THE SCANDAL IN EDUCATION: MORE THAN 3000 CROWDED CLASSROOMS. LE SCANDALE DE L'EDUCATION: PLUS DE 3000 SALLES DE CLASSES ONT DES SUREFFECTIFS






English version


During the negotiations between the teachers' union, CONASYSED, and the regime, it appeared that in Gabon, there are over 3000 overcrowded classrooms, meaning with more than 35 students per class, the threshold recognized by educators as the mark beyond which it becomes difficult to administer courses under appropriate conditions. Dear readers, over 3000 classrooms! The actual number is not known because in Gabon statistics are never updated, but everyone agrees on the minimum of 3000. What is the plan to remedy this situation? There is no dynamic of construction of new schools; yet, billions are included in the Finance Act for financing the construction of golf courses and Richard Attias is preparing to again pick up his billions by organizing next June, another useless forum. The country has its priorities in order!

1. The challenge of overcrowded classrooms

Overcrowding undermines the Gabonese education system so much that several tricks have been attempted. They have tried a shift system, more commonly known as part time system. In this system, half the children learn in the morning and come home at lunchtime, while the other attends classes in the afternoon. But that did not really solve the problem, because overcrowding remained with classes of 100 students being divided into 2 halves of 50 in the morning and 50 in the afternoon. The shift system is also a problem for teachers and administrative staff of the school; because the programs cannot be completed as the children are in class for only 50% of the time, which is insufficient to cover all programs. Because of this overcrowding, it is difficult to improve the quality of teaching and implement the curriculum effectively. This causes difficulties for both teachers and students, because when the teachers slow the pace of the class, it has a huge impact on the progress of the programs course and therefore on the teaching.

2. A How much would the solution to this problem cost?

The World Bank sets the cost for the construction of a classroom at 16 million FCFA. If we take the average number of students per classroom in Gabon to be 70 students (a figure certainly an understatement), with 50 billion FCFA more than 3000 new classrooms could be built. This will result in reducing the average class size at more reasonable number of 35 students per class. This 50 billion is less that what the price of the Pozzo Di Borgo mansion bought by Ali Bongo for 65 billion FCFA. It is likely that for Ali Bongo, Gabonese students sitting by groups of four on benches designed for two, are not a priority deserving a serious investment for immediate remedy. The crap Richard Attias offers is more important and more urgent.

For serious people, teachers and scientists of education, the situation in Gabon is totally at odds with pedagogical principles. In a normal school environment, an instructor teaching courses, must circulate around the classroom to ensure that students receive their message well. But the classrooms have become real sardine cans in Gabon where are parked the poor students who are being told that they would be living in an emerging country by 2025. We would have gladly not have to deal with this tragic lie, because overcrowding is the basis of the failure and dropout rates observed in Gabon.

So goes the Gabon



Version française


Lors des négociations entre le syndicat des enseignants, CONASYSED, et le régime, il est apparu qu'au Gabon, il existerait plus de 3000 salles de classe au Gabon aux effectifs pléthoriques, c'est-à-dire de plus de 35 élèves par classe, le seuil reconnu par les pédagogues comme étant celui au delà duquel il devient difficile d'administrer les cours dans des conditions adéquates. Chers lecteurs, plus de 3000 salles de classe! Le véritable nombre n'est pas connu car au Gabon les statistiques ne sont jamais à jour; mais tout le monde s'accorde sur le minimum de 3000. Que fait le régime pour remédier à cette situation? Il n'y a aucune dynamique de construction de nouvelles écoles, mais par contre des milliards sont inscrits dans la loi des finances pour le financement de construction de parcours de golf et Richard Attias se prépare à venir encore ramasser ses milliards en organisant en Juin prochain un autre forum bidon. Le pays a ses priorités dans le bon ordre!

1. Le défi des classes surpeuplées

Les effectifs pléthoriques minent tellement le système éducatif gabonais que plusieurs parades ont été tentées. On a essayé un système de classes alternées, plus communément appelé système à mi-temps. Dans ce système, une moitié des enfants apprend le matin et rentre à la maison à l’heure du déjeuner, tandis que l'autre assiste aux cours dans l'après midi. Mais cela n’a pas vraiment résolu le problème, car les effectifs restaient pléthoriques avec des classes de 100 élèves se faisant la mi-temps à raison de 50 le matin et 50 l'après midi. Ce système de classes alternées représente aussi un problème pour les enseignants et le personnel administratif de l’école, car les programmes ne peuvent être terminés car les enfants ne sont en classe que 50% du temps nécessaire, ce qui est insuffisant pour parcourir tous les programmes. A cause de ces classes aux effectifs surpeuplés, il est difficile d’améliorer la qualité de l’enseignement et de mettre en œuvre des programmes scolaires efficaces. Ceci cause des difficultés à la fois aux enseignants et aux élèves, car quand l’enseignant ralentit le rythme de la classe, cela a un impact énorme sur la progression des cours et donc des enseignements.

2 A combien s'élèverait le cout de la solution à ce problème?

La banque mondiale fixe à 16 millions FCFA le coût d’une salle de classe. Si on prend la moyenne des effectifs au Gabon à 70 élèves par classe (un chiffre certainement en dessous de la réalité), avec 50 milliards FCFA, on construirait plus de 3000 nouvelles salles de classe. Ce qui aura pour conséquence de ramener la moyenne des élèves par classe au chiffre plus raisonnable de 35 élèves par classe. 50 milliards, c'est moins qu'a couté l'hôtel particulier Pozzo Di Borgo acheté par Ali Bongo pour 65 milliards de FCFA. Vraisemblablement, pour Ali Bongo, les élèves gabonais assis à quatre sur des bancs conçus pour deux, ne constituent pas une priorité méritant un sérieux investissement en vue de remédiassions immédiates. Les conneries que proposent Richard Attias sont plus importantes et plus urgente.

Pour les gens sérieux, les enseignants et spécialistes en sciences de l'éducation, la situation au Gabon est en rupture totale avec les principes pédagogiques. Dans un environnement scolaire normal, un enseignant dispensant ses cours, doit pouvoir circuler dans la salle pour s'assurer que les élèves reçoivent bien son message. Mais les salles de classe du Gabon sont devenues de véritables boîtes de conserves où se serrent les pauvres élèves à qui on dit qu'ils vivront dans un pays émergent en 2025. On se serait volontiers passé de ce mensonge tragique, vu que les effectifs pléthoriques sont à la base de l'échec et des déperditions scolaires observés au Gabon.

Ainsi va le Gabon

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