HAS REASON REACHED HER TWILIGHT IN GABON? LA RAISON EST-ELLE Á SON CRÉPUSCULE AU GABON?








English version


Are we all mad? Do we all walk on our heads? Is reason now in its twilight in Gabon? How can we all have one foot in misery, and ignore it with the certainty of a Judas? How can we reconcile the contradictory reality of the brutal misery of Gabonese people, with the explosive and expensive hedonism of those who govern us? How can one know that their relatives live in poverty and soberly in neighborhoods which have the misfortune to collect 90% of the populace, and think that a pseudo carnival with imported expensive fairies from Brazil, would affect the economy in a sense that goes in the direction of improving the living conditions of the Gabonese people. How can you have a brain that works and think that the carnival would drain tourists en masse to Libreville? How can we fail to notice that a tourist wanting to pleasure himself between the thighs of a Brazilian will go for his sex tourism to Rio de Janeiro, Sao Paulo or Salvador de Bahia, instead of coming to Gabon? Have we all become crazy?

As Roman emperors understood it with their circuses, amusement of the masses is an essential ingredient for better comfort, support and best consulate the people so they accept their oppression as a fatality, a fate, an inevitable and deserved condition that could have been much worse without charitable leaders who are so endearing that they allow them to admire the priceless rears of beautiful Brazilians who anyway, were in well paid romps in the wealthy neighborhoods of Libreville, away from the misery that is yet so close! How could a country that has capable people, scholars, and thinkers, fall so low? In a country man (human being) is the basis of all development; when man is defeated, the country is finished. Contrary to what many Gabonese pseudo-thinkers think, it is neither mineral wealth nor size of a country or its population, which make a country great; the greatness of a country is proportional to the quality of its population. Great people end up having great countries. The concept of small countries or countries with poor undergrounds, are totally abstract! In Africa, to take an example close to us, Mauritius and Seychelles, which lack natural resources, have a GDP higher than that of the vast Congo which is yet a "geological scandal" with its iron, gold , manganese, tin, etc., and its 50 million inhabitants. In Asia, Singapore is more developed than Cambodia or Laos. What matters, therefore, is not the size of a country, or the number of its inhabitants, but the collective will to invent a way of life and governance suitable to the geographic, natural, economic and political conditions in which one finds himself. For this, we need imaginative and dedicated elites to the cause of their people and not to their predations and enjoyments. But, unfortunately, in Gabon, the folks in power do not possess any of these qualities, all they do is to indulge in excessive enjoyment, they want to be eternal.

The image of the Gabonese outrageously hedonistic should disappear. But this image fits so well to the present rulers of Gabon that a serious country could not be conceivable with them at the helm. The free spirits of this country should take the lead, starting by putting forward a strait talk; nasty talk to some, when it comes to denounce the abuses of those in power. Faced with pperformances like the one we had last weekend, free Gabonese citizens should be unable to hold the truth in leash. The thinking Gabonese citizens we must do everything to finally stop to be regarded as one of "these people governed for 45 years by the Bongos." The thinking Gabonese people must know that it would be a badge of honor to be known as embittered among the embittered when they vociferate against the most hackneyed clichés, folklorism that the hedonists who govern us want to paste on all of Gabon.

It is said that the thinker must live in symbiosis with the people, providing to the people know how which will help them to make progress; and the people requiring the thinkers to examine current issues and provide an exit process. The Gabonese thinkers have a huge, priceless social debt to the poor and the excluded. Ignorant is he who thinks that the people are ignorant, because the people know many things, having discovered a thousand ways to live and survive under a regime that is adverse to them. Must the Gabonese thinkers lead the way and the people will do the rest.




Version française


Sommes-nous tous devenus fous? Marchons nous tous désormais sur la tête? La raison est-elle désormais crépusculaire au Gabon? Comment peut-on avoir, tous autant que nous sommes, un pied dans la misère, et feindre de l'ignorer avec la certitude d'un judas? Comment peut-on réconcilier la réalité contradictoire de la misère brutale des gabonais, avec la jouissance explosive et dispendieuse de ceux qui les gouvernent? Comment peut-on savoir que ses proches vivent pauvrement et sobrement dans les quartiers ayant le malheur de rassembler 90% de la populace, et penser qu'un pseudo carnaval ayant importé à prix d'or des fées venues du Brésil, aura des répercussions économiques qui iront dans le sens d'une amélioration des conditions de vie des Gabonais. Comment peut-on avoir une cervelle qui fonctionne et penser que le carnaval de Libreville drainerait des touristes en masse vers le Gabon? Comment peut-on manquer de remarquer qu'un touriste voulant s'éclater entre les cuisses d'une brésilienne ira faire son tourisme sexuel à Rio de Janeiro, à Sao Paulo ou à Salvador de Bahia, au lieu de faire le détour du Gabon. Sommes-nous devenus tous fous?

