MR. REGIS ONANGA-NDIAYE, IT WOULD SEEM THAT YOU HAVE NOT READ TALLEYRAND AND CHURCHILL! MONSIEUR REGIS ONANGA-NDIAYE, IL SEMBLERAIT QUE N’AYEZ PAS LU TALLEYRAND ET CHURCHILL !
English version
In his presentation before the Senate, the Minister of Foreign Affairs,
Régis Onanga-Ndiaye, recounted the event you can see in the images above. This
blog is very concerned to note that the Gabonese minister presented the embrace
of his Equatoguinean counterpart as a sign of sincerity for a fair negotiated
solution. However, Talleyrand, often considered the father of modern French
diplomacy, and Winston Churchill, the former British Prime Minister, both
advised in their memoirs that diplomats should always be magnanimous towards an
adversary they have just defeated.
Talleyrand is undeniably the most influential French diplomat of all
time. His keen intellect, pragmatism, and ability to defend France's interests,
even in the most unfavorable situations, are widely recognized. It was he who
conceived the idea that France's permanent interests should take precedence
over ideologies or political regimes. He was a brilliant practitioner of
"Realpolitik" (realistic politics), prioritizing concrete results and
the balance of power over moral principles. His methods, persuasive ability,
and vision of the diplomat's role advocated that the more severely one had
defeated an adversary, the more respectful and friendly one should be towards
them. This is because the defeated party had to accept their humiliating
condition as a loser, and this was easier if they believed they were respected.
Winston Churchill, for his part, in his memoirs, advised England to
adopt a diplomatic posture following this adage: "In victory,
magnanimity."
This quote from Churchill is enshrined in his monumental six-volume
work, "The Second World War," published between 1948 and 1953, which
summarizes his philosophy and the principles he considered essential for the
conduct of conflicts.
The meaning of this quote is that after achieving a victory, especially
an overwhelming one, it is crucial to demonstrate kindness of soul, generosity,
and clemency towards the vanquished. For Churchill, a lasting peace could only
be built on some form of reconciliation and mutual respect, which should be
offered to the defeated. Therefore, the defeated enemy should not be excessively
humiliated to allow for their reintegration into the global or regional order
and to avoid resentment that could lead to new hostilities.
It therefore seems that after the dominance of Equatoguinean legal
experts over their Gabonese counterparts, it is now the turn of their Minister
of Foreign Affairs to subject his Gabonese colleague to the treatment of
psychological preparation for accepting defeat.
Version française
Dans sa présentation devant
le Sénat, le ministre des Affaires étrangères, Régis Onanga-Ndiaye, a relaté le
fait que vous pouvez lire dans les images ci-dessus. Ce blog est très préoccupé
de constater que le ministre gabonais présentait l'embrassade de son homologue
équato-guinéen comme une marque de sincérité pour une solution négociée
équitable. Or, Talleyrand, souvent considéré comme le père de la diplomatie
française moderne, et Winston Churchill, l'ancien Premier ministre anglais, ont
tous deux, dans leurs mémoires, conseillé aux diplomates de se montrer toujours
magnanimes envers un adversaire que l'on vient de vaincre.
Talleyrand est
incontestablement le diplomate français le plus influent de tous les temps. Sa
finesse d'esprit, son pragmatisme et son habileté à défendre les intérêts de la
France, même dans les situations les plus défavorables, lui sont généralement
reconnus. C'est lui qui a conçu l'idée que les intérêts permanents de la France
devaient primer sur les idéologies ou les régimes politiques. Il était un
praticien brillant de la "Realpolitik" (politique réaliste),
privilégiant les résultats concrets et l'équilibre des pouvoirs plutôt que les
principes moraux. Ses méthodes, sa capacité de persuasion et sa vision du rôle
du diplomate préconisaient que plus on avait sévèrement vaincu son adversaire,
plus on devait se montrer respectueux et amical à son égard. Cela s'explique
par le fait que le vaincu devait accepter sa condition humiliante de perdant,
et c'était plus facile s'il pensait que vous le respectiez.
Winston Churchill, quant à
lui, dans ses mémoires, conseillait à l'Angleterre une posture diplomatique
suivant cet adage : "Dans la victoire, la magnanimité."
Cette citation de Churchill
est tirée de sa monumentale œuvre en six volumes, "La Seconde Guerre
mondiale", publiée entre 1948 et 1953, qui résume sa philosophie et les
principes qu'il considérait essentiels pour la conduite des conflits.
Le sens de cette citation
est qu'après avoir remporté une victoire, surtout une victoire écrasante, il
est crucial de faire preuve de grandeur d'âme, de générosité et de clémence
envers le vaincu. Pour Churchill, une paix durable ne pouvait être construite
que sur une certaine forme de réconciliation et de respect mutuel, que l'on
devait offrir au vaincu. Il ne fallait donc pas humilier excessivement l'ennemi
vaincu pour permettre sa réintégration dans l'ordre mondial ou régional et
éviter un ressentiment qui mènerait à de nouvelles hostilités.
Il semble donc qu'après la
domination des juristes équato-guinéens sur leurs homologues gabonais, c'est au
tour de leur ministre des Affaires étrangères de soumettre son collègue
gabonais au traitement d'une préparation psychologique d'acceptation de la défaite.


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