
Pour que le peuple Gabonais
ne soit plus considéré comme une serpillère sur laquelle le pouvoir s’essuie les
pieds, nous posons encore la question de savoir quel acte judiciaire sous-tend
la conversion de la détention de Sylvia et Noureddin Bongo en résidence surveillée ?
Messieurs et mesdames les
Oliguistes, c’est sur ce type de questions que l’on vous attend. Venez nous
expliquer le droit, vu que nous sommes trop bêtes !

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