Comme l'avaient compris les empereurs romains avec leur jeux du cirque, l'amusement des masses est un ingrédient essentiel pour mieux les réconforter, les accompagner et mieux encore les consoler de façon à ce qu'elles acceptent leur oppression comme une fatalité, un sort, une condition inévitable et méritée qui serait bien pire sans la bienfaisance de dirigeants si attachants qu'ils leur font admirer les postérieurs hors de leur portée de belles brésiliennes qui de toute façon ont subies la culbute bien rémunérée dans les quartiers cossus de Libreville, loin de la misère qui pourtant reste si proche! Comment un pays qui a des gens capables, des érudits, des penseurs, peut-il être tombé si bas? Dans un pays, l'homme (l'être humain) est la base de tout développement; quand l'homme est défait, le pays est fini. Contrairement a ce que pensent beaucoup de pseudo-penseurs gabonais, ce ne sont ni les richesses minières et minéralières, ni la taille du pays ou de sa population, qui font la grandeur d'un pays; la grandeur d'un pays est proportionnelle à la qualité de sa population. Les grands peuples finissent par avoir des grands pays. La notion de petit pays ou pays au sous sol pauvre, sont totalement abstraites! En Afrique, pour prendre un exemple qui nous est proche, l'île Maurice et les Seychelles, dépourvues de ressources naturelles, ont un PIB supérieur à celui de l'immense Congo qui est pourtant un « scandale géologique » avec son fer, son or, son manganèse, son étain, etc., et ses 50 millions d'habitants. En Asie, Singapour est plus développée que le Cambodge ou le Laos. Ce qui compte donc, ce n'est pas la taille d'un pays, ni le nombre de ses habitants, mais la volonté collective d'inventer un mode de vie et de gouvernance adapté aux conditions géographiques, naturelles, économiques et politiques dans lesquelles on se trouve. Pour cela, il faut des élites imaginatives et dévouées à la cause de leur peuple et non a leurs prédations et jouissances. Or, malheureusement, au Gabon, les gouvernants ne possèdent aucune de ces qualités, se complaisant dans la jouissance à outrance qu'ils veulent éternelle.

L'image du Gabonais outrancièrement jouisseur doit disparaitre. Mais cette image colle si bien aux gouvernants actuels qu'un Gabon sérieux ne pourrait être concevable avec eux à la barre. Les esprits libres de ce pays doivent en prendre les rennes, en commençant par mettre de l'avant un parler-franc, un parler méchant diront certains, quand il s'agit de dénoncer les dérives du pouvoir. Devant des performances comme celle dont nous avons été gratifiés le weekend dernier, le citoyen gabonais libre devrait être incapable de tenir sa vérité en laisse. Le gabonais pensant doit tout faire pour qu'on arrête enfin de le regarder a travers le folklorique de "ces gens dirigés depuis 45 ans par les Bongo". Les gabonais pensants doivent savoir que ce serait un badge d'honneur de passer pour être aigri de chez les aigris, quand ils vociféreront contre les clichés les plus éculés, le folklorisme le plus terre à terre que les jouisseurs qui gouvernent le Gabon veulent nous coller à tous.

On dit que le penseur doit vivre en symbiose avec le peuple, lui repassant à ce peuple un savoir qui l’aide à cheminer et le peuple obligeant le penseur à examiner les problèmes actuels et à offrir un processus de sortie. Les penseurs gabonais ont une dette sociale énorme, impayable, envers les pauvres et les exclus. Ignorant est celui qui imagine que le peuple est ignorant, car le peuple sait beaucoup de choses, ayant découvert mille et une façons de vivre et de survivre sous un régime qui lui est adverse. Que les gabonais pensant montre la voie et le peuple fera le reste.

